Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
mardi 9 novembre 2010
Les chrétiens d’Orient s’éclipsent en silence
Les chrétiens sont environ 11 millions au Proche- et au Moyen-Orient, selon une estimation de 2008 de l’association L’Œuvre d’Orient. Ils se répartissent en onze Eglises orientales de rites différents. Mais il est difficile d’avoir une évaluation précise et à jour, notamment en ce qui concerne l’Irak, compte tenu de l’exode massif de ces dernières années. En Egypte, les chrétiens représentent environ 10 % de la population. Ils sont près de 40 % au Liban, 4,5 % en Syrie, moins de 3 % en Irak, 2 % en Israël et autour de 2 % également dans les Territoires palestiniens.
De l’Egypte à la Syrie, du Liban à l’Irak, les minorités chrétiennes sont de plus en plus contraintes à l’exil ou à la plus grande discrétion. Avec l’assentiment tacite des gouvernants et des intellectuels.
Le nombre de chrétiens de l’Orient arabe est en diminution constante. Ils ne disposent pas de la “bombe démographique” comme leurs semblables musulmans. Ils émigrent en Occident, individuellement ou par familles entières. Sans bruit. Seuls restent ceux qui n’ont pas les moyens de partir ou qui s’entêtent à rester fidèles à la patrie originelle du christianisme. Mais ils se font discrets au point d’être presque invisibles. Cet exode silencieux aboutira, en moins d’une décennie, à une situation analogue à celle des juifs orientaux. On en cherche les traces et on interroge quelques vieux qui se souviennent vaguement du passé, un passé qui avait contribué à l’essor et au progrès de l’Orient.
Les chrétiens servent de boucs émissaires et subissent, au quotidien, tracasseries et dénis de droits. Ils sont les représentants d’une religion monothéiste, certes, mais d’un monothéisme “dévoyé”, disent leurs adversaires. C’est l’islam qui a rétabli la vérité de la révélation divine, selon l’idée formulée dans les années 1950 par le “penseur” des Frères musulmans, Sayyid Qutb.
Marginalisation, atteintes à l’intégrité physique… il n’y a là rien de totalement nouveau. Dès les premiers siècles de l’islam, les califes ont hésité entre deux attitudes : soit l’acceptation des chrétiens en tant que dhimmis, en leur offrant la protection en contrepartie de leur soumission et du paiement de la jizya [impôt prouvant l’allégeance au souverain et permettant d’être exempté du service militaire] ; soit la démagogie, en laissant libre cours à la haine, à la violence et aux élans destructeurs. Les deux sont contraires aux principes de l’Etat de droit, sous la protection duquel nous sommes censés vivre aujourd’hui.
On pensait l’avoir établi, cet Etat de droit, à l’époque des indépendances vis-à-vis du colonialisme européen. Il reposait – théoriquement – sur la citoyenneté, le droit et une laïcité balbutiante. Mais, ces vingt dernières années, la terminologie laïque – l’Etat, la loi, les citoyens – a été remplacée par un vocabulaire religieux. Aujourd’hui, la justice et l’injustice sont remplacées par le licite et l’illicite, le droit par la charia, l’Etat-nation par le califat. L’islamisme a imposé son vocabulaire, ses catégories et ses normes. Et cela a écarté les chrétiens du champ de vision.
La plupart des intellectuels justifient leur silence sur la question en disant que “soulever la question des minorités” nuirait à l’unité nationale – et en expliquant que les musulmans sont eux aussi concernés par l’effondrement de l’idéal de l’Etat moderne. La fuite des chrétiens orientaux s’expliquerait par les liens culturels historiques qu’ils ont avec l’Occident. Ces intellectuels comparent l’émigration des chrétiens à celle des musulmans qui fuient les guerres, le chômage, la tyrannie et la corruption. Ils font semblant de ne pas voir que les premiers sont marginalisés dans tous les domaines. Les “citoyens” chrétiens de Palestine, du Liban, d’Egypte, d’Irak et de Syrie peuvent raconter sans fin des petites histoires quotidiennes sur ce thème.
En Egypte, où l’islam extrémiste est devenu l’idéologie courante, la culture de toute une société commence à opérer un clivage entre les musulmans et les autres, c’est-à-dire les coptes. Et l’Etat et l’intelligentsia, à qui cette montée religieuse fait peur, s’alignent sur la position inventée par Anouar El-Sadate, l’ancien “président pieux” [1970-1981], consistant à dire : “Les islamistes mettent en avant leur foi ? Alors, soyons plus musulmans qu’eux !” Le résultat ? N’importe quel prétexte est bon pour tirer sur une assemblée de coptes. En Syrie, l’islamisation mise en œuvre par le régime baasiste, créé jadis au nom de l’“arabisme laïc”, n’est pas très différente de celle instaurée sur les bords du Nil. En Palestine et en Irak, pas besoin de vexations, de harcèlement ou de campagnes télévisées de prédicateurs de la haine et de la mort : il suffit de laisser planer la menace, d’instaurer le doute sur ce qui pourrait arriver si…
Le Hamas palestinien, le mouvement irakien de Moqtada Al-Sadr et d’autres mouvements fondamentalistes harcèlent les chrétiens pratiquants et incendient leurs lieux de culte. Au Liban, les deux fondamentalismes, sunnite et chiite, ne sont pas en reste. Les tirs, les jets de pierres et le déchaînement des foules musulmanes dans le quartier chrétien d’Achrafieh [en février 2006] pour protester contre les caricatures de Mahomet parues dans un journal danois donnent une idée du travail accompli par des chefs démagogues auprès de leurs ouailles pour qu’ils se mettent “en colère” et s’en prennent aux foyers des habitants de ce quartier. Les “conseils” récemment prodigués par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, aux chrétiens du Liban ont été interprétés comme un retour aux temps où ils devaient se placer sous la protection des musulmans. Ce n’est qu’un petit exemple de la culture ambiante, parmi des dizaines d’autres qui se produisent tous les jours. Certains sont répercutés dans la presse, d’autres passés sous silence ; certains sont oubliés, d’autres se gravent dans les mémoires. Mais ce sont des petits fragments dont le chrétien chassé de sa terre porte l’empreinte.
La vengeance des musulmans pour l’oppression occidentale qu’ils ont subie consiste-t-elle à exporter en Occident des islamistes et leurs victimes, laissant ainsi aux pays occidentaux le soin de se débrouiller avec les fondamentalistes musulmans et leurs victimes chrétiennes ?
Dalal al-Bizri | Al-Mustaqbal
Courrier intl'
De l’Egypte à la Syrie, du Liban à l’Irak, les minorités chrétiennes sont de plus en plus contraintes à l’exil ou à la plus grande discrétion. Avec l’assentiment tacite des gouvernants et des intellectuels.
Le nombre de chrétiens de l’Orient arabe est en diminution constante. Ils ne disposent pas de la “bombe démographique” comme leurs semblables musulmans. Ils émigrent en Occident, individuellement ou par familles entières. Sans bruit. Seuls restent ceux qui n’ont pas les moyens de partir ou qui s’entêtent à rester fidèles à la patrie originelle du christianisme. Mais ils se font discrets au point d’être presque invisibles. Cet exode silencieux aboutira, en moins d’une décennie, à une situation analogue à celle des juifs orientaux. On en cherche les traces et on interroge quelques vieux qui se souviennent vaguement du passé, un passé qui avait contribué à l’essor et au progrès de l’Orient.
Les chrétiens servent de boucs émissaires et subissent, au quotidien, tracasseries et dénis de droits. Ils sont les représentants d’une religion monothéiste, certes, mais d’un monothéisme “dévoyé”, disent leurs adversaires. C’est l’islam qui a rétabli la vérité de la révélation divine, selon l’idée formulée dans les années 1950 par le “penseur” des Frères musulmans, Sayyid Qutb.
Marginalisation, atteintes à l’intégrité physique… il n’y a là rien de totalement nouveau. Dès les premiers siècles de l’islam, les califes ont hésité entre deux attitudes : soit l’acceptation des chrétiens en tant que dhimmis, en leur offrant la protection en contrepartie de leur soumission et du paiement de la jizya [impôt prouvant l’allégeance au souverain et permettant d’être exempté du service militaire] ; soit la démagogie, en laissant libre cours à la haine, à la violence et aux élans destructeurs. Les deux sont contraires aux principes de l’Etat de droit, sous la protection duquel nous sommes censés vivre aujourd’hui.
On pensait l’avoir établi, cet Etat de droit, à l’époque des indépendances vis-à-vis du colonialisme européen. Il reposait – théoriquement – sur la citoyenneté, le droit et une laïcité balbutiante. Mais, ces vingt dernières années, la terminologie laïque – l’Etat, la loi, les citoyens – a été remplacée par un vocabulaire religieux. Aujourd’hui, la justice et l’injustice sont remplacées par le licite et l’illicite, le droit par la charia, l’Etat-nation par le califat. L’islamisme a imposé son vocabulaire, ses catégories et ses normes. Et cela a écarté les chrétiens du champ de vision.
La plupart des intellectuels justifient leur silence sur la question en disant que “soulever la question des minorités” nuirait à l’unité nationale – et en expliquant que les musulmans sont eux aussi concernés par l’effondrement de l’idéal de l’Etat moderne. La fuite des chrétiens orientaux s’expliquerait par les liens culturels historiques qu’ils ont avec l’Occident. Ces intellectuels comparent l’émigration des chrétiens à celle des musulmans qui fuient les guerres, le chômage, la tyrannie et la corruption. Ils font semblant de ne pas voir que les premiers sont marginalisés dans tous les domaines. Les “citoyens” chrétiens de Palestine, du Liban, d’Egypte, d’Irak et de Syrie peuvent raconter sans fin des petites histoires quotidiennes sur ce thème.
En Egypte, où l’islam extrémiste est devenu l’idéologie courante, la culture de toute une société commence à opérer un clivage entre les musulmans et les autres, c’est-à-dire les coptes. Et l’Etat et l’intelligentsia, à qui cette montée religieuse fait peur, s’alignent sur la position inventée par Anouar El-Sadate, l’ancien “président pieux” [1970-1981], consistant à dire : “Les islamistes mettent en avant leur foi ? Alors, soyons plus musulmans qu’eux !” Le résultat ? N’importe quel prétexte est bon pour tirer sur une assemblée de coptes. En Syrie, l’islamisation mise en œuvre par le régime baasiste, créé jadis au nom de l’“arabisme laïc”, n’est pas très différente de celle instaurée sur les bords du Nil. En Palestine et en Irak, pas besoin de vexations, de harcèlement ou de campagnes télévisées de prédicateurs de la haine et de la mort : il suffit de laisser planer la menace, d’instaurer le doute sur ce qui pourrait arriver si…
Le Hamas palestinien, le mouvement irakien de Moqtada Al-Sadr et d’autres mouvements fondamentalistes harcèlent les chrétiens pratiquants et incendient leurs lieux de culte. Au Liban, les deux fondamentalismes, sunnite et chiite, ne sont pas en reste. Les tirs, les jets de pierres et le déchaînement des foules musulmanes dans le quartier chrétien d’Achrafieh [en février 2006] pour protester contre les caricatures de Mahomet parues dans un journal danois donnent une idée du travail accompli par des chefs démagogues auprès de leurs ouailles pour qu’ils se mettent “en colère” et s’en prennent aux foyers des habitants de ce quartier. Les “conseils” récemment prodigués par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, aux chrétiens du Liban ont été interprétés comme un retour aux temps où ils devaient se placer sous la protection des musulmans. Ce n’est qu’un petit exemple de la culture ambiante, parmi des dizaines d’autres qui se produisent tous les jours. Certains sont répercutés dans la presse, d’autres passés sous silence ; certains sont oubliés, d’autres se gravent dans les mémoires. Mais ce sont des petits fragments dont le chrétien chassé de sa terre porte l’empreinte.
La vengeance des musulmans pour l’oppression occidentale qu’ils ont subie consiste-t-elle à exporter en Occident des islamistes et leurs victimes, laissant ainsi aux pays occidentaux le soin de se débrouiller avec les fondamentalistes musulmans et leurs victimes chrétiennes ?
Dalal al-Bizri | Al-Mustaqbal
Courrier intl'
lundi 8 novembre 2010
Voile: Centre ville bouclé...
Enorme affluence en ce début d'après-midi au tribunal des prud'hommes de Mantes-la-Jolie
Les membres statuent sur le dossier de la nounou voilée de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes, licenciée en 2008 pour avoir refusé d'ôter son voile sur son lieu de travail.
La salle d'audience n'est pas assez grande pour accueillir tout le monde.
Parmi le public, Elisabeth Badinter, la marraine de cette crèche unique en France, est arrivée peu avant 14 heures accompagnée de Jeannette Bougrab, la présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discrimination et pour l'égalité (Halde).
Quant à Fatima, l'employée licenciée, elle s'est présentée avec un retard important en raison d'importantes difficultés de circulation dans le secteur, notamment sur l'autoroute A 13. Elle a dû affronter les caméras et les appareils photos des journalistes venus en masse pour suivre l'audience. Le président du tribunal les a invités à arrêter de filmer et de prendre des photos dès le début des débats entamés peu avant 14h30.
En raison du caractère de cette affaire, le centre ville de Mantes est bouclé. Plusieurs véhicules de CRS sont stationnés non loin du tribunal et des policiers filtrent les entrées aux portes du tribunal.
http://www.leparisien.fr/yvelines-78/nounou-voilee-elisabeth-badinter-et-jeannette-bougrab-au-tribunal-des-prud-hommes-08-11-2010-1141386.php
Les membres statuent sur le dossier de la nounou voilée de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes, licenciée en 2008 pour avoir refusé d'ôter son voile sur son lieu de travail.
La salle d'audience n'est pas assez grande pour accueillir tout le monde.
Parmi le public, Elisabeth Badinter, la marraine de cette crèche unique en France, est arrivée peu avant 14 heures accompagnée de Jeannette Bougrab, la présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discrimination et pour l'égalité (Halde).
Quant à Fatima, l'employée licenciée, elle s'est présentée avec un retard important en raison d'importantes difficultés de circulation dans le secteur, notamment sur l'autoroute A 13. Elle a dû affronter les caméras et les appareils photos des journalistes venus en masse pour suivre l'audience. Le président du tribunal les a invités à arrêter de filmer et de prendre des photos dès le début des débats entamés peu avant 14h30.
En raison du caractère de cette affaire, le centre ville de Mantes est bouclé. Plusieurs véhicules de CRS sont stationnés non loin du tribunal et des policiers filtrent les entrées aux portes du tribunal.
http://www.leparisien.fr/yvelines-78/nounou-voilee-elisabeth-badinter-et-jeannette-bougrab-au-tribunal-des-prud-hommes-08-11-2010-1141386.php
dimanche 7 novembre 2010
Les palestiniens sont avant tout syriens...
Israël-Liban: Un projet de litige à l'ONU
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, présentera lundi aux Nations unies un plan sur le retrait israélien d'un village à la frontière israélo-libanaise, a indiqué dimanche une source politique. La localité de Ghajar, au pied du plateau du Golan, est un des points de fixation des tensions à la frontière libano-israélienne. Ses habitants ont la citoyenneté israélienne et travaillent en Israël. Mais ils se disent Syriens et refusent que leur village passe sous le contrôle du Liban. En 2000, une commission de l'Onu avait décidé que la partie nord de la commune serait intégrée au territoire libanais. Israël en a repris le contrôle pendant la guerre de 2006 contre le Hezbollah.(...)
http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Depeches/Israel-Liban-Un-projet-de-litige-a-l-ONU-232065/
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, présentera lundi aux Nations unies un plan sur le retrait israélien d'un village à la frontière israélo-libanaise, a indiqué dimanche une source politique. La localité de Ghajar, au pied du plateau du Golan, est un des points de fixation des tensions à la frontière libano-israélienne. Ses habitants ont la citoyenneté israélienne et travaillent en Israël. Mais ils se disent Syriens et refusent que leur village passe sous le contrôle du Liban. En 2000, une commission de l'Onu avait décidé que la partie nord de la commune serait intégrée au territoire libanais. Israël en a repris le contrôle pendant la guerre de 2006 contre le Hezbollah.(...)
http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Depeches/Israel-Liban-Un-projet-de-litige-a-l-ONU-232065/
samedi 6 novembre 2010
Plus de la moitié des demandeurs obtiennent la nationalité belge
Entre 2000 et 2009, 69 102 personnes ont obtenu la nationalité belge sur 132 509 demandes de naturalisation, ce qui représente 52% de réponses positives, ressort-il samedi de chiffres du service Naturalisation publiés par De Morgen et Het Laatste Nieuws.
(...)
Pour pouvoir être naturalisé, il faut être âgé de plus de 18 ans et avoir une résidence principale en Belgique depuis au moins trois ans.
Les apatrides et réfugiés reconnus ne doivent avoir leur résidence principale en Belgique que depuis deux ans.
"Les chiffres montrent que le régime de faveur est devenu la procédure standard", estiment les députés Theo Francken et Sarah Smeyers. La N-VA a déposé une proposition de loi visant à porter la durée minimale de résidence en Belgique à sept ans.
Belga
(...)
Pour pouvoir être naturalisé, il faut être âgé de plus de 18 ans et avoir une résidence principale en Belgique depuis au moins trois ans.
Les apatrides et réfugiés reconnus ne doivent avoir leur résidence principale en Belgique que depuis deux ans.
"Les chiffres montrent que le régime de faveur est devenu la procédure standard", estiment les députés Theo Francken et Sarah Smeyers. La N-VA a déposé une proposition de loi visant à porter la durée minimale de résidence en Belgique à sept ans.
Belga
vendredi 5 novembre 2010
Carcassonne. Les fidèles caillassés pendant la messe
L'abbé Bruno Garrouste n'aurait, sincèrement, jamais cru vivre une chose pareille. Mardi soir, vers 18 h 30, alors qu'il célébrait la messe en mémoire des défunts de l'année, son homélie a été interrompue par le bruit d'une vitre cassée, provenant de la sacristie extérieure de l'église. Immédiatement après, la porte s'est ouverte, et deux jeunes hommes ont fait irruption. « L'un d'eux a visé une statue de la vierge Marie et a lancé un caillou, la brisant en partie. Ensuite, les deux se sont mis à lancer des pierres et des pommes de pins en direction des fidèles, en atteignant certains », raconte le curé. Selon lui, près d'une centaine de personnes assistait à cet office particulier, à l'occasion duquel tous les proches des disparus de l'année sont invités. Une seule personne a été, très légèrement, blessée. Selon le témoignage de Bruno Garrouste, aucune parole n'a été prononcée par les agresseurs à l'intérieur de l'église. « Un fidèle, touché par une pomme de pin s'est levé et les a mis en fuite. Il les a poursuivis jusque sur le terrain vague qui jouxte l'église. Là, il a été copieusement insulté », raconte-t-il. Mais encore une fois, aucune référence à une religion, quelle qu'elle soit. Dont acte. Le curé refuse d'analyser ces actes qui l'ont choqué. « Je ne me permettrai pas de faire un lien avec quoi que ce soit. Je ne sais rien, je ne connais pas la motivation de ces personnes et je ne dispose d'aucun élément à l'heure actuelle », souligne-t-il.
Hier matin, l'abbé a déposé plainte au commissariat pour « jet de pierres dans un lieu de culte », « bris de vitre et d'une statue » et « insulte aux fidèles ». Et dans la foulée, il a célébré la messe de 11 heures, comme d'habitude, mais en présence de techniciens de l'identification judiciaire de la police nationale. Face à ces actes concernant lesquels « il y a mille lectures possibles », Bruno Garrouste se dit atterré, et blessé. Il considère que c'est « une véritable profanation » qui intervient dans un contexte d'entente quasi cordiale au sein du quartier du Viguier, où toutes les communautés religieuses cohabitent bien. Il est donc choqué et, comme tout le monde, il espère que l'enquête révélera qu'il s'agit d'actes « imbéciles » et non à caractère anti-chrétiens. Les « anciens » du quartier qui se réunissent chaque après-midi près de l'entrée de l'église allaient plutôt, hier, dans le sens d'un geste idiot plutôt que d'un acte religieux prémédité. L'enquête de police fera toute la lumière et ce, au plus vite, à la demande du procureur de la République.
Le procureur de la République, Francis Battut a, évidemment, été avisé de cette affaire. il la prend « très au sérieux ». Selon lui, les fidèles présents à cette messe vont être auditionnés et un fichier photographique leur sera présenté pour retrouver, au plus vite, les auteurs de ces actes d'agression. « Les premiers éléments de description des suspects révèlent qu'il s'agit d'adolescents d'origine nord africaine ». En revanche, il est plus que prématuré de donner un caractère religieux à ces faits. D'autant plus qu'aucun propos n'a été tenu en ce sens.
(...) Il est inadmissible que l'on perturbe un office. Il y a des coups de pied qui se perdent.» Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/05/942129-Carcassonne-Les-fideles-caillasses-pendant-la-messe.html
Hier matin, l'abbé a déposé plainte au commissariat pour « jet de pierres dans un lieu de culte », « bris de vitre et d'une statue » et « insulte aux fidèles ». Et dans la foulée, il a célébré la messe de 11 heures, comme d'habitude, mais en présence de techniciens de l'identification judiciaire de la police nationale. Face à ces actes concernant lesquels « il y a mille lectures possibles », Bruno Garrouste se dit atterré, et blessé. Il considère que c'est « une véritable profanation » qui intervient dans un contexte d'entente quasi cordiale au sein du quartier du Viguier, où toutes les communautés religieuses cohabitent bien. Il est donc choqué et, comme tout le monde, il espère que l'enquête révélera qu'il s'agit d'actes « imbéciles » et non à caractère anti-chrétiens. Les « anciens » du quartier qui se réunissent chaque après-midi près de l'entrée de l'église allaient plutôt, hier, dans le sens d'un geste idiot plutôt que d'un acte religieux prémédité. L'enquête de police fera toute la lumière et ce, au plus vite, à la demande du procureur de la République.
Le procureur de la République, Francis Battut a, évidemment, été avisé de cette affaire. il la prend « très au sérieux ». Selon lui, les fidèles présents à cette messe vont être auditionnés et un fichier photographique leur sera présenté pour retrouver, au plus vite, les auteurs de ces actes d'agression. « Les premiers éléments de description des suspects révèlent qu'il s'agit d'adolescents d'origine nord africaine ». En revanche, il est plus que prématuré de donner un caractère religieux à ces faits. D'autant plus qu'aucun propos n'a été tenu en ce sens.
(...) Il est inadmissible que l'on perturbe un office. Il y a des coups de pied qui se perdent.» Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/05/942129-Carcassonne-Les-fideles-caillasses-pendant-la-messe.html
mercredi 3 novembre 2010
En Irak, la christianophobie tourne au carnage
Ivan Rioufol
La christianophobie qui s'observe en terres d'islam et qui pousse à l'exil de nombreux chrétiens maltraités, n'a rien de comparable avec l' "islamophobie" reprochée à ceux qui, en Occident, n'appliquent en réalité que l'élémentaire approche critique d'une religion ou d'une idéologie: une attitude qui n'interdit visiblement pas aux musulmans de rejoindre l'Europe. Or cette accusation, brandie au moindre prétexte, a pour résultat d'occulter les insupportables conditions que subissent les chrétiens d'Orient, ces minorités qui sont de moins en moins tolérées dans des pays qui les ont vues naître et dont elles ont souvent façonné une part de leur identité, bien avant que l'islam ne s'installe. Ils ne sont plus que 50.000 en Territoires palestiniens, et leur présence y est, comme en Iran, en Egypte, en Turquie, en Algérie, etc., de plus en plus indésirable. En Irak, leur vie est devenue littéralement infernale.
Ainsi, dimanche soir, une messe en plein coeur de Bagdad s'est terminée en tuerie: un groupe d'al-Qaida, qui a fait irruption dans la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel secours, y a tué deux prêtres et 35 fidèles, dont 5 femmes et 7 enfants. Le bilan de l'attaque, communiqué ce lundi, aurait 52 morts, dont des membres des services de sécurité. La cathédrale a été dévastée et les témoins décrivent "un vrai carnage". Benoît XVI a condamné "la violence absurde et féroce contre des personnes sans défense". Mais cette barbarie n'est qu'une étape supplémentaire dans une persécution islamiste, accentuée après la chute de Saddam Hussein, qui explique que les catholiques d'Irak sont passés de 2,89% de la population en 1980 à 0,94% en 2008 (300.000).
Qui entend les belles âmes s'indigner?
La situation de chrétiens d'Orient, évoquée dernièrement lors d'un synode au Vatican, est une injustice qui heurte également la liberté de culte et de religion. Elle est d'autant moins tolérable qu'elle passe inaperçue et n'émeut pas plus les autorités musulmanes que les "antiracistes", qui ne voient que d'un œil. "Ce qui est certain, c'est que les membres de ma communauté vont tous quitter l'Irak", annonce le vicaire épiscopal des syriaques catholiques, Mgr Pios Kasha. J'espère que la France saura leur offrir l'asile auquel ils ont droit. Mais il est également urgent d'aider les chrétiens d'Orient, qui sont là-bas un lien entre le monde islamique et l'Occident, à demeurer sur leurs terres ancestrales.
Ainsi, dimanche soir, une messe en plein coeur de Bagdad s'est terminée en tuerie: un groupe d'al-Qaida, qui a fait irruption dans la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel secours, y a tué deux prêtres et 35 fidèles, dont 5 femmes et 7 enfants. Le bilan de l'attaque, communiqué ce lundi, aurait 52 morts, dont des membres des services de sécurité. La cathédrale a été dévastée et les témoins décrivent "un vrai carnage". Benoît XVI a condamné "la violence absurde et féroce contre des personnes sans défense". Mais cette barbarie n'est qu'une étape supplémentaire dans une persécution islamiste, accentuée après la chute de Saddam Hussein, qui explique que les catholiques d'Irak sont passés de 2,89% de la population en 1980 à 0,94% en 2008 (300.000).
Qui entend les belles âmes s'indigner?
La situation de chrétiens d'Orient, évoquée dernièrement lors d'un synode au Vatican, est une injustice qui heurte également la liberté de culte et de religion. Elle est d'autant moins tolérable qu'elle passe inaperçue et n'émeut pas plus les autorités musulmanes que les "antiracistes", qui ne voient que d'un œil. "Ce qui est certain, c'est que les membres de ma communauté vont tous quitter l'Irak", annonce le vicaire épiscopal des syriaques catholiques, Mgr Pios Kasha. J'espère que la France saura leur offrir l'asile auquel ils ont droit. Mais il est également urgent d'aider les chrétiens d'Orient, qui sont là-bas un lien entre le monde islamique et l'Occident, à demeurer sur leurs terres ancestrales.
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