Propos de Jean-Marie Le Pen sur l’islam
Les tout récents propos de Jean-Marie Le Pen sur l’islam provoquent une certaine effervescence dans une partie de la blogosphère. Le Président du Front National y déclare ne voir « aucune » incompatibilité entre les cinq piliers de l’islam et le mode de vie français. Selon lui, « les médias jouent à nous faire peur avec l’islamisme », et il se demande « dans quelle mesure le terrorisme islamiste n’a pas été imaginé pour freiner l’expansion islamique ». L’homme politique, pourtant récemment condamné pour ses propos sur le danger que fait courir aux Français la présence massive de musulmans en France, déclare désormais voir autour de lui, dans la vie de tous les jours, « des musulmans intégrés à la vie sociale, très souvent par l’artisanat plus encore que par le commerce ». Il dit penser « que l’islam risque de se corrompre dans la fréquentation ou dans l’intimité d’un Occident décadent ».
À l’heure où d’autres partis classés à l’extrême-droite, tels le Vlaams Belang flamand, prennent des positions sans équivoque sur le processus d’islamisation que connaît l’Europe occidentale, le Front National français joue manifestement une autre partition, plutôt trouble et assez éloignée, semble-t-il, de celle que le sympathisant ou le militant de base du parti se figure probablement.
http://www.bivouac-id.com/2009/09/30/les-derniers-propos-de-jean-marie-le-pen-sur-lislam/
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Déja en 1938: King of Saudi Arabia Special Envoy in Berchtesgaden:
http://www.youtube.com/watch?v=RaILrRoKKC0
Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
mercredi 30 septembre 2009
lundi 28 septembre 2009
"les musulmans doivent se demander ce qu'ils peuvent faire pour l'humanité avant d'exiger que l'humanité les respecte !".
La Porsche noire, le play-boy et la burqa, par Tahar Ben Jelloun
LE MONDE
Le choc des civilisations se remarque parfois dans des situations ridicules, des comportements stupides provoqués par l'arrogance et l'ignorance. Ainsi, j'étais l'autre jour dans le sud du Maroc et j'ai assisté à cette scène : une voiture décapotable arrive à toute vitesse sur une route étroite, une piste pleine de trous. Une voiture de sport, peut-être une Porsche. Elle est conduite par un jeune, tête rasée à la mode, lunettes noires, cigarette aux lèvres et téléphone portable dans une main. Une voiture qui coûte cher, le prix d'une prairie, le prix d'une vie de travail à l'étranger ou le salaire d'un prince. La voiture s'arrête à notre niveau. Le jeune homme est fier de son machin. Il montre le pays à une femme assise à ses côtés, mais une femme enveloppée entièrement d'un voile noir, mains gantées de noir, et sur la fente, pour qu'elle puisse voir, elle a posé des lunettes noires. Un fantôme, une chose qui bouge à peine, mais ne parle pas. Cela me rappelle les dernières pages des Voix de Marrakech d'Elias Canetti, où il décrit une chose noire qui se meut à peine, mais dont on ne voit ni le corps ni aucun membre. Peut-être quelqu'un d'humain est là.
Le jeune homme sort de la Porsche, allume une cigarette et dit en français : "C'est beau mon pays !" La femme séquestrée dans ce linceul noir hoche la tête. Elle ne prononce aucun mot. Sans que je lui parle, il me dit : "Je me suis marié, et je repars avec elle, mais problème papiers, ils veulent photo identité visage découvert, ils sont fous, enfin Allah est grand !" Il passe plusieurs fois la main sur l'aile de la voiture comme s'il caressait la jambe d'une jeune fille nue. A son accent, je constate qu'il est du Rif, pays où l'on cultive du kif, avec lequel on fait le haschisch. Argent facile. Il conduit un engin comme s'il était prêt à s'embarquer pour la Lune et traite sa femme ou celle supposée être sa femme comme une esclave, une chose, un paquet enveloppé dans un service funéraire. Evidemment, il téléphone avec son portable et parle en néerlandais. Il vient de Rotterdam, car la voiture y est immatriculée. La chose le suivra dans son pays d'immigration, ou bien chargera-t-il ses parents de lui livrer le paquet par la poste ?
En repartant, il s'arrange pour que nous recevions un nuage de poussière. La chose noire n'est plus visible. Je n'ai pas eu envie de lui parler. Cela n'aurait servi à rien. Il doit avoir peur des femmes. C'est un problème d'ordre intime et relève de la psychiatrie. Il a peur qu'on lui prenne sa femme, qu'on la viole avec le regard, qu'on la désire en rêve. Alors qu'il la garde en attendant que la pauvre se réveille un jour et prenne sa revanche. C'est déjà arrivé.
Cet individu illustre à lui tout seul toutes les contradictions d'une mentalité de l'âge de pierre avec un pied dans le XXIe siècle. Il utilise les moyens techniques les plus sophistiqués et en même temps traite sa femme comme du bétail.
Ce genre de situation a été dénoncé de manière courageuse et forte par une femme arabe, une psychologue vivant à Los Angeles, qui a débattu il y a quelques mois avec un théologien égyptien sur la chaîne Al-Jazira. C'était le choc de l'année. J'ai retranscrit ce qu'elle a dit et vous en donne quelques passages : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."
Cette femme, à visage découvert évidemment, parle calmement, martèle ses mots et dit ses vérités à un monde où règne l'hypocrisie et l'obscurantisme. Quand elle dit haut et fort qu'elle est laïque et que la foi est d'ordre privé, son interlocuteur hurle, affolé : "Tu es athée, athée, ennemie de l'islam !"
Qu'on le veuille ou non, il y a bel et bien deux mondes qui s'opposent aujourd'hui : celui de la liberté et celui de la barbarie, celle notamment qui a fait démolir des statues bouddhistes en Afghanistan et interdit aux femmes d'aller à l'école ou d'enseigner, de se faire soigner par un médecin homme, de rire de manière audible, d'écouter de la musique, de se maquiller (des femmes ont eu les doigts tranchés parce qu'elles ont mis du vernis sur leurs ongles), etc. La barbarie qui envoie des jeunes gens se faire exploser dans des lieux publics, celle qui menace la paix du monde en se réclamant d'un islam qui n'a rien à voir avec cette brutalité et cette folie. Comme a dit la femme courageuse, "les musulmans doivent se demander ce qu'ils peuvent faire pour l'humanité avant d'exiger que l'humanité les respecte !".
On a beau dire et répéter que l'Afghanistan et ses talibans ne représentent pas l'islam, que ce qu'ils font est en totale contradiction avec l'esprit et la lettre musulmans, c'est au nom de cette religion qu'ils agissent et parviennent à contaminer une partie de la jeunesse d'origine musulmane, qu'elle soit en Europe ou dans les pays du Maghreb.
Le jeune immigré à la Porsche noire avec la femme en noir a disparu convaincu qu'il est un bon musulman, un homme de son temps et probablement un mari qui ne sera jamais cocu !
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Tahar Ben Jelloun est écrivain
LE MONDE
Le choc des civilisations se remarque parfois dans des situations ridicules, des comportements stupides provoqués par l'arrogance et l'ignorance. Ainsi, j'étais l'autre jour dans le sud du Maroc et j'ai assisté à cette scène : une voiture décapotable arrive à toute vitesse sur une route étroite, une piste pleine de trous. Une voiture de sport, peut-être une Porsche. Elle est conduite par un jeune, tête rasée à la mode, lunettes noires, cigarette aux lèvres et téléphone portable dans une main. Une voiture qui coûte cher, le prix d'une prairie, le prix d'une vie de travail à l'étranger ou le salaire d'un prince. La voiture s'arrête à notre niveau. Le jeune homme est fier de son machin. Il montre le pays à une femme assise à ses côtés, mais une femme enveloppée entièrement d'un voile noir, mains gantées de noir, et sur la fente, pour qu'elle puisse voir, elle a posé des lunettes noires. Un fantôme, une chose qui bouge à peine, mais ne parle pas. Cela me rappelle les dernières pages des Voix de Marrakech d'Elias Canetti, où il décrit une chose noire qui se meut à peine, mais dont on ne voit ni le corps ni aucun membre. Peut-être quelqu'un d'humain est là.
Le jeune homme sort de la Porsche, allume une cigarette et dit en français : "C'est beau mon pays !" La femme séquestrée dans ce linceul noir hoche la tête. Elle ne prononce aucun mot. Sans que je lui parle, il me dit : "Je me suis marié, et je repars avec elle, mais problème papiers, ils veulent photo identité visage découvert, ils sont fous, enfin Allah est grand !" Il passe plusieurs fois la main sur l'aile de la voiture comme s'il caressait la jambe d'une jeune fille nue. A son accent, je constate qu'il est du Rif, pays où l'on cultive du kif, avec lequel on fait le haschisch. Argent facile. Il conduit un engin comme s'il était prêt à s'embarquer pour la Lune et traite sa femme ou celle supposée être sa femme comme une esclave, une chose, un paquet enveloppé dans un service funéraire. Evidemment, il téléphone avec son portable et parle en néerlandais. Il vient de Rotterdam, car la voiture y est immatriculée. La chose le suivra dans son pays d'immigration, ou bien chargera-t-il ses parents de lui livrer le paquet par la poste ?
En repartant, il s'arrange pour que nous recevions un nuage de poussière. La chose noire n'est plus visible. Je n'ai pas eu envie de lui parler. Cela n'aurait servi à rien. Il doit avoir peur des femmes. C'est un problème d'ordre intime et relève de la psychiatrie. Il a peur qu'on lui prenne sa femme, qu'on la viole avec le regard, qu'on la désire en rêve. Alors qu'il la garde en attendant que la pauvre se réveille un jour et prenne sa revanche. C'est déjà arrivé.
Cet individu illustre à lui tout seul toutes les contradictions d'une mentalité de l'âge de pierre avec un pied dans le XXIe siècle. Il utilise les moyens techniques les plus sophistiqués et en même temps traite sa femme comme du bétail.
Ce genre de situation a été dénoncé de manière courageuse et forte par une femme arabe, une psychologue vivant à Los Angeles, qui a débattu il y a quelques mois avec un théologien égyptien sur la chaîne Al-Jazira. C'était le choc de l'année. J'ai retranscrit ce qu'elle a dit et vous en donne quelques passages : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."
Cette femme, à visage découvert évidemment, parle calmement, martèle ses mots et dit ses vérités à un monde où règne l'hypocrisie et l'obscurantisme. Quand elle dit haut et fort qu'elle est laïque et que la foi est d'ordre privé, son interlocuteur hurle, affolé : "Tu es athée, athée, ennemie de l'islam !"
Qu'on le veuille ou non, il y a bel et bien deux mondes qui s'opposent aujourd'hui : celui de la liberté et celui de la barbarie, celle notamment qui a fait démolir des statues bouddhistes en Afghanistan et interdit aux femmes d'aller à l'école ou d'enseigner, de se faire soigner par un médecin homme, de rire de manière audible, d'écouter de la musique, de se maquiller (des femmes ont eu les doigts tranchés parce qu'elles ont mis du vernis sur leurs ongles), etc. La barbarie qui envoie des jeunes gens se faire exploser dans des lieux publics, celle qui menace la paix du monde en se réclamant d'un islam qui n'a rien à voir avec cette brutalité et cette folie. Comme a dit la femme courageuse, "les musulmans doivent se demander ce qu'ils peuvent faire pour l'humanité avant d'exiger que l'humanité les respecte !".
On a beau dire et répéter que l'Afghanistan et ses talibans ne représentent pas l'islam, que ce qu'ils font est en totale contradiction avec l'esprit et la lettre musulmans, c'est au nom de cette religion qu'ils agissent et parviennent à contaminer une partie de la jeunesse d'origine musulmane, qu'elle soit en Europe ou dans les pays du Maghreb.
Le jeune immigré à la Porsche noire avec la femme en noir a disparu convaincu qu'il est un bon musulman, un homme de son temps et probablement un mari qui ne sera jamais cocu !
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Tahar Ben Jelloun est écrivain
dimanche 27 septembre 2009
jeudi 24 septembre 2009
La grande distribution a l'appétit halal
C'est une déferlante de produits alimentaires pour les musulmans dans les étals des hypermarchés. Mais certaines enseignes n'assument pas ce positionnement.
C'est une première sur les écrans français. Aux heures de grandes écoutes, les téléspectateurs ont pu visionner sur TF1 et M6 des spots vantant les «plats cuisinés Zakia halal». La marque, issue du groupe Panzani, est la première du genre à accéder à une telle visibilité. Son concurrent, IslaDélice, s'était offert en juillet plusieurs millions d'affiches en France dont certaines sur les Champs-Elysées. Ces deux opérations marketing témoignent de ce que ce marché a changé de dimension. Rappelons que pour être halal (terme qui signifie en arabe «autorisé»), un article ne comporte ni alcool ni porc, et la viande provient d'une bête égorgée par un sacrificateur musulman, sans étourdissement préalable. Selon le cabinet de marketing Solis, le secteur affiche en 2009 un chiffre d'affaires de quatre milliards d'euros (hors restauration collective), porté par un taux de croissance annuel de plus de 10%. Par comparaison, le bio n'atteint que les 2,6 milliards d'euros. Au total, ce sont cinq millions de Français qui consomment régulièrement ces produits.
Du foie gras et du champagne halal
Antoine Bonnel a ouvert en 2004 le premier salon «halal, ethnique et kascher». Chaque année, on y trouve toutes les tendances du moment : burgers, lasagnes, nems, yaourts, biscuits, bonbons sans gélatine de porc, foie gras et même du champagne sans alcool. Le business n'est évidemment pas étranger à cette vague : Evian a étonnamment fait certifier «halal» son eau, garantissant que ses bouteilles n'ont pas côtoyé de trop près celles d'alcools. Une précaution notamment destinée au marché malaisien.
La grande distribution n'entend plus rester inerte face à un marché aujourd'hui couvert à 80% par des boucheries traditionnelles. La plupart des hypermarchés disposent de leur rayon dédié. On y trouve Fleury-Michon, Maggi, Herta et Panzani en version halal. Auchan compte au total 80 références en charcuterie, une quarantaine de surgelés et une trentaine de produits traiteur destinés à ses clients musulmans. «98% de nos magasins proposent ces articles», assure Stéphane Renaud, acheteur en produits du monde. Les acteurs du hard discount (Leader Price, ED, Lidl, etc.) ont aussi investi ce créneau. Plus que par enseigne, c'est le critère géographique qui commande la présence ou non de gammes halal dans les étals. «Elle est plus fournie dans les hypermarchés de Marseille où la communauté musulmane est plus importante que dans ceux de Bordeaux», explique Florence Blackler, sociologue à l'unité anthropologique de l'université Aix-Marseille.
Toute la difficulté est d'attirer le client musulman sans déplaire aux autres. Labeyrie a subi une vague de pétitions qui a circulé sur internet lorsque ce producteur de foie gras a commercialisé un produit halal. De la même façon, certains blogs ont promptement réagi aux publicités de Zakia, appelant au boycott des enseignes vendant cette marque. Pour ménager les uns et les autres, les publicitaires font le grand écart, ayant recours à des slogans vantant l'exotisme des produits. Le cœur de cible comprend, les autres tolèrent… «Plutôt que de parler de ramadan, nous communiquons sur l'orient pour toucher le plus grand nombre.
(...)
http://www.lefigaro.fr/conso/2009/09/21/05007-20090921ARTFIG00381-la-grande-distribution-a-l-appetit-halal-.php
C'est une première sur les écrans français. Aux heures de grandes écoutes, les téléspectateurs ont pu visionner sur TF1 et M6 des spots vantant les «plats cuisinés Zakia halal». La marque, issue du groupe Panzani, est la première du genre à accéder à une telle visibilité. Son concurrent, IslaDélice, s'était offert en juillet plusieurs millions d'affiches en France dont certaines sur les Champs-Elysées. Ces deux opérations marketing témoignent de ce que ce marché a changé de dimension. Rappelons que pour être halal (terme qui signifie en arabe «autorisé»), un article ne comporte ni alcool ni porc, et la viande provient d'une bête égorgée par un sacrificateur musulman, sans étourdissement préalable. Selon le cabinet de marketing Solis, le secteur affiche en 2009 un chiffre d'affaires de quatre milliards d'euros (hors restauration collective), porté par un taux de croissance annuel de plus de 10%. Par comparaison, le bio n'atteint que les 2,6 milliards d'euros. Au total, ce sont cinq millions de Français qui consomment régulièrement ces produits.
Du foie gras et du champagne halal
Antoine Bonnel a ouvert en 2004 le premier salon «halal, ethnique et kascher». Chaque année, on y trouve toutes les tendances du moment : burgers, lasagnes, nems, yaourts, biscuits, bonbons sans gélatine de porc, foie gras et même du champagne sans alcool. Le business n'est évidemment pas étranger à cette vague : Evian a étonnamment fait certifier «halal» son eau, garantissant que ses bouteilles n'ont pas côtoyé de trop près celles d'alcools. Une précaution notamment destinée au marché malaisien.
La grande distribution n'entend plus rester inerte face à un marché aujourd'hui couvert à 80% par des boucheries traditionnelles. La plupart des hypermarchés disposent de leur rayon dédié. On y trouve Fleury-Michon, Maggi, Herta et Panzani en version halal. Auchan compte au total 80 références en charcuterie, une quarantaine de surgelés et une trentaine de produits traiteur destinés à ses clients musulmans. «98% de nos magasins proposent ces articles», assure Stéphane Renaud, acheteur en produits du monde. Les acteurs du hard discount (Leader Price, ED, Lidl, etc.) ont aussi investi ce créneau. Plus que par enseigne, c'est le critère géographique qui commande la présence ou non de gammes halal dans les étals. «Elle est plus fournie dans les hypermarchés de Marseille où la communauté musulmane est plus importante que dans ceux de Bordeaux», explique Florence Blackler, sociologue à l'unité anthropologique de l'université Aix-Marseille.
Toute la difficulté est d'attirer le client musulman sans déplaire aux autres. Labeyrie a subi une vague de pétitions qui a circulé sur internet lorsque ce producteur de foie gras a commercialisé un produit halal. De la même façon, certains blogs ont promptement réagi aux publicités de Zakia, appelant au boycott des enseignes vendant cette marque. Pour ménager les uns et les autres, les publicitaires font le grand écart, ayant recours à des slogans vantant l'exotisme des produits. Le cœur de cible comprend, les autres tolèrent… «Plutôt que de parler de ramadan, nous communiquons sur l'orient pour toucher le plus grand nombre.
(...)
http://www.lefigaro.fr/conso/2009/09/21/05007-20090921ARTFIG00381-la-grande-distribution-a-l-appetit-halal-.php
lundi 14 septembre 2009
LA DEPORTATION DES MAROCAINS D'ALGERIE EN 1975
Tiens c'est bizarre, Dieudonné ne milite pas pour cette cause...?
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Mémoire d’un Marocain d’Algérie
Récit d’une déportation
Un des moments de l’histoire qui restent vivaces malgré l’usure du temps dans la mémoire de ceux qui les ont vécus. On est en décembre 1975, quelques semaines après la Marche verte qui a mobilisé quelque 350 000 Marocains pour la libération du Sahara occidental du joug espagnol. l’Algérie décide d’expulser le même nombre 350 000 marocains vers le Maroc . La communauté marocaine en Algérie est la plus ancienne des communautés de ce pays; de ce fait, beaucoup de familles ont perdu au fil des générations tout lien avec leur pays d’origine, le Maroc. En outre, les mariages mixtes sont venus fondre cette communauté dans la société algérienne. Rien ne différenciait l’Algérien de son frère marocain. Tous deux ont combattu côte à côte pour la justice et l’égalité lors de la guerre de libération. Beaucoup ont perdu leur vie, d’autre l’ont risquée. Malheureusement, après l’indépendance, cette communauté a vite sombré dans l’ostracisme et l’exclusion aggravés et accentués par les conflits algéro/marocains qui ont vu le jour dès 1963 avec la guerre dite "des sables". Des familles enracinées en Algérie et résidant légalement dans ce pays ont été spoliées de leurs biens et expulsées vers le Maroc, pays qu’elles connaissaient peu ou parfois pas du tout. Des familles mixtes ont été "dépecées". Des enfants ont été arrachés à leur mère et des femmes séparées de leurs enfants et leur conjoint. Ces exactions constituent une grave violation des droits de l’homme. Nous sommes au mois de décembre 1975 et ça coïncide avec la fête de l’Aid el Kébir. Un camarade de classe m’interpelle. Il m’informe que la police me demande. La famille est pour sa part déjà détenue. Je n’ai même pas le temps de retourner en classe pour récupérer mes cahiers. Mon cartable est en effet à la maison. Je quitte le collège au vu et au su de tout le monde pendant la récréation. Je me sens choqué et humilié. Je monte dans le fourgon de la police. Un policier m’y dit : "Vous partez au Maroc pour insulter le roi Hassan II." Nous faisons partie de la dernière vague des expulsés. J’arrive dans un commissariat rempli de personnes promises à la déportation. La situation peut être qualifiée de dramatique. Les enfants pleurent. Il fait froid . Cette scène indigne horrifie. Un jeune policier que je connais est présent. J’entre au commissariat, car les gens sont à ce point nombreux qu’ils débordent les alentours dans une cohue indescriptible. Et ce à telle enseigne que l’on finit par les placer dans des garages. (...)
http://www.dabio.net/LA-DEPORTATION-DES-MAROCAINS-D-ALGERIE-EN-1975_a5705.html
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Mémoire d’un Marocain d’Algérie
Récit d’une déportation
Un des moments de l’histoire qui restent vivaces malgré l’usure du temps dans la mémoire de ceux qui les ont vécus. On est en décembre 1975, quelques semaines après la Marche verte qui a mobilisé quelque 350 000 Marocains pour la libération du Sahara occidental du joug espagnol. l’Algérie décide d’expulser le même nombre 350 000 marocains vers le Maroc . La communauté marocaine en Algérie est la plus ancienne des communautés de ce pays; de ce fait, beaucoup de familles ont perdu au fil des générations tout lien avec leur pays d’origine, le Maroc. En outre, les mariages mixtes sont venus fondre cette communauté dans la société algérienne. Rien ne différenciait l’Algérien de son frère marocain. Tous deux ont combattu côte à côte pour la justice et l’égalité lors de la guerre de libération. Beaucoup ont perdu leur vie, d’autre l’ont risquée. Malheureusement, après l’indépendance, cette communauté a vite sombré dans l’ostracisme et l’exclusion aggravés et accentués par les conflits algéro/marocains qui ont vu le jour dès 1963 avec la guerre dite "des sables". Des familles enracinées en Algérie et résidant légalement dans ce pays ont été spoliées de leurs biens et expulsées vers le Maroc, pays qu’elles connaissaient peu ou parfois pas du tout. Des familles mixtes ont été "dépecées". Des enfants ont été arrachés à leur mère et des femmes séparées de leurs enfants et leur conjoint. Ces exactions constituent une grave violation des droits de l’homme. Nous sommes au mois de décembre 1975 et ça coïncide avec la fête de l’Aid el Kébir. Un camarade de classe m’interpelle. Il m’informe que la police me demande. La famille est pour sa part déjà détenue. Je n’ai même pas le temps de retourner en classe pour récupérer mes cahiers. Mon cartable est en effet à la maison. Je quitte le collège au vu et au su de tout le monde pendant la récréation. Je me sens choqué et humilié. Je monte dans le fourgon de la police. Un policier m’y dit : "Vous partez au Maroc pour insulter le roi Hassan II." Nous faisons partie de la dernière vague des expulsés. J’arrive dans un commissariat rempli de personnes promises à la déportation. La situation peut être qualifiée de dramatique. Les enfants pleurent. Il fait froid . Cette scène indigne horrifie. Un jeune policier que je connais est présent. J’entre au commissariat, car les gens sont à ce point nombreux qu’ils débordent les alentours dans une cohue indescriptible. Et ce à telle enseigne que l’on finit par les placer dans des garages. (...)
http://www.dabio.net/LA-DEPORTATION-DES-MAROCAINS-D-ALGERIE-EN-1975_a5705.html
dimanche 13 septembre 2009
Amsterdam: L’école de la ségrégation perd des subventions
L’école islamique As-Siddieq crée des remous, jusqu’au sein du Parlement néerlandais, où la droite populiste a réclamé des explications sur «l’apartheid» entre chrétiens et musulmans qui serait prôné par cette institution, gérant trois établissements dans des quartiers d’Amsterdam. Selon un rapport de l’inspecteur d’académie, confirmé par le ministère de l’Education, les enfants de 6 et 7 ans y apprennent que seuls les musulmans sont «bons» et que les chrétiens sont «en voie de disparition».
Hennie Metsemakers, une enseignante non musulmane, pensait servir la cause de l’intégration en travaillant dans l’une de ces écoles. Elle aurait été licenciée parce qu’elle évoquait d’autres religions durant ses cours d’histoire. En août, elle a raconté au quotidien Het Parool qu’elle devait prendre ses repas séparément, ses collègues n’étant pas autorisés à lui donner le salut musulman, «salam», sous prétexte que les non-musulmans ne peuvent connaître «la paix».
Le gouvernement a donc décidé, le 27 août, de diminuer de 5 % la subvention de 4,5 millions d’euros accordée à cette école ultrarigoriste fréquentée par 900 élèves. Les fonds publics pourraient être à nouveau réduits en mars, après une nouvelle inspection, si l’école continue de «menacer l’intégration» de ses élèves. La municipalité d’Amsterdam, de son côté, a supprimé l’intégralité de sa subvention à As-Siddieq. Sharon Dijksma, la secrétaire d’Etat à l’Education, a expliqué qu’il n’était pas possible de fermer une école aux Pays-Bas, même si elle préconise la ségrégation. La liberté de religion et d’éducation figure en toutes lettres dans la Constitution. Une liberté de plus en plus remise en question, au grand dam du puissant Conseil des écoles chrétiennes (Besturenraad), qui s’est déclaré «déçu» par les sanctions visant As-Siddieq. Wim Kuiper, président du Besturenraad, pense «qu’il faut des points de vue différents sur la vie et la société».
Aux Pays-Bas, les deux tiers des élèves du primaire fréquentent des écoles privées confessionnelles, protestantes ou catholiques. Le gouvernement ne dispose que de moyens de pression limités sur ces établissements, tel que le remboursement des subventions. Fin 2008, La Haye a ainsi demandé à une quinzaine d’écoles islamiques n’ayant pas le niveau requis de rendre les 6,1 millions d’euros de subventions alloués en 2004 et 2005.
L’argument de l’école As-Siddieq, selon lequel les chrétiens seraient «en voie de disparition», trouve un écho particulier aux Pays-Bas. Dans les grandes villes, la population allochtone, issue des immigrations marocaine et turque notamment, est en passe de supplanter la population autochtone, au faible taux de natalité. Geert Wilders, le chef de la droite populiste, a passé le mois d’août à enquêter sur les prénoms le plus souvent donnés aux nouveau-nés. Selon des données collectées par le magazine Elsevier, Mohamed arrive seizième au niveau national, mais l’emporte à Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye.
http://www.liberation.fr/monde/0101589168-l-ecole-de-la-segregation-perd-des-subventions
Hennie Metsemakers, une enseignante non musulmane, pensait servir la cause de l’intégration en travaillant dans l’une de ces écoles. Elle aurait été licenciée parce qu’elle évoquait d’autres religions durant ses cours d’histoire. En août, elle a raconté au quotidien Het Parool qu’elle devait prendre ses repas séparément, ses collègues n’étant pas autorisés à lui donner le salut musulman, «salam», sous prétexte que les non-musulmans ne peuvent connaître «la paix».
Le gouvernement a donc décidé, le 27 août, de diminuer de 5 % la subvention de 4,5 millions d’euros accordée à cette école ultrarigoriste fréquentée par 900 élèves. Les fonds publics pourraient être à nouveau réduits en mars, après une nouvelle inspection, si l’école continue de «menacer l’intégration» de ses élèves. La municipalité d’Amsterdam, de son côté, a supprimé l’intégralité de sa subvention à As-Siddieq. Sharon Dijksma, la secrétaire d’Etat à l’Education, a expliqué qu’il n’était pas possible de fermer une école aux Pays-Bas, même si elle préconise la ségrégation. La liberté de religion et d’éducation figure en toutes lettres dans la Constitution. Une liberté de plus en plus remise en question, au grand dam du puissant Conseil des écoles chrétiennes (Besturenraad), qui s’est déclaré «déçu» par les sanctions visant As-Siddieq. Wim Kuiper, président du Besturenraad, pense «qu’il faut des points de vue différents sur la vie et la société».
Aux Pays-Bas, les deux tiers des élèves du primaire fréquentent des écoles privées confessionnelles, protestantes ou catholiques. Le gouvernement ne dispose que de moyens de pression limités sur ces établissements, tel que le remboursement des subventions. Fin 2008, La Haye a ainsi demandé à une quinzaine d’écoles islamiques n’ayant pas le niveau requis de rendre les 6,1 millions d’euros de subventions alloués en 2004 et 2005.
L’argument de l’école As-Siddieq, selon lequel les chrétiens seraient «en voie de disparition», trouve un écho particulier aux Pays-Bas. Dans les grandes villes, la population allochtone, issue des immigrations marocaine et turque notamment, est en passe de supplanter la population autochtone, au faible taux de natalité. Geert Wilders, le chef de la droite populiste, a passé le mois d’août à enquêter sur les prénoms le plus souvent donnés aux nouveau-nés. Selon des données collectées par le magazine Elsevier, Mohamed arrive seizième au niveau national, mais l’emporte à Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye.
http://www.liberation.fr/monde/0101589168-l-ecole-de-la-segregation-perd-des-subventions
samedi 12 septembre 2009
Relation Maroc-Algérie
Témoignage:
Lorsque la France possédait le Maghreb, les Marocains n’avaient aucun problème a s’installer en Algérie. Il leur suffisait de prendre leurs bagages et de choisir la ville ou village dans lequel ils voulaient travailler et fonder une famille. La même chose était valable pour les Algériens voulant vivre au Maroc et j’imagine que du coté Tunisien, il en était de même.
Ceci a continué pendant à peine quelques années après l’indépendance, jusqu’au jour ou Boumediene décréta, naturellement sans le consentement du peuple, qu’il fallait dés à présent des visas afin de sortir d’Algérie, transformant celle ci en prison à ciel ouvert...
Il a surement dû confondre son peuple avec ses troupes, nécessitant une permission pour sortir de la caserne.
Depuis les choses n’étaient plus les mêmes, allant de mal en pire, et le coup de grâce à nos relations habituelles fut délivré par la tragédie des déportés de 1975, un acte de représailles pour la marche verte. La soif du contrôle s’était emparée de ces chefs arrivistes, qui étaient censés faciliter la vie du peuple, ce dernier ayant cru à l’indépendance et a une vie meilleure après avoir chassé la puissance coloniale. C’est tout le contraire qui s’est produit et le fait suivant a lui seul, est une mesure réelle de leur échec total et répulsif: aujourd’hui, un ex-membre de l’OAS ou un ex-tortionnaire de l’armée Française peut circuler, résider et travailler dans TOUT le Maghreb, mais un frère Algérien, Marocain ou Tunisien ne peut pas en faire autant.
Ce qui aiguise ma curiosité, c’est que ces dirigeants n’ont, jusqu'à présent, aucune inclinaison a nous expliquer si cette frontière restera fermée pour 10, 20 ou 50 ans encore… à ce sujet c’est le silence radio… ils n’ont de compte a rendre à personne. Les besoins et les aspirations du peuple qu’ils gouvernent leur importent peu, car à leurs yeux ce peuple est mineur et ignorant, ce sont EUX qui savent, qui pensent et décident pour lui (...)
Quelle fourberie ! Il n’est pas étonnant que beaucoup d'anciens disent aujourd’hui « si nous savions tous ça, nous n’aurions jamais aider à chasser la France »
(...)
http://recitdevie.blogs.courrierinternational.com/
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Mais que fait Euro-palestine...?
Lorsque la France possédait le Maghreb, les Marocains n’avaient aucun problème a s’installer en Algérie. Il leur suffisait de prendre leurs bagages et de choisir la ville ou village dans lequel ils voulaient travailler et fonder une famille. La même chose était valable pour les Algériens voulant vivre au Maroc et j’imagine que du coté Tunisien, il en était de même.
Ceci a continué pendant à peine quelques années après l’indépendance, jusqu’au jour ou Boumediene décréta, naturellement sans le consentement du peuple, qu’il fallait dés à présent des visas afin de sortir d’Algérie, transformant celle ci en prison à ciel ouvert...
Il a surement dû confondre son peuple avec ses troupes, nécessitant une permission pour sortir de la caserne.
Depuis les choses n’étaient plus les mêmes, allant de mal en pire, et le coup de grâce à nos relations habituelles fut délivré par la tragédie des déportés de 1975, un acte de représailles pour la marche verte. La soif du contrôle s’était emparée de ces chefs arrivistes, qui étaient censés faciliter la vie du peuple, ce dernier ayant cru à l’indépendance et a une vie meilleure après avoir chassé la puissance coloniale. C’est tout le contraire qui s’est produit et le fait suivant a lui seul, est une mesure réelle de leur échec total et répulsif: aujourd’hui, un ex-membre de l’OAS ou un ex-tortionnaire de l’armée Française peut circuler, résider et travailler dans TOUT le Maghreb, mais un frère Algérien, Marocain ou Tunisien ne peut pas en faire autant.
Ce qui aiguise ma curiosité, c’est que ces dirigeants n’ont, jusqu'à présent, aucune inclinaison a nous expliquer si cette frontière restera fermée pour 10, 20 ou 50 ans encore… à ce sujet c’est le silence radio… ils n’ont de compte a rendre à personne. Les besoins et les aspirations du peuple qu’ils gouvernent leur importent peu, car à leurs yeux ce peuple est mineur et ignorant, ce sont EUX qui savent, qui pensent et décident pour lui (...)
Quelle fourberie ! Il n’est pas étonnant que beaucoup d'anciens disent aujourd’hui « si nous savions tous ça, nous n’aurions jamais aider à chasser la France »
(...)
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Mais que fait Euro-palestine...?
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