C’est une catastrophe, un malheur et une malédiction qui viennent de s’abattre sur la culture universelle : Le sultanat d’Oman, l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Yémen ainsi que d’autres pays arabo-musulmans boycottent le salon du livre de Paris. Le public français n’aura donc pas l’occasion d’apprécier les grandes œuvres littéraires produites par ces pays. Quel dommage !
Naturellement, c'est pour rire - parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer - que j'écris ce qui précède. Quand on connaît l'apport des intellectuels iraniens version Ahmadinejad ou celui des Saoudiens abreuvés au Wahabbisme ou encore celui des intellectuels algériens sympathisants de Bouteflika, on ne peut que se réjouir de l'absence de ces pays. Si j'avais ce pouvoir, j'aurais fait d'Israël l'invité d'honneur chaque année, juste pour constater l'absence des représentants de ces ennemis de la démocratie dans les couloirs du salon. Ces pays – dont les dirigeants boycottent par ailleurs la démocratie, les droits de l’Homme, l’intelligence, le travail, l’honnêteté, le respect de leurs administrés, le bon sens, la bonne gouvernance, etc – ont décidé d’adopter cette attitude pour protester contre le « titre d’invité d’honneur accordé à Israël » par les organisateurs du salon.
Pour dire – et écrire – les choses sérieusement, je pense que le boycott de cette manifestation est tout simplement ridicule. D’autant plus ridicule qu’il intervient dans un contexte où le dialogue, l’échange et les rencontres doivent prévaloir sur la politique de la chaise vide prônée d’ailleurs par les États arabes depuis des lustres. Pensent-ils sérieusement qu’en adoptant une telle attitude, ils vont faire avancer la cause palestinienne et amener Israël à revoir sa politique ? Ces dirigeants arabes ont toujours préféré la posture à la politique. D’ailleurs savent-ils faire autre chose qu’adopter des postures ?
Je ne cautionne pas la politique israélienne – et notamment celle qui préconise exclusivement l’approche militaire pour lutter contre les assassins barbares du Hamas et des autres groupes terroristes – mais je pense que le terrorisme qui frappe ce pays ne diffère en rien – dans la forme et dans le fond – à celui qui sévit en Algérie, en Égypte ou au Maroc. Le Hamas, nourrit par cette idéologie fasciste qu’est le salafisme, soutenu par des États islamo-fascistes comme l’Iran doit être combattu avec la plus grande fermeté. Un pays comme le Maroc, par exemple, ne peut pas applaudir au terrorisme version Hamas quand celui-ci sévit à Tel Aviv et combattre celui d’Al-Qaïda dans les pays du Maghreb lorsqu’il sévit à Rabat. Les deux terrorismes sont alimentés par la même idéologie nihiliste et visent des objectifs similaires : destruction de l’État d’Israël pour l’un, désintégration du Maroc (et des autres pays musulmans) en tant qu’État pour l’autre afin de l’intégrer dans une oumma qui s’étendrait de Casablanca à Djakarta.
En étant cohérent, on ne peut pas reprocher à Israël de lutter contre les barbares du Hamas quand on sait que tous les pays doivent lutter contre le terrorisme islamiste. Ce qu’il faut reprocher à Israël, c’est la méthode.
En effet, on ne lutte pas contre le Hamas – ou contre une autre organisation terroriste – en bombardant des civils. On ne lutte pas contre le Hamas en causant la mort de nourrissons. Et on ne lutte pas contre le Hamas en le rendant, de facto, plus populaire et donc en le consacrant indirectement comme le « résistant » crédible et le défenseur exclusif de la cause palestinienne tout en affaiblissant l’Autorité de Mahmoud Abbas. La méthode choisie par l’armée israélienne doit être condamnée parce qu’elle est dangereuse dans le sens où elle fragilise les démocrates arabo-musulmans qui se battent pour une solution négociée et une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Cette méthode doit être condamnée parce qu’elle n’est pas digne d’un État de droit ni digne d’un État démocratique. Israël a le droit de se défendre mais pas en usant et en abusant d’avions de chasse pour larguer des missiles sur des zones habitées par des civils.
Le sang froid et la maîtrise de soi doivent prévaloir sur les réactions intempestives. Lorsqu’un État se rabaisse à utiliser la loi du talion contre une vulgaire organisation terroriste, il prend le risque de bafouer ses propres valeurs et de légitimer l’action des assassins. Les Israéliens en sont conscients mais se laissent entraîner quand même dans ce piège tendu par le Hamas dont les membres, nous le savons, se cachent lâchement parmi les civils pour justement pousser Israël à commettre l’irréparable et frapper sans distinction civils et terroristes(...)
Mais au final, je finis par croire qu’en réalité les dirigeants arabo-musulmans n’ont aucun intérêt à voir le conflit israélo-palestinien se résoudre. Le faire perdurer sert – quoi qu’on en dise – leurs intérêts étroits et occupent leurs sociétés. En utilisant ce conflit comme abcès de fixation, ils s’assurent au moins que ces dernières n’auront pas l’esprit suffisamment libre pour revendiquer une meilleure gouvernance.
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-17536410.html
Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
lundi 10 mars 2008
jeudi 6 mars 2008
LIBAN-PALESTINE • Des victoires absurdes
Tout comme le Hezbollah qui, après la guerre de l'été 2006, avait parlé de victoire divine alors que le Liban sortait exsangue de ce conflit, le Hamas affirme aujourd'hui avoir vaincu Tsahal, malgré les centaines de morts et les innombrables destructions à Gaza. Une absurdité que dénonce le chroniqueur du quotidien de Beyrouth.
Le Hamas et le Hezbollah sont deux manifestations d'un même phénomène. En été 2006, le Hezbollah a entraîné dans une guerre absurde l'ensemble des Libanais, sans distinction. Cette aventure, dans laquelle ils se sont trouvés engagés malgré eux, leur a coûté 1 300 vies, des milliards de dollars de pertes économiques et de destructions d'infrastructures. Et que fait le "parti de Dieu" ? Il déclare une victoire divine. Puis il s'en prend à l'identité du Liban, à son régime politique et au mode de vie de ses habitants. Voilà le parti qui occupe le centre de Beyrouth sans que quiconque bronche pour dénoncer le degré de pourriture auquel on est arrivé.
A Gaza, la machine criminelle israélienne s'est arrêtée temporairement. Et que fait le Hamas ? Il crie victoire. Et ce alors qu'en moins de quatre jours il y a eu plus de 120 morts et des centaines de blessés palestiniens, tandis que les victimes israéliennes se comptent sur les doigts d'une main. Le Hamas avait fait un coup d'Etat contre le pouvoir légal [l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas]. Il a causé catastrophe sur catastrophe dans la bande de Gaza. Au point que tous les habitants n'ont plus qu'une envie : quitter cet endroit, comme on a pu le voir lors de l'incident des points de passage [destruction du mur à la frontière avec l'Egypte].
Certes, la vie des Gazaouis n'était pas parfaite durant la "cohabitation" avec le Fatah. Mais la politique du Hamas, calquée sur celle du Hezbollah, n'a réussi qu'à creuser des fosses communes, à aggraver la pauvreté, à vider les institutions de leur substance et à tuer toute vie intellectuelle et culturelle, qui, pourtant, pourrait offrir les bases d'une résistance à la portée autrement plus importante que les roquettes Qassam.
Au Liban, le Hezbollah a crié victoire alors qu'il avait fourni un prétexte en or à Israël pour détruire le pays trente-trois jours durant ; à Gaza, le Hamas se précipite pour crier à son tour victoire alors qu'on est en train d'enterrer les corps carbonisés par le feu israélien, y compris des enfants, dans des processions où l'on les expose comme si l'on voulait s'en vanter.
Le projet des régimes militaristes arabes a échoué. Il a eu raison de la renaissance culturelle et nationale arabe. Il a eu raison de ce qui aurait pu donner naissance à une démocratie arabe. Et, après le projet militariste, en voilà un nouveau, le projet nihiliste. Il aboutira au même échec, malgré les milliers de roquettes du Hezbollah, malgré la volonté de jeter les chiites dans ses guerres sanglantes permanentes, malgré les déclarations imbéciles de Mahmoud Ahmadinejad à Téhéran [sur la fin d'Israël].
Cet échec consiste dans l'incapacité de créer un homme arabe moderne ouvert au monde qui puisse contribuer, ne serait-ce qu'un minimum, aux divers aspects de l'universalisme, culturels, économiques et technologiques. Le repli sur soi actuel empêche la création et l'innovation et s'oppose à la communication avec le monde extérieur. Ce nihilisme ne prépare pas des victoires, mais creuse des tombes.
Ali Hamadé
An Nahar
Le Hamas et le Hezbollah sont deux manifestations d'un même phénomène. En été 2006, le Hezbollah a entraîné dans une guerre absurde l'ensemble des Libanais, sans distinction. Cette aventure, dans laquelle ils se sont trouvés engagés malgré eux, leur a coûté 1 300 vies, des milliards de dollars de pertes économiques et de destructions d'infrastructures. Et que fait le "parti de Dieu" ? Il déclare une victoire divine. Puis il s'en prend à l'identité du Liban, à son régime politique et au mode de vie de ses habitants. Voilà le parti qui occupe le centre de Beyrouth sans que quiconque bronche pour dénoncer le degré de pourriture auquel on est arrivé.
A Gaza, la machine criminelle israélienne s'est arrêtée temporairement. Et que fait le Hamas ? Il crie victoire. Et ce alors qu'en moins de quatre jours il y a eu plus de 120 morts et des centaines de blessés palestiniens, tandis que les victimes israéliennes se comptent sur les doigts d'une main. Le Hamas avait fait un coup d'Etat contre le pouvoir légal [l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas]. Il a causé catastrophe sur catastrophe dans la bande de Gaza. Au point que tous les habitants n'ont plus qu'une envie : quitter cet endroit, comme on a pu le voir lors de l'incident des points de passage [destruction du mur à la frontière avec l'Egypte].
Certes, la vie des Gazaouis n'était pas parfaite durant la "cohabitation" avec le Fatah. Mais la politique du Hamas, calquée sur celle du Hezbollah, n'a réussi qu'à creuser des fosses communes, à aggraver la pauvreté, à vider les institutions de leur substance et à tuer toute vie intellectuelle et culturelle, qui, pourtant, pourrait offrir les bases d'une résistance à la portée autrement plus importante que les roquettes Qassam.
Au Liban, le Hezbollah a crié victoire alors qu'il avait fourni un prétexte en or à Israël pour détruire le pays trente-trois jours durant ; à Gaza, le Hamas se précipite pour crier à son tour victoire alors qu'on est en train d'enterrer les corps carbonisés par le feu israélien, y compris des enfants, dans des processions où l'on les expose comme si l'on voulait s'en vanter.
Le projet des régimes militaristes arabes a échoué. Il a eu raison de la renaissance culturelle et nationale arabe. Il a eu raison de ce qui aurait pu donner naissance à une démocratie arabe. Et, après le projet militariste, en voilà un nouveau, le projet nihiliste. Il aboutira au même échec, malgré les milliers de roquettes du Hezbollah, malgré la volonté de jeter les chiites dans ses guerres sanglantes permanentes, malgré les déclarations imbéciles de Mahmoud Ahmadinejad à Téhéran [sur la fin d'Israël].
Cet échec consiste dans l'incapacité de créer un homme arabe moderne ouvert au monde qui puisse contribuer, ne serait-ce qu'un minimum, aux divers aspects de l'universalisme, culturels, économiques et technologiques. Le repli sur soi actuel empêche la création et l'innovation et s'oppose à la communication avec le monde extérieur. Ce nihilisme ne prépare pas des victoires, mais creuse des tombes.
Ali Hamadé
An Nahar
PALESTINE • Un sentiment croissant d’absurdité
Les représailles israéliennes aux tirs de roquettes palestiniens sont de plus en plus meurtrières, et les négociations de paix piétinent. Quant au peuple palestinien, il fait les frais des luttes fratricides.
En démissionnant du gouvernement de Salam Fayyad, le ministre de la Culture palestinien Ibrahim Ibrach a expliqué qu’il voulait “protester contre l’absurdité aussi bien de la résistance que des négociations”. “C’est un cri de protestation contre la situation, contre l’absurdité du raisonnement de ceux qui prêchent la résistance et contre l’absurdité de mener des négociations dans les conditions actuelles d’occupation israélienne. Dans les deux cas, c’est destructeur pour la cause nationale.” La démission d’Ibrach survient au même moment que celle du responsable de la question des prisonniers dans l’équipe de négociateurs, Qadoura Farès. Celui-ci a expliqué à Al-Hayat qu’il voulait “protester contre l’absurdité des négociations et contre l’absence de professionnalisme des négociateurs”. Et d’ajouter : “Il n’y a pas de ligne directrice pour les négociations. Israël s’en sert pour couvrir la poursuite de la judaïsation de Jérusalem et pour imposer des faits accomplis sur le terrain. La délégation palestinienne ne respecte aucun critère de professionnalisme.” Malgré l’importance du dossier dont il a la charge, il n’aurait “jamais rencontré le chef de la délégation depuis le début des négociations”.
Ces deux démissions reflètent l’insatisfaction des Palestiniens aussi bien dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie. A Gaza, les associations constatent des violations quotidiennes des droits de l’homme et de la liberté d’expression, avec arrestations de journalistes, fermetures d’organes de presse et saisies de journaux et de livres. Ces pratiques ont notamment été illustrées par l’interdiction du quotidien Al-Ayyam de Ramallah [Cisjordanie], qui a publié une caricature montrant une réunion organisée à Gaza entre députés du Hamas, tous affublés des mêmes traits pour symboliser l’absence de pluralisme au sein du mouvement islamiste. La réaction du Hamas a été virulente. En plus de l’interdiction du journal, les juges qu’il a nommés ont ordonné l’arrestation du dessinateur Baha Al-Boukhari et de son rédacteur en chef, Akram Haniyeh, un combattant historique qui avait été condamné à l’exil au début des années 1980 par Israël. A la suite de cette décision, des centaines d’auteurs se sont mobilisés et ont manifesté le 27 février aussi bien à Ramallah qu’à Gaza. Certains ont estimé que le Hamas paraissait plus intraitable que les Israéliens, puisque l’occupation n’avait jamais donné lieu à des emprisonnements de journalistes ou de dessinateurs. Quant au Fatah en Cisjordanie, il a lui aussi pris des mesures strictes contre le Hamas, en interdisant son journal, Falastine, et la fermeture des bureaux de sa chaîne de télévision, Al-Aqsa [d’après la mosquée du même nom à Jérusalem]. Il a également lancé de vastes arrestations de membres du Hamas, les justifiant par “la nécessité d’éviter un autre coup d’Etat du Hamas”.
Ces mesures et contre-mesures ont donné lieu à de graves abus, dont certains sans précédent, tels que la torture. Selon les associations des droits de l’homme, quatre personnes proches du Fatah ont été tuées dans les prisons du Hamas à Gaza, tandis qu’une autre, proche du Hamas, a été tuée dans une prison du Fatah en Cisjordanie.
De nombreux Palestiniens commencent à s’élever contre ces divisions, voire contre l’Intifada, responsable de cet état de déliquescence généralisée, politique, économique, sociale et morale. Les critiques visent les factions dont les actes de résistance inconsidérés provoquent des morts sans apporter de bénéfice politique. Selon des sources concordantes, on est passé de quatre morts palestiniens pour un Israélien au début de l’Intifada à quarante Palestiniens pour un Israélien aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que la colère contre ces adeptes de la “résistance” ne se traduit pas par une hausse du soutien aux adeptes de la négociation. Car, pour les Palestiniens, ces négociations ne servent qu’à permettre à Israël de poursuivre la colonisation, surtout autour de la ville de Jérusalem.
Mohamed Younes
Al Hayat
En démissionnant du gouvernement de Salam Fayyad, le ministre de la Culture palestinien Ibrahim Ibrach a expliqué qu’il voulait “protester contre l’absurdité aussi bien de la résistance que des négociations”. “C’est un cri de protestation contre la situation, contre l’absurdité du raisonnement de ceux qui prêchent la résistance et contre l’absurdité de mener des négociations dans les conditions actuelles d’occupation israélienne. Dans les deux cas, c’est destructeur pour la cause nationale.” La démission d’Ibrach survient au même moment que celle du responsable de la question des prisonniers dans l’équipe de négociateurs, Qadoura Farès. Celui-ci a expliqué à Al-Hayat qu’il voulait “protester contre l’absurdité des négociations et contre l’absence de professionnalisme des négociateurs”. Et d’ajouter : “Il n’y a pas de ligne directrice pour les négociations. Israël s’en sert pour couvrir la poursuite de la judaïsation de Jérusalem et pour imposer des faits accomplis sur le terrain. La délégation palestinienne ne respecte aucun critère de professionnalisme.” Malgré l’importance du dossier dont il a la charge, il n’aurait “jamais rencontré le chef de la délégation depuis le début des négociations”.
Ces deux démissions reflètent l’insatisfaction des Palestiniens aussi bien dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie. A Gaza, les associations constatent des violations quotidiennes des droits de l’homme et de la liberté d’expression, avec arrestations de journalistes, fermetures d’organes de presse et saisies de journaux et de livres. Ces pratiques ont notamment été illustrées par l’interdiction du quotidien Al-Ayyam de Ramallah [Cisjordanie], qui a publié une caricature montrant une réunion organisée à Gaza entre députés du Hamas, tous affublés des mêmes traits pour symboliser l’absence de pluralisme au sein du mouvement islamiste. La réaction du Hamas a été virulente. En plus de l’interdiction du journal, les juges qu’il a nommés ont ordonné l’arrestation du dessinateur Baha Al-Boukhari et de son rédacteur en chef, Akram Haniyeh, un combattant historique qui avait été condamné à l’exil au début des années 1980 par Israël. A la suite de cette décision, des centaines d’auteurs se sont mobilisés et ont manifesté le 27 février aussi bien à Ramallah qu’à Gaza. Certains ont estimé que le Hamas paraissait plus intraitable que les Israéliens, puisque l’occupation n’avait jamais donné lieu à des emprisonnements de journalistes ou de dessinateurs. Quant au Fatah en Cisjordanie, il a lui aussi pris des mesures strictes contre le Hamas, en interdisant son journal, Falastine, et la fermeture des bureaux de sa chaîne de télévision, Al-Aqsa [d’après la mosquée du même nom à Jérusalem]. Il a également lancé de vastes arrestations de membres du Hamas, les justifiant par “la nécessité d’éviter un autre coup d’Etat du Hamas”.
Ces mesures et contre-mesures ont donné lieu à de graves abus, dont certains sans précédent, tels que la torture. Selon les associations des droits de l’homme, quatre personnes proches du Fatah ont été tuées dans les prisons du Hamas à Gaza, tandis qu’une autre, proche du Hamas, a été tuée dans une prison du Fatah en Cisjordanie.
De nombreux Palestiniens commencent à s’élever contre ces divisions, voire contre l’Intifada, responsable de cet état de déliquescence généralisée, politique, économique, sociale et morale. Les critiques visent les factions dont les actes de résistance inconsidérés provoquent des morts sans apporter de bénéfice politique. Selon des sources concordantes, on est passé de quatre morts palestiniens pour un Israélien au début de l’Intifada à quarante Palestiniens pour un Israélien aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que la colère contre ces adeptes de la “résistance” ne se traduit pas par une hausse du soutien aux adeptes de la négociation. Car, pour les Palestiniens, ces négociations ne servent qu’à permettre à Israël de poursuivre la colonisation, surtout autour de la ville de Jérusalem.
Mohamed Younes
Al Hayat
mercredi 5 mars 2008
Geerts Wilders
«Si l'on arrachait du Coran toutes les pages incitant à la haine et à la violence, il n'en resterait rien de plus épais qu'un journal de Donald Duck»
Geert Wilders, chef de la droite populiste néerlandaise, a révélé mardi le contenu de son film tant annoncé sur le Coran : le projet, qui met déjà en ébullition le monde musulman, consistera à «illustrer» des versets du Coran avec des images d'exécutions en Arabie Saoudite, de décapitations en Irak et autres lapidations en Iran. Annoncé pour janvier, le brûlot ne sera prêt qu'en mars. Geert Wilders, est l'homme politique le plus cité par les médias de son pays.
Geert Wilders, chef de la droite populiste néerlandaise, a révélé mardi le contenu de son film tant annoncé sur le Coran : le projet, qui met déjà en ébullition le monde musulman, consistera à «illustrer» des versets du Coran avec des images d'exécutions en Arabie Saoudite, de décapitations en Irak et autres lapidations en Iran. Annoncé pour janvier, le brûlot ne sera prêt qu'en mars. Geert Wilders, est l'homme politique le plus cité par les médias de son pays.
mardi 4 mars 2008
Le chef d'un réseau marocain travaillait pour la police belge
TERRORISME • Le chef d'un réseau marocain travaillait pour la police belge
Abdelkader Belliraj, un Belgo-Marocain arrêté le 18 février dernier au Maroc en même temps qu'une trentaine de membres d'un réseau terroriste dont il serait le dirigeant est également soupçonné d'avoir commis plusieurs meurtres en Belgique.
De plus, il aurait été pendant des années un informateur des services de renseignements belges, rapporte L'Economiste. "Cela explique le peu d'empressement que mettait la police belge à réagir aux informations fournies par son homologue marocaine", ajoute le quotidien de Casablanca qui estime que l'affaire est grave.
Il y a deux explications possibles au comportement des Belges. Soit les services secrets ignoraient que leur agent commettait des meurtres en Belgique et dirigeait parallèlement un réseau terroriste au Maroc ; soit ces mêmes services couvraient leur agent "en vertu d'un deal très particulier, qui mettait la Belgique à l'abri des attentats", en échange de la liberté d'agir pour Belliraj. Cette dernière hypothèse n'est pas totalement irréaliste : la Grande-Bretagne avait en effet un accord similaire avec des terroristes, jusqu'au jour où les trains ont sauté à Londres.
Courrier Intl'
Abdelkader Belliraj, un Belgo-Marocain arrêté le 18 février dernier au Maroc en même temps qu'une trentaine de membres d'un réseau terroriste dont il serait le dirigeant est également soupçonné d'avoir commis plusieurs meurtres en Belgique.
De plus, il aurait été pendant des années un informateur des services de renseignements belges, rapporte L'Economiste. "Cela explique le peu d'empressement que mettait la police belge à réagir aux informations fournies par son homologue marocaine", ajoute le quotidien de Casablanca qui estime que l'affaire est grave.
Il y a deux explications possibles au comportement des Belges. Soit les services secrets ignoraient que leur agent commettait des meurtres en Belgique et dirigeait parallèlement un réseau terroriste au Maroc ; soit ces mêmes services couvraient leur agent "en vertu d'un deal très particulier, qui mettait la Belgique à l'abri des attentats", en échange de la liberté d'agir pour Belliraj. Cette dernière hypothèse n'est pas totalement irréaliste : la Grande-Bretagne avait en effet un accord similaire avec des terroristes, jusqu'au jour où les trains ont sauté à Londres.
Courrier Intl'
dimanche 2 mars 2008
Sahara: le chef du Polisario dénonce le "surarmement" du Maroc
01.03.08 | LE MONDE
Le chef du mouvement indépendantiste sahraoui du Polisario Mohamed Abdelaziz a dénoncé la politique marocaine de surarmement et dénoncé une "escalade" militaire de la part de Rabat, samedi lors d'une conférence presse rapportée par l'agence algérienne APS.
M. Abdelaziz, qui s'exprimait à l'occasion de la célébration du 32e anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée en 1976), a toutefois souligné que les Sahraouis "ne souhaitent pas reprendre les armes" contre le Maroc.
Le Maroc et Polisario sont liés depuis 1991 par un accord de cessez-le-feu.
Un quatrième round de négociations est prévue le 16 mars à Manhasset, aux Etats-Unis, entre le Polisario et le Maroc, sous l'égide des Nations Unies, pour tenter de trouver une solution politique au conflit du Sahara Occidental, vieux de 32 ans.
"Nous espérons que les négociations entre les deux parties aboutiront à une solution heureuse qui évite la reprise de la guerre", a-t-il dit, ajoutant que les Sahraouis "tendent la main au Maroc pour bâtir la paix et des relations d'amitié au service des peuples des deux pays et de la région".
"La politique actuelle du Maroc d'armement en tout genre (aviation, blindés, missiles) et de redéploiement des troupes dans les territoires sahraouis occupés cache une volonté de nuire de la part du Maroc", a-t-il déclaré.
"Cette course aux armements est une préoccupation profonde pour le peuple sahraoui, au moment où le conflit maroco-sahraoui est entre les mains des Nations Unies", a dit encore M. Abdelaziz en qualifiant cette politique de "revirement du Maroc".
Il a souligné que Rabat "a opté pour l'escalade, manifestant une volonté d'agression contre la RASD, les Nations unies, la légalité internationale et la stabilité de la région".
Le Polisario avait dénoncé il y a un an la vente par l'Espagne au Maroc de quelque 1.200 véhicules blindés de "haute mobilité tactique", type VAMTAC, ainsi que de 800 camions militaires. Il a dénoncé également le récent achat par Rabat de F-16 américains.
M. Abdelaziz a appelé le Maroc à "mettre fin à son agression et à faire la paix avec le peuple sahraoui qui est déterminé à poursuivre sa lutte pour faire valoir ses droits et quel qu'en soit le prix à payer".
Il a par ailleurs dénoncé la "politique répressive du Maroc contre les Sahraouis", affirmant qu'elle est à l'origine de la "disparition" de quelque 500 Sahraouis alors que "personne ne connaît à l'heure actuelle le sort réservé (par Rabat) à 150 prisonniers politiques".
Il a demandé aux Nations Unies d'"intervenir pour protéger les populations sahraouies soumises à une répression sauvage à huis clos" dans les territoires sous contrôle marocain au Sahara Occidental.
Le chef du mouvement indépendantiste sahraoui du Polisario Mohamed Abdelaziz a dénoncé la politique marocaine de surarmement et dénoncé une "escalade" militaire de la part de Rabat, samedi lors d'une conférence presse rapportée par l'agence algérienne APS.
M. Abdelaziz, qui s'exprimait à l'occasion de la célébration du 32e anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée en 1976), a toutefois souligné que les Sahraouis "ne souhaitent pas reprendre les armes" contre le Maroc.
Le Maroc et Polisario sont liés depuis 1991 par un accord de cessez-le-feu.
Un quatrième round de négociations est prévue le 16 mars à Manhasset, aux Etats-Unis, entre le Polisario et le Maroc, sous l'égide des Nations Unies, pour tenter de trouver une solution politique au conflit du Sahara Occidental, vieux de 32 ans.
"Nous espérons que les négociations entre les deux parties aboutiront à une solution heureuse qui évite la reprise de la guerre", a-t-il dit, ajoutant que les Sahraouis "tendent la main au Maroc pour bâtir la paix et des relations d'amitié au service des peuples des deux pays et de la région".
"La politique actuelle du Maroc d'armement en tout genre (aviation, blindés, missiles) et de redéploiement des troupes dans les territoires sahraouis occupés cache une volonté de nuire de la part du Maroc", a-t-il déclaré.
"Cette course aux armements est une préoccupation profonde pour le peuple sahraoui, au moment où le conflit maroco-sahraoui est entre les mains des Nations Unies", a dit encore M. Abdelaziz en qualifiant cette politique de "revirement du Maroc".
Il a souligné que Rabat "a opté pour l'escalade, manifestant une volonté d'agression contre la RASD, les Nations unies, la légalité internationale et la stabilité de la région".
Le Polisario avait dénoncé il y a un an la vente par l'Espagne au Maroc de quelque 1.200 véhicules blindés de "haute mobilité tactique", type VAMTAC, ainsi que de 800 camions militaires. Il a dénoncé également le récent achat par Rabat de F-16 américains.
M. Abdelaziz a appelé le Maroc à "mettre fin à son agression et à faire la paix avec le peuple sahraoui qui est déterminé à poursuivre sa lutte pour faire valoir ses droits et quel qu'en soit le prix à payer".
Il a par ailleurs dénoncé la "politique répressive du Maroc contre les Sahraouis", affirmant qu'elle est à l'origine de la "disparition" de quelque 500 Sahraouis alors que "personne ne connaît à l'heure actuelle le sort réservé (par Rabat) à 150 prisonniers politiques".
Il a demandé aux Nations Unies d'"intervenir pour protéger les populations sahraouies soumises à une répression sauvage à huis clos" dans les territoires sous contrôle marocain au Sahara Occidental.
« le Johnny walker bridge »,
Les Saoudiens qui veulent s’encanailler se rendent au Royaume de Bahreïn, où on trouve alcool et boîtes de nuit à volonté, bref une véritable « île de la tentation » du Moyen-Orient. Pour y aller, il faut traverser un pont surnommé « le Johnny walker bridge »!
Vous trouverez également des saoudiens et autres hypocrites islamiques ds les bordels de Bangkok...
Religion de la paix et de la tolérance? ou du bordel et de la frustration?
Vous trouverez également des saoudiens et autres hypocrites islamiques ds les bordels de Bangkok...
Religion de la paix et de la tolérance? ou du bordel et de la frustration?
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