Le Point.fr
Loin de l'agitation qu'avait suscitée son examen par les députés en juillet dernier, les sénateurs ont donné, mardi, leur feu vert au projet de loi d'interdiction du voile intégral. Le Parlement adopte ainsi définitivement un texte qui ne vise pas expressément le voile intégral, mais "la dissimulation du visage dans l'espace public". Anticipant les contestations de particuliers, les présidents des assemblées, Bernard Accoyer et Gérard Larcher, ont décidé de saisir eux-mêmes le Conseil constitutionnel. Les Sages ayant un mois pour se prononcer, la loi doit être promulguée dès la mi-octobre. Le point sur la loi désormais en vigueur.
Où s'appliquera la loi ?
Le premier article du texte très court - il compte sept articles - proclame : "Nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage." L'espace public, selon le texte, regroupe l'ensemble de la voie publique, mais pas seulement puisque sont aussi concernés "les lieux ouverts au public (commerces, transports, parcs, cafés...) tout comme ceux "affectés au service public" (mairies, écoles, hôpitaux...).
Quand s'appliquera-t-elle ?
Le texte, qui s'inspire d'une proposition de loi du patron des députés UMP Jean-François Copé et qui était défendu par la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, devrait entrer en vigueur après "six mois de médiation et de pédagogie". L'interdiction sera donc, en principe, effective au printemps 2011. (...)
Quelles sont les sanctions encourues ?
Elles visent à la fois les contrevenantes et les personnes contraignant ces femmes à porter le voile intégral.
Pour les premières, une amende de 150 euros est prévue, sanction à laquelle peut s'ajouter ou se substituer un stage de citoyenneté. Les femmes ainsi sanctionnées participeront à des sessions collectives, continues ou discontinues, au cours desquelles éducateurs ou associations "leur enseigneront ou leur rappelleront les valeurs de la République". À noter que les forces de l'ordre ne pourront pas contraindre par la force une femme portant le voile intégral à le retirer. Le cas échéant, un procès-verbal de constatation d'infraction sera dressé et transmis au parquet. (Et comment on dresse le pv?)
Pour les secondes, le texte crée un nouveau délit, celui de dissimulation forcée du visage, puni d'un an d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Il vise notamment les maris ou concubins obligeant leur compagne à porter le voile intégral. La peine est doublée lorsque la personne contrainte est mineure. Contrairement aux contrevenantes, l'entrée en vigueur de ces sanctions vaut dès promulgation de la loi.
Existe-t-il des exceptions ?
Oui. Aucune sanction ne sera appliquée quand la tenue destinée à dissimuler le visage est "prescrite" ou "autorisée", comme le port du casque pour les motards ou la nécessité de préserver l'anonymat lors d'un procès. Il ne sera pas non plus illégal de se masquer le visage pour des "raisons de santé" (masques, bandages...), pour des "motifs professionnels" (intervention des forces de l'ordre, travaux...) et des "pratiques sportives" (escrime...), ainsi que lors de fêtes (carnaval), de manifestations artistiques (cinéma, théâtre, cirque) et de processions religieuses.
Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
mardi 14 septembre 2010
Hassen Chalghoumi, "l'imam qui dérange", prêche un islam de France
"L'imam qui dérange". La formule le fait sourire. Hassen Chalghoumi, prêcheur de la mosquée de Drancy (Seine-Saint-Denis), suscite la polémique au sein de la communauté musulmane depuis qu'il est apparu sur le devant de la scène médiatique, le 25 janvier dernier. Ce jour-là, "un commando islamiste" aurait fait irruption dans sa mosquée en proférant des menaces à son égard. Depuis, l'imam, hostile à la burqa et connu pour ses liens avec la communauté juive, a été placé sous escorte policière et affirme recevoir encore des menaces. Son livre, Pour l'islam de France*, ne devrait pas apaiser les esprits. "L'imam républicain", comme il aime à se présenter, y appelle les fidèles à cultiver leur foi musulmane dans le respect des valeurs républicaines. Car, selon lui, il y a urgence.
"Il y a une radicalisation d'une partie des musulmans dans notre pays, doublée d'une recrudescence de ce que j'appelle l'islam des tendances soumis à l'ingérence de pays étrangers. Pour eux, l'Occident est un ennemi ", écrit le muezzin. Il égratigne au passage les partisans du voile intégral ("pour plusieurs extrémistes islamistes, le foulard est devenu un étendard pour le prosélytisme politique") et a la dent dure contre certaines organisations musulmanes, comme l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), les Frères musulmans ou le Conseil français du culte musulman (CFCM). Extraits : "Le CFCM est la preuve acide que la République n'a pas le droit de remplir le vide avec un organe schizophrène, infantile ou liberticide. (...) L'UOIF considère l'Europe comme une terre de mission et la France comme une base arrière, comme c'était le cas de l'ayatollah Khomeiny (guide spirituel de la révolution islamique, NDLR) que l'UOIF admire."
(...)
Dans son livre, l'imam tente de répondre à ses détracteurs en revenant longuement sur son parcours, et notamment sur "un voyage" qu'il s'est imposé au début des années 1990 pour se "plonger dans les sources lointaines de l'islam". Parti de Tunisie, son pays de naissance, "ce dur périple" le conduit en Syrie, en Turquie au Pakistan et enfin en Inde, avec un crochet par l'Iran. Des destinations qui lui valent d'être répertorié par les services de renseignement en tant que fondamentaliste ayant appartenu jusqu'en 2005 au mouvement radical du Tabligh. Le mouvement est suspecté de fomenter, en secret, "l'islam des caves".
"J'ai fait ma formation théologique au Pakistan, et le Pakistan de cette période n'est pas le même que celui d'aujourd'hui. Je n'ai d'ailleurs pas étudié à Karachi, mais à Lahore, la ville la plus ouverte du Pakistan", se défend l'imam, pour qui "le Tabligh est une organisation pacifiste fondamentaliste mais pas radicale qui existe dans le monde entier, même en Israël". Aujourd'hui, il affirme être "loin de tout cela" pour se consacrer à un seul projet : la formation des imams. Le tendon d'Achille de l'islam de France. À ce jour, seule la Grande Mosquée, en lien avec l'Institut catholique de Paris, propose une formation pour les imams. C'est ainsi qu'Hassen Chalghoumi crée la Conférence des imams de France pour mettre en avant "le dialogue interreligieux, la promotion d'un islam ouvert et le suivi des imams". Depuis son inauguration, le 10 juin 2009, l'organisation revendique une soixantaine d'imams de la région parisienne. Un chiffre contesté par le CFCM pour qui l'organisation n'est pas représentative. Qu'importe. Hassen Chalghoumi a su se frayer un chemin dans un espace médiatique déserté par les organisations officielles musulmanes sclérosées par des conflits internes.
*"Pour l'islam de France" d'Hassen Chalghoumi avec la collaboration de Farid Hannache, éd. du Cherche-Midi, 432 pages, 18 euros.
http://www.lepoint.fr/societe/hassen-chalghoumi-l-imam-qui-derange-preche-un-islam-de-france-14-09-2010-1236271_23.php
"Il y a une radicalisation d'une partie des musulmans dans notre pays, doublée d'une recrudescence de ce que j'appelle l'islam des tendances soumis à l'ingérence de pays étrangers. Pour eux, l'Occident est un ennemi ", écrit le muezzin. Il égratigne au passage les partisans du voile intégral ("pour plusieurs extrémistes islamistes, le foulard est devenu un étendard pour le prosélytisme politique") et a la dent dure contre certaines organisations musulmanes, comme l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), les Frères musulmans ou le Conseil français du culte musulman (CFCM). Extraits : "Le CFCM est la preuve acide que la République n'a pas le droit de remplir le vide avec un organe schizophrène, infantile ou liberticide. (...) L'UOIF considère l'Europe comme une terre de mission et la France comme une base arrière, comme c'était le cas de l'ayatollah Khomeiny (guide spirituel de la révolution islamique, NDLR) que l'UOIF admire."
(...)
Dans son livre, l'imam tente de répondre à ses détracteurs en revenant longuement sur son parcours, et notamment sur "un voyage" qu'il s'est imposé au début des années 1990 pour se "plonger dans les sources lointaines de l'islam". Parti de Tunisie, son pays de naissance, "ce dur périple" le conduit en Syrie, en Turquie au Pakistan et enfin en Inde, avec un crochet par l'Iran. Des destinations qui lui valent d'être répertorié par les services de renseignement en tant que fondamentaliste ayant appartenu jusqu'en 2005 au mouvement radical du Tabligh. Le mouvement est suspecté de fomenter, en secret, "l'islam des caves".
"J'ai fait ma formation théologique au Pakistan, et le Pakistan de cette période n'est pas le même que celui d'aujourd'hui. Je n'ai d'ailleurs pas étudié à Karachi, mais à Lahore, la ville la plus ouverte du Pakistan", se défend l'imam, pour qui "le Tabligh est une organisation pacifiste fondamentaliste mais pas radicale qui existe dans le monde entier, même en Israël". Aujourd'hui, il affirme être "loin de tout cela" pour se consacrer à un seul projet : la formation des imams. Le tendon d'Achille de l'islam de France. À ce jour, seule la Grande Mosquée, en lien avec l'Institut catholique de Paris, propose une formation pour les imams. C'est ainsi qu'Hassen Chalghoumi crée la Conférence des imams de France pour mettre en avant "le dialogue interreligieux, la promotion d'un islam ouvert et le suivi des imams". Depuis son inauguration, le 10 juin 2009, l'organisation revendique une soixantaine d'imams de la région parisienne. Un chiffre contesté par le CFCM pour qui l'organisation n'est pas représentative. Qu'importe. Hassen Chalghoumi a su se frayer un chemin dans un espace médiatique déserté par les organisations officielles musulmanes sclérosées par des conflits internes.
*"Pour l'islam de France" d'Hassen Chalghoumi avec la collaboration de Farid Hannache, éd. du Cherche-Midi, 432 pages, 18 euros.
http://www.lepoint.fr/societe/hassen-chalghoumi-l-imam-qui-derange-preche-un-islam-de-france-14-09-2010-1236271_23.php
lundi 13 septembre 2010
Les premières statistiques sur la criminalité en Suisse selon la nationalité
Criminels, les Africains?
Les premières statistiques sur la criminalité en Suisse selon la nationalité placent en tête les angolais, nigérians et algériens.
Les Angolais, les Nigérians et les Algériens ont commis environ six fois plus de délits relevant du Code pénal en 2009 que les Suisses, qui eux-mêmes sont deux fois plus criminels que les Allemands résidant dans le pays: c’est sûr, les chiffres recueillis pour la première fois par l’Office fédéral de la statistique, pour une enquête commandée par la SonntagsZeitung, interpellent.
4 Côte d'Ivoire
7 Congo
8 Cameroun
9 Maroc
10 Tunisie
13 Turquie
---------------
Pour les recherches d'excuses habituelles, voir l'article: http://www.lematin.ch/actu/suisse/criminels-africains-321962
Les Angolais, les Nigérians et les Algériens ont commis environ six fois plus de délits relevant du Code pénal en 2009 que les Suisses, qui eux-mêmes sont deux fois plus criminels que les Allemands résidant dans le pays: c’est sûr, les chiffres recueillis pour la première fois par l’Office fédéral de la statistique, pour une enquête commandée par la SonntagsZeitung, interpellent.
4 Côte d'Ivoire
7 Congo
8 Cameroun
9 Maroc
10 Tunisie
13 Turquie
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Pour les recherches d'excuses habituelles, voir l'article: http://www.lematin.ch/actu/suisse/criminels-africains-321962
samedi 11 septembre 2010
La France s'attend à des attentats sur son territoire
"On s’attend à avoir des attentats sur notre territoire", déclare Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dans un entretien publié ce samedi dans "Le journal du dimanche".

AP | 11.09.2010 |
"Il y a des raisons objectives d’être inquiets. La menace n’a jamais été aussi grande, affirme le directeur de l’antiterrorisme français. Tous les clignotants sont dans le rouge".
Selon Bernard Squarcini, "nous sommes aujourd’hui au même niveau de menaces qu’en 1995".
Cette année-là, la France avait été la cible d’une série d’attentats imputés au GIA algérien. Le 25 juillet 1995, l’explosion dans le RER B à la station Saint-Michel Notre-Dame, en plein coeur de Paris, avait fait huit morts et une centaine de blessés. Les autres bombes n’avaient pas fait de morts mais des dizaines de blessés. Jusqu’à l’année suivante. Le 3 décembre 1996, quatre personnes avaient été tuées dans l’explosion à la station Port-Royal, dans le RER B. C’est la dernière fois que le terrorisme islamiste a frappé sur le sol français.
Or, à l’époque, "la menace nous arrivait uniquement de l’est d’Alger", souligne le directeur de la DCRI. En 15 ans, "elle s’est considérablement étendue".
Aujourd’hui, "la menace en France est triple", analyse Bernard Squarcini: "le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul; Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) qui dépêche un commando pour commettre un ou des attentats en France; et les djihadistes, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie, et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français".
D’après lui, "une dizaine" de Français se trouvent actuellement "sur zone", aux côtés des insurgés en Afghanistan.
Bernard Squarcini rappelle que pour l’heure, AQMI n’a ciblé les Français que "dans la sahélienne". "Pour l’instant, les islamistes ont fait ce qui était le plus facile pour eux: attaque de notre ambassade et assassinats de touristes en Mauritanie, enlèvements de ressortissants au Mali et au Niger... Mais on s’attend à avoir des attentats sur notre territoire".
"Nous déjouons en moyenne deux attentats par an", assure le directeur de la DCRI. "Mais un jour ou l’autre, on va finir par s’en prendre un".
AP | 11.09.2010 |
"Il y a des raisons objectives d’être inquiets. La menace n’a jamais été aussi grande, affirme le directeur de l’antiterrorisme français. Tous les clignotants sont dans le rouge".
Selon Bernard Squarcini, "nous sommes aujourd’hui au même niveau de menaces qu’en 1995".
Cette année-là, la France avait été la cible d’une série d’attentats imputés au GIA algérien. Le 25 juillet 1995, l’explosion dans le RER B à la station Saint-Michel Notre-Dame, en plein coeur de Paris, avait fait huit morts et une centaine de blessés. Les autres bombes n’avaient pas fait de morts mais des dizaines de blessés. Jusqu’à l’année suivante. Le 3 décembre 1996, quatre personnes avaient été tuées dans l’explosion à la station Port-Royal, dans le RER B. C’est la dernière fois que le terrorisme islamiste a frappé sur le sol français.
Or, à l’époque, "la menace nous arrivait uniquement de l’est d’Alger", souligne le directeur de la DCRI. En 15 ans, "elle s’est considérablement étendue".
Aujourd’hui, "la menace en France est triple", analyse Bernard Squarcini: "le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul; Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) qui dépêche un commando pour commettre un ou des attentats en France; et les djihadistes, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie, et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français".
D’après lui, "une dizaine" de Français se trouvent actuellement "sur zone", aux côtés des insurgés en Afghanistan.
Bernard Squarcini rappelle que pour l’heure, AQMI n’a ciblé les Français que "dans la sahélienne". "Pour l’instant, les islamistes ont fait ce qui était le plus facile pour eux: attaque de notre ambassade et assassinats de touristes en Mauritanie, enlèvements de ressortissants au Mali et au Niger... Mais on s’attend à avoir des attentats sur notre territoire".
"Nous déjouons en moyenne deux attentats par an", assure le directeur de la DCRI. "Mais un jour ou l’autre, on va finir par s’en prendre un".
vendredi 3 septembre 2010
Halal: Le grand foutage de gueule
(...)
Un restaurant Quick peut-il être garanti halal ?
Fethallah Otmani, directeur administratif d'AVS, organisme indépendant de certification et de contrôle de produits halal, n'en est pas convaincu. Il rappelle que "l'appellation halal n'est pas légalement protégée" et peut donc être attribuée à des produits non conformes au rituel islamique.
(...)
la quasi totalité des sociétés qui commercialisent du halal sont tenues par des non musulmans. Fleury-Michon, Herta, Casino - avec sa marque spécialisée Wassila - offrent une gamme halal destinée au marché français.(...)
Un restaurant Quick peut-il être garanti halal ?
Fethallah Otmani, directeur administratif d'AVS, organisme indépendant de certification et de contrôle de produits halal, n'en est pas convaincu. Il rappelle que "l'appellation halal n'est pas légalement protégée" et peut donc être attribuée à des produits non conformes au rituel islamique.
(...)
la quasi totalité des sociétés qui commercialisent du halal sont tenues par des non musulmans. Fleury-Michon, Herta, Casino - avec sa marque spécialisée Wassila - offrent une gamme halal destinée au marché français.(...)
Quick devrait avoir deux cuisines, deux équipes afin de séparer les produits halal et haram. Une organisation très contraignante presque impossible à mettre en place." A tel point que les observateurs les plus optimistes estiment que 60% de la viande étiquetée halal en France ne le sont pas réellement. Les pessimistes tablent sur 90%. (...)
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-quick-halal-financent-ils-les-mosquees_916777.html?xtor=x
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-quick-halal-financent-ils-les-mosquees_916777.html?xtor=x
mercredi 1 septembre 2010
Le halal dans l'armée...française.
http://www.bivouac-id.com/2010/08/31/armee-francaise-le-halal-entre-dans-les-casernes/
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Des « imams autoproclamés » à bord du Charles-de-Gaulle, au début des années 2000
L’information, longtemps tue, est confirmée par l’ancien ministre de la Défense MAM et l’aumonier musulman.
L’ancien ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, revenue sur les bancs de l’Assemblée nationale, a lâché, le 30 mars dernier et sans doute sans s’en rendre compte, une petite bombe lors d’une réunion de la Commission de la Défense consacrée à l’audition des aumoniers militaires.
S’adressant à Abdelkader Arbi, aumonier en chef du culte musulman, MAM lui demande :
« Nous avions eu il y a quelques années des difficultés avec des imams autoproclamés, y compris sur le Charles-de-Gaulle. Ce type de comportement a-t-il disparu ? »
Et l’aumonier lui répond : « Avant mon arrivée [en 2006], certaines personnes ont en effet tenté de s’autoproclamer imams à bord du Charles-de-Gaulle. (…) Des prières se sont alors organisées, pendant lesquelles certaines personnes pouvaient, au cours des prêches, donner un autre sens à l’engagement au sein de l’armée de ces jeunes à qui la Marine avait voulu donner une seconde chance mais qui y venaient sans guère de diplômes, voire sans diplôme du tout, qui venaient grâce à des missions locales, peut-être par dépit et en tout cas sans vocation militaire.
Aujourd’hui, grâce à la présence des aumôniers, cette situation a disparu. Le commandement a désormais en face de lui un interlocuteur du culte musulman, qui peut l’aider à gérer ce type de difficultés. »
On appréciera la formule : « Certaines personnes pouvaient, au cours des prêches, donner un autre sens à l’engagement au sein de l’armée… » On aimerait assez savoir lequel.
Cette affaire, qui se situe vers 2002-2003, avait alors fait l’objet de nombreuses rumeurs mais aucune information n’avait alors été donnée par les autorités militaires sur ce problème délicat. Il suffit parfois de laisser du temps au temps et d’écouter les anciens ministres…
http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Des-imans-autoproclames-a-bord-du-Charles-de-Gaulle-au-debut-des-annees-2000_a222.html
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"Dans la Marine, les officiers n’oublieront pas de si tôt la mutinerie de 1999 à bord du porte-avions Foch. Une soixantaine d’engagés volontaires, tous de parents maghrébins, avaient pris en otage leur officier. Après s’être retranchés 2 jours dans la cafétéria du porte-avions, ils avaient dû être délogés par un commando de fusiliers-marins. Ces « beurs » réagissaient contre une punition collective infligée à la suite d’une rébellion survenue lors d’une mission au large de la Yougoslavie au cours de laquelle les Super-Etendards avaient effectué des frappes sur le Kossovo considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique."
"les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission."
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/BOURTEL/15586
Quand la meilleure chaine tv française cède face à l'Islam
Arte a annulé la programmation du documentaire: "La cité du mâle" ce soir.
Tiens, tiens, je m'informe donc sur la nature du docu et...surprise:
Résumé:
Dans les banlieues françaises, les violences faites aux femmes se multiplient ces dernières années. En 2004, à Marseille, Ghofrane a été lapidée ; en 2005, à Neuilly-sur-Marne, Chahrazad a été brûlée à 60% par son ancien petit ami ; en 2009, Fatima a été étranglée par son frère à Oullins. La réalisatrice retourne à Vitry, où Sohane a été brûlée vive en 2002. En observant des scènes de la vie quotidienne, elle s'interroge sur l'identité masculine dans les cités, sur ces valeurs à l'origine de ces agressions, et constate une dégradation de la situation.
Tiens, tiens, je m'informe donc sur la nature du docu et...surprise:
Résumé:
Dans les banlieues françaises, les violences faites aux femmes se multiplient ces dernières années. En 2004, à Marseille, Ghofrane a été lapidée ; en 2005, à Neuilly-sur-Marne, Chahrazad a été brûlée à 60% par son ancien petit ami ; en 2009, Fatima a été étranglée par son frère à Oullins. La réalisatrice retourne à Vitry, où Sohane a été brûlée vive en 2002. En observant des scènes de la vie quotidienne, elle s'interroge sur l'identité masculine dans les cités, sur ces valeurs à l'origine de ces agressions, et constate une dégradation de la situation.
Critique Télérama:
En 2002, Sohane meurt immolée dans un local à poubelles d'une cité de Vitry-sur-Seine pour avoir dit non à un garçon. Huit ans plus tard, la réalisatrice Cathy Sanchez revient sur les lieux pour voir quel a été l'impact de ce fait divers sordide sur les mentalités des jeunes. Mais alors que l'on s'attend à une logique et unanime condamnation de cet acte barbare, très vite des voix discordantes se font entendre. Commence alors un hallucinant voyage d'une heure entre les barres de béton, où se succèdent sans temps mort des propos d'une violence rare. C'est qu'en bas des tours, l'opinion qui semble prévaloir est que Sohane a bien cherché ce qui lui est arrivé. Les garçons le disent; les filles aussi.
Passé l'incrédulité, on ne peut être que révolté par la parole de ces jeunes, à tel point qu'on ne sait plus trop quoi faire de ces énormités débitées avec un naturel qui fait frémir. Mais si on comprend vite que machisme et haine des femmes sont courants entre les murs des grands ensembles, le documentaire n'aborde malheureusement jamais vraiment la question du pourquoi. (...)
Documentaire de Cathy Sanchez (France, 2010). 45 mn.
---------
Pour le "pourquoi", la réponse se trouve certainement quelque part ds ce blog...
---------
(...)
La réalisatrice Cathy Sanchez était donc retournée dans cette ville du Val-de-Marne pour interviewer les jeunes du quartier, les caïds, ceux qui mènent la danse.
Ce sont eux qui ont proféré des menaces, mardi, conduisant à la déprogrammation du documentaire. «Les intermédiaires, ceux que l’on appelle les fixeurs dans le métier, et qui nous avaient présenté les jeunes interviewés dans le documentaire, nous ont contactés mardi en fin d’après-midi, raconte le producteur du docu, Daniel Leconte. Ils nous ont dit qu’ils couraient des risques, que leur famille, leur entourage étaient en danger.»
Pendant le tournage, 95% des personnes interviewées ont signé des décharges, prouvant qu’ils étaient d’accord pour qu’on filme leurs propos. Les autres ont eu leurs visages floutés. «On a donc dit à ces fixeurs qu’il n’y avait aucun risque, et qu’ils étaient présents pendant toutes les interviews, qu’ils savaient donc depuis le début tout ce qui serait montré dans le docu. Mais ils ont vraiment paniqué», rapporte le producteur.
Dangers
Impossible de savoir pour l’instant s’il s’agit d’une panique irrationnelle ou s’il y a bien danger, éventuellement mortel, pour ces intermédiaires. En attendant d’en avoir le cœur net, Daniel Leconte a donc préféré alerter la chaîne et voir avec elle les mesures à prendre. Il a été solidaire d’une déprogrammation qu’il espère temporaire, le temps qu’Arte enquête sur les dangers courus.
La dernière fois que le producteur a dû faire face à une déprogrammation, c’était en 1982. Il était parti enquêter en URSS, et c’est l’Union soviétique qui avait fait pression sur le gouvernement français pour que le sujet ne passe pas…
http://www.20minutes.fr/article/591686/media-pressions-la-cite-du-male-deprogrammee
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On rappelle que le terme "fixeur" est employé en Irak pour désigner ceux qui aident les journalistes sur place...
En 2002, Sohane meurt immolée dans un local à poubelles d'une cité de Vitry-sur-Seine pour avoir dit non à un garçon. Huit ans plus tard, la réalisatrice Cathy Sanchez revient sur les lieux pour voir quel a été l'impact de ce fait divers sordide sur les mentalités des jeunes. Mais alors que l'on s'attend à une logique et unanime condamnation de cet acte barbare, très vite des voix discordantes se font entendre. Commence alors un hallucinant voyage d'une heure entre les barres de béton, où se succèdent sans temps mort des propos d'une violence rare. C'est qu'en bas des tours, l'opinion qui semble prévaloir est que Sohane a bien cherché ce qui lui est arrivé. Les garçons le disent; les filles aussi.
Passé l'incrédulité, on ne peut être que révolté par la parole de ces jeunes, à tel point qu'on ne sait plus trop quoi faire de ces énormités débitées avec un naturel qui fait frémir. Mais si on comprend vite que machisme et haine des femmes sont courants entre les murs des grands ensembles, le documentaire n'aborde malheureusement jamais vraiment la question du pourquoi. (...)
Documentaire de Cathy Sanchez (France, 2010). 45 mn.
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Pour le "pourquoi", la réponse se trouve certainement quelque part ds ce blog...
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La réalisatrice Cathy Sanchez était donc retournée dans cette ville du Val-de-Marne pour interviewer les jeunes du quartier, les caïds, ceux qui mènent la danse.
Ce sont eux qui ont proféré des menaces, mardi, conduisant à la déprogrammation du documentaire. «Les intermédiaires, ceux que l’on appelle les fixeurs dans le métier, et qui nous avaient présenté les jeunes interviewés dans le documentaire, nous ont contactés mardi en fin d’après-midi, raconte le producteur du docu, Daniel Leconte. Ils nous ont dit qu’ils couraient des risques, que leur famille, leur entourage étaient en danger.»
Pendant le tournage, 95% des personnes interviewées ont signé des décharges, prouvant qu’ils étaient d’accord pour qu’on filme leurs propos. Les autres ont eu leurs visages floutés. «On a donc dit à ces fixeurs qu’il n’y avait aucun risque, et qu’ils étaient présents pendant toutes les interviews, qu’ils savaient donc depuis le début tout ce qui serait montré dans le docu. Mais ils ont vraiment paniqué», rapporte le producteur.
Dangers
Impossible de savoir pour l’instant s’il s’agit d’une panique irrationnelle ou s’il y a bien danger, éventuellement mortel, pour ces intermédiaires. En attendant d’en avoir le cœur net, Daniel Leconte a donc préféré alerter la chaîne et voir avec elle les mesures à prendre. Il a été solidaire d’une déprogrammation qu’il espère temporaire, le temps qu’Arte enquête sur les dangers courus.
La dernière fois que le producteur a dû faire face à une déprogrammation, c’était en 1982. Il était parti enquêter en URSS, et c’est l’Union soviétique qui avait fait pression sur le gouvernement français pour que le sujet ne passe pas…
http://www.20minutes.fr/article/591686/media-pressions-la-cite-du-male-deprogrammee
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On rappelle que le terme "fixeur" est employé en Irak pour désigner ceux qui aident les journalistes sur place...
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