mardi 3 janvier 2012

Malek Sibali, auteur de "l’islam sacrée violence" : le jihad guide la vie quotidienne des musulmans

En exclusivité pour Riposte Laïque, Nancy VERDIER relate l’entretien qu’elle a eu avec l’islamologue Malek SIBALI à propos de son livre : l’Islam, sacrée violence, paru aux Éditions de Paris. 2011 – www.editions-de-paris.fr - 10 €

Riposte Laïque : M. Sibali, vous venez de publier aux Éditions de Paris un livre intitulé « L’Islam sacrée violence ». Ne voyez-vous pas que c’est un titre choc qui condamne radicalement une croyance à laquelle plus d’un milliard de personnes dans le monde s’attachent ?

Malek Sibali : A mon avis, ce titre choque davantage les non musulmans qui ignorent totalement la vérité de l’islam, mais pas les musulmans qui sanctifient la violence et cherchent à l’occulter par tous les moyens. Les musulmans se trouvent en permanence obsédés par la guerre sainte qu’ils appellent le jihad dans la voie d’Allah. Ce jihad fait partie intégrante de leur croyance, de leur comportement comme de leur vie quotidienne. Pour cette raison, j’ai pensé, en élaborant cette anthologie, aux non musulmans, afin de leur montrer, en se référant aux textes fondateurs, le caractère sacré de la violence en islam, et par conséquent, le grand danger que représente cette croyance pour l’humanité toute entière.

Riposte Laïque : Effectivement, vous ajoutez comme sous-titre : Textes fondateurs. Quelle est la nature ou la source de ces textes que vous avez compilés ?

Malek Sibali : De prime abord, soyons clair. Je n’ai rien inventé ni ajouté. J’ai uniquement puisé dans les textes les plus sacrés de l’islam. Ces textes viennent de trois sources fondamentales et constitutives de cette croyance. D’abord, du Coran que les musulmans considèrent comme leur unique constitution, donc un livre dont le contenu demeure pour eux sacré voire intouchable, ensuite, des hadiths qui, selon les doctes de l’islam, complètent le Coran, et leur sacralité équivaut à celle du Coran. Enfin, j’ai puisé dans la biographie de Mahomet, le « beau modèle » des musulmans, qui a instauré le jihad, donc la violence. Donc, aucun musulman ne peut nier que ces trois sources ne constituent pas le socle fondamental de l’islam.

Riposte Laïque : Dans une première partie, intitulée, La violence dans le Coran, vous compilez donc des citations du Coran qui parlent de la guerre, des combats, etc. Y a-t-il effectivement une conception claire et structurée qui se dégage de ces textes ?

Malek Sibali : Sachez d’abord que la vulgate actuelle du Coran ne respecte aucun ordre logique ni chronologique ni thématique. Sachez aussi qu’il s’agit, par conséquent, d’un livre truffé de contradictions, de généralités floues, d’erreurs linguistiques, de versets insignifiants et d’absurdités littérales. Les chercheurs étaient autrefois forcés de fouiner le Coran, verset par verset afin d’identifier les thèmes évoqués et répartis en différentes sourates de ce livre et expliquer par la suite les contours d’un sujet. A travers des versets éparpillés dans différentes sourates, il n’est pas si aisé d’apercevoir une conception structurée relative à une question. Heureusement l’informatique moderne nous facilite cette tâche. Ce qui est compilé ici ce sont les versets qui parlent de la violence, du jihad ou de la guerre. Ils sont classés judicieusement en fonction de leur finalité. On y trouve par exemple des versets qui considèrent la guerre comme un devoir qui incombe à tout musulman, d’autres qui en exonèrent les malades, les handicapés et les pauvres de ce devoir ou qui stigmatisent les lâches, les méchants et les hypocrites qui cherchent à échapper à ce devoir. Donc, l’ensemble de ces versets permet de mettre en évidence de façon claire et simple la sacralité de la violence. Les prédicateurs musulmans les utilisent en permanence dans leurs prêches pour inciter leurs adeptes au djihad comme pour justifier le terrorisme islamique.

Riposte Laïque : Dans cette partie vous citez des versets qui préconisent que le dieu des musulmans, Allah, fait, lui aussi, la guerre avec les croyants. N’y trouvez-vous pas que c’est une aberration, un blasphème. Comment expliquez-vous cela ?

M. Sibali : Ce n’est pas seulement une aberration, c’est une hérésie, et même une insulte impardonnable à l’encontre d’un dieu à qui on attribue la clémence et la miséricorde. Est-ce que c’est le même dieu, qualifié de clément et miséricordieux qui peut dire dans le Coran (8,12-13) : Affermissez les croyants. Je me charge de jeter la terreur dans le coeur des mécréants. Frappez leur cou et leurs doigts…

Effectivement, c’est là où se manifestent les conceptions contradictoires dans les enseignements de l’islam. Plus de vingt versets dans le Coran, compilés dans cette partie, évoquent Allah comme un dieu guerrier, belliqueux, terroriste, sanguinaire, sadique, un dieu qui aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour sa cause, qu’il se tient auprès des moudjahidin et envoie à leur secours cinq mille de ses anges bien équipés, qu’il se charge de jeter la terreur dans les cœurs des mécréants, qu’il donne la permission à ses combattants d’anéantir ses ennemis, etc. En effet, tout être humain, croyant ou incroyant, a le droit de s’interroger quant à la nature de ce dieu prétendu tantôt clément et miséricordieux et tantôt vengeur, humiliateur, meurtrier ? Pédagogues et psychologues conviennent tous qu’une telle conception de ce dieu ne peut engendrer que des adeptes schizophrènes, violents, guerriers, terroristes.

Riposte Laïque : Il y a également des versets qui évoquent le djihad contre les mécréants. Qui sont les mécréants visés dans ces versets ?

Malek Sibali : Le Coran est clair. Les mécréants sont ceux qui ne croient ni en Allah ni au jour dernier, n’interdisent pas ce qu’Allah et son prophète ont défendu. Il ordonne clairement à ses adeptes, les croyants musulmans, de saisir les mécréants et de les tuer partout où ils les rencontrent. Le Coran foisonne de ces versets qui exhortent les musulmans à tuer les mécréants, notamment les juifs et les chrétiens. Rappelez-vous que l’Arabie, le Proche-Orient et l’Afrique du Nord étaient autrefois peuplés de juifs et de chrétiens. Qu’est-ce qui en reste aujourd’hui ? Cette persécution des chrétiens n’a jamais cessé depuis l’avènement de l’islam. Nous sommes aujourd’hui des témoins oculaires des massacres perpétrés contre les chrétiens en Irak comme en Égypte. Dans ce pays, la chasse aux chrétiens est devenue quasi officielle. C’est l’armée aujourd’hui qui s’en charge et participe sauvagement à ces massacres. Tout cela se déroule devant les caméras des télévisions du monde entier au nom de l’islam et des enseignements du Coran. Ce qui est encore plus frappant, c’est le silence du monde dit civilisé, mais devenu esclave. Il n’ose pas déranger ses maîtres, les monarchies pétrolières, qui cherchent à appliquer à la lettre la charia de l’islam partout dans le monde.

Riposte Laïque : Vous signalez que ce livre est destiné aux non musulmans plutôt qu’aux musulmans. Et pourtant, les versets coraniques qui y sont compilés, vous les citez en français comme en arabe. Est-ce que les non musulmans notamment les Français, vont les lire en arabe ? Quelle en est donc la raison ?

Malek Sibali : La raison est simple. Je voudrais mettre un terme à cette polémique ridicule avec les interlocuteurs musulmans qui, chaque fois lorsqu’on leur cite un de ces versets violents, agressifs et indignes d’un prétendu apôtre d’Allah, affirment avec arrogance et colère devant leurs interlocuteurs occidentaux qui ignorent évidemment la langue du Coran, que ces versets n’existent pas ou sont mal traduits. Eh bien, ces versets sont reproduits ici, de façon délibérée, en arabe comme en français. Que les musulmans dits bons connaisseurs du Coran, veuillent bien nous prouver, noir sur blanc, si ces versets n’existent pas dans le Coran ou si la traduction ne correspond pas à l’original.

Riposte Laïque : Vous citez également des versets qui expliquent comment les combattants sont récompensés.

Malek Sibali : En effet, on trouve dans le Coran une quinzaine de versets qui incitent et stimulent les musulmans à faire la guerre, afin d’être récompensés sur terre par le butin ramassé et dans le paradis islamique par les jouissances sexuelles avec les houris. Sachez que ce sont ces versets qu’on récite de façon euphorique lors de l’enterrement des combattants musulmans considérés comme martyrs.

Riposte Laïque : Outre la violence dans le Coran, vous consacrez une partie à la violence dans les Hadiths ?

Malek Sibali : Oui, les Hadiths sont des propos et des actions attribués à Mahomet et constituent une source fondamentale de l’enseignement religieux et juridique en islam. Pour cette raison, les musulmans vénèrent les hadiths autant que le Coran. Pour les religieux musulmans, les Hadiths sont les premiers commentaires du Coran ainsi que son explication. En effet, c’est dans les Hadiths que Mahomet impose les châtiments corporels, la loi de talion, la lapidation, les meurtres et les exécutions. C’est dans les hadiths que Mahomet ordonne le meurtre des apostats. « Celui qui quitte la religion de l’islam, tuez-le. » Dans cette anthologie, vous trouvez une centaine de hadiths consacrés à la violence, aux châtiments de crime comme à l’agression et le meurtre. Les doctes de l’islam s’y réfèrent fréquemment et s’en inspirent pour décréter des fatwas ou condamner les auteurs libéraux ou les apostats.

Riposte Laïque : La troisième partie de ce livre s’intitule Mahomet, le beau modèle des musulmans. Quel est le rapport de cette partie avec la violence ?

Malek Sabali : Cette partie passe en revue comment Mahomet a, durant sa vie et ses conquêtes militaires, instauré la notion du djihad, la guerre sainte. Durant son séjour à Médine, de 622 et jusqu’à sa mort, il s’est imposé comme un chef de guerre, un redoutable guerrier déterminé à propager l’islam par la force. Les musulmans le considèrent comme leur beau modèle. Ils cherchent à l’imiter, donc à mettre en application les mêmes méthodes belliqueuses que lui. Les biographies officielles de Mahomet illustrent ses conquêtes militaires, ses razzias, ses crimes à l’encontre des juifs et la persécution ainsi que l’assassinat de ses ennemis. Les musulmans sont sensés suivre le même chemin. Bref, ce sont donc le Coran, les hadiths et la biographie de Mahomet qui sont enseignés comme matières principales dans les écoles et les universités islamiques. Les musulmans y puisent et s’en nourrissent.

Riposte Laïque : Vous avez ajouté en annexe certains textes traduits de l’arabe ou de l’anglais. Quel est l’intérêt de ces textes dans ce livre ?

Malek Sibali : Les textes ajoutés en annexe sont rédigés par des auteurs musulmans désemparés qui condamnent la religion dans laquelle ils sont nés et ses aberrations ainsi que son impact destructif sur l’humanité. Ils ont osé se révolter contre l’enseignement et la doctrine de l’islam qu’ils connaissent mieux que quiconque. Ils font partie de ces nombreux musulmans contestataires de l’islam. Ils risquent leur vie. Ils ont, contre vent et marées, franchi le Rubicon avec courage et héroïsme. A titre d’exemple, on trouve un journaliste syrien qui parle de la disgrâce ou de la malédiction de l’islam pour l’humanité, alors qu’un ancien imam azharite détaille tous les aspects de la barbarie dans le Coran.

Riposte Laïque : En somme, quel est l’objectif de ce livre ?

Malek Sibali : « L’indifférence est la pire des attitudes. » nous dit Stéphane Hessel. Donc, il n’est pas nécessaire d’afficher un objectif mais d’agir. Face à la vague d’islamisation qui secoue le monde libre et menace l’humanité, ainsi que nos valeurs, nos libertés, et surtout l’avenir de nos enfants, il est criminel de garder le silence ou de rester indifférent. À qui sait comprendre peu de mots suffisent.

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