dimanche 28 juin 2009

Caroline Fourest et le voile intégral

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Pendant ce temps, sur les trottoirs de France, des Samia ou des Marie-Christine ont choisi leur camp. Celui de la lutte contre l'émancipation. Elles prennent le voile intégral pour rester "pures", se protéger du monde extérieur (tous les autres). Elles ne comprennent pas que leurs grandes capes noires choquent. Elles, ce qui les choque, c'est le manque de pudeur, "tous ces pédés dans la rue" et ces "femmes qui ne se marient pas". Elles sont nées en France, sont allées à l'école, elles ne manquent ni d'éducation ni d'intégration. Elles sont françaises et elles ont choisi librement... l'aliénation. Pour faire plaisir à l'homme qu'elles aiment ou par fierté. Pour montrer qu'elles sont plus pieuses que les autres. Leur voile n'est dans aucun Coran. C'est un uniforme politique encouragé depuis l'Arabie saoudite. Il est censé être plus pudique. Avec lui, pourtant, on ne voit qu'elles. Elles le portent comme on entre dans une secte, avec la foi aveugle des convertis. Mais les groupes salafistes qui leur suggèrent ce choix, eux, sont dans une démarche politique. Comment ne pas s'interroger sur le message qu'ils envoient à travers le corps des femmes ?

Si nous vivions dans un monde où le Ku Klux Klan avait pris le pouvoir aux Etats-Unis et pendait des Noirs... que penserions-nous si des Français se mettaient à porter leur cagoule blanche pour faire leurs courses ? Le fait qu'ils soient consentants suffirait-il à nous rassurer ? Suffit-il de déguiser son sectarisme politique en religion pour que tout soit permis dans l'espace public ?

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Caroline Fourest

vendredi 26 juin 2009

David Mascré

David Mascré vient de consacrer un livre au meurtre de Ilan Halimi, Des barbares dans la cité, Editions de l'Infini.
Texte d'Aristote, cité par l'auteur :"L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation.Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre".

jeudi 25 juin 2009

Kalachnikov à La Courneuve

Des balles de kalachnikov ont été retrouvées à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) lors des perquisitions menées mercredi dans différents points de la ville, a-t-on appris de sources concordantes aujourd'hui. Selon des sources proches de l'enquête, les enquêteurs ont découvert des balles chez l'un des trois jeunes gens placés mercredi en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'utilisation d'une arme de ce type contre la police en mai à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

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Les enquêteurs du Service départemental de la police judiciaire (SDPJ), épaulés par la brigade de recherche et d'intervention (BRI, "anti-gang"), ont mené une opération en plusieurs lieux de La Courneuve mercredi et procédé à trois interpellations ponctuées de perquisitions chez les suspects, ont précisé des sources proches de l'enquête.
Les trois suspects ont ensuite été placés en garde à vue au SDPJ, ont ajouté les sources. La kalachnikov n'aurait pas été retrouvée en l'état des investigations.

Dans le quartier sensible des "4.000" de La Courneuve, des tirs à l'arme de guerre --une kalachnikov de calibre 7,62 mm-- avaient été essuyés le dimanche 17 mai par un fourgon de police convoyant deux gardés à vue, lors d'un guet-apens tendu par plusieurs individus.Ce type de violence, très rare (pour l'instant) en banlieue parisienne, avait suscité une vive émotion, notamment parmi les forces de l'ordre.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/06/25/01011-20090625FILWWW00462-des-balles-de-kalachnikov-a-la-courneuve.php

Chez elle, la CGT n’aime pas les sans-papiers





"Dieu rit des gens qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."
Bossuet.

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Expulsion. Le service d’ordre du syndicat a fait évacuer la Bourse du travail de Paris, hier.

Matelas sous le bras, sacs et couvertures à la main, ils sont sortis un à un, sous le regard des CRS. Sur le trottoir, bordé par des dizaines de fourgons de police et de cars de CRS, des femmes pleurent, en état de choc. Après quatorze mois passés à vivre jour et nuit dans les locaux de la Bourse du travail à Paris, les occupants de ce grand bâtiment proche de la place de la République se sont retrouvés à la rue hier midi, évacués de force.

«Squat».
Africains en situation irrégulière, ils étaient autour de 500 à y vivre en permanence et près de 1 200 par intermittence. Qui a mené l’opération ? Les évacués ont vite accusé non pas la police mais la CGT, qui aurait envoyé son service d’ordre faire le sale boulot. Scénario que le syndicat a fini par reconnaître quelques heures plus tard : «Après avoir essayé en vain de négocier pendant des mois, nous avons décidé de mettre un terme à une occupation qui était devenue un squat», justifie Patrick Picard, secrétaire général de l’Union départementale de Paris. Pourquoi un syndicat qui monte régulièrement au créneau sur la question des travailleurs sans-papiers a-t-il délogé des travailleurs sans-papiers ? D’abord pour récupérer son lieu de travail, la CGT disposant d’une partie du bâtiment. Ensuite, le syndicat entretient depuis le début des relations tendues avec les occupants, pour la plupart travailleurs isolés, employés dans le nettoyage ou la sécurité, qui se sont rassemblés dans un collectif autonome, la CSP 75 (coordination des sans-papiers), sans jamais vouloir se rapprocher de la CGT pour les demandes de régularisation. (eh oui, ça rigole pas avec la milice d'extrême gauche, il faut marcher au pas)

Après plusieurs semaines de menaces, la CGT a donc envoyé hier «quelques dizaines de militants», qui n’ont pas fait les choses à moitié. Les témoins décrivent tous la même scène, très brutale : vers 12 h 30, alors que, comme chaque mercredi, le gros des occupants manifestait place du Châtelet pour réclamer des régularisations, une trentaine de gros bras, «crânes rasés», brassard orange, masqués, ont débarqué armés de «bâtons» et de «bonbonnes de lacrymo», les yeux protégés par des «lunettes de piscine». Gazés, les occupants sont contraints de quitter les lieux. La police, arrivée «dix minutes plus tard», reste à la porte du bâtiment, faute, explique-t-on, de réquisition du propriétaire, en l’occurrence la mairie de Paris. CRS et pompiers suivent.

Sur le boulevard, les passants s’échauffent : «ratonnade», «nettoyage», «Sarkozy assassin»…
(Rafle et déportation tant qu'on y est... Aucuns de ces courageux bien sûr, n'accueillera de sans-papiers chez lui)


http://www.liberation.fr/societe/0101576090-chez-elle-la-cgt-n-aime-pas-les-sans-papiers

samedi 20 juin 2009

On a les fans qu'on mérite...

Venezuela : le président vénézuélien Hugo Chavez a réclamé ce vendredi des ''applaudissements'' pour son homologue américain dont il a salué la fermeté à l'égard d'Israël. (Guysen.International.News)

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Les silences de Barack Hussein Obama

Par Ivan Rioufol

Crédible, Barack Hussein Obama ? Ses approximations historiques, qui présentent l'islam, religion de son père, comme source de l'Europe des Lumières et d'inventions comme l'imprimerie, font douter du sérieux de ses analyses. D'autant qu'il dit aussi : "Les États-Unis sont l'un des plus grands pays musulmans de la planète." Sa récente promotion du voile islamique, symbole de la soumission de la femme, a choqué les défenseurs de la laïcité. L'icône, un brin distante lors de son séjour à Paris, ne mérite pas l'unanimité des louanges.

L'obamania qui dure, notamment au sein de l'intelligentsia française, obscurcit l'élémentaire esprit critique. Au prétexte que le président des États-Unis a entrepris de se démarquer de son prédécesseur, toute sa politique est louangée par les anti-bushistes d'hier. Même ses œillades aux islamistes et ses mains tendues aux despotes sont jugées exemplaires d'intelligence, par ceux qui estiment que l'Occident doit s'astreindre à l'humilité. Auraient-ils oublié, ces héritiers de Chamberlain, que le totalitarisme méprise les faibles ?

Le coup d'État de Mahmoud Ahmadinejad, en Iran, qui vient de se faire réélire haut la main en fraudant les urnes, a dévoilé s'il en était besoin l'oppression de ce régime islamo-fasciste, qui construit sa bombe atomique et menace Israël. L'irrationalité de ses dirigeants, qui attendent l'Apocalypse comme une délivrance, rend d'autant plus aléatoire toute tentative d'apaisement. Aussi est-il consternant d'observer les silences d'Obama devant cette tyrannie, qu'il n'ose pas même nommer pour ce qu'elle est.

Sa politique de la main tendue est déjà un échec, puisqu'elle l'empêche de choisir, par prudence, entre la répression des illuminés et l'aspiration d'un peuple à sa souveraineté. Alors que la foule iranienne osait, dès lundi, braver les interdits et les balles (sept morts à Téhéran), le président de la plus grande démocratie se garde de prendre parti, sous les encouragements de ses thuriféraires. À moins qu'Obama ne se ressaisisse, il est loisible de voir une lâcheté dans cette attitude.

D'ailleurs, plus généralement, le "soft power" déployé par Obama, en réplique au bellicisme prêté à Bush et aux néoconservateurs, ne brille apparemment pas par son efficacité. Non seulement l'Iran le plus rétrograde se braque, menaçant les droits de l'homme et la paix dans le monde, mais la Corée du Nord multiplie aussi les provocations dans sa course à l'armement nucléaire.

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Faudrait-il que les démocraties fassent profil bas, au prétexte de ne pas susciter le courroux des dictateurs ? Nombre d'obamaniaques le pensent, sans s'alarmer de l'esprit de capitulation qui les gagne. Certes il est de bon ton de reconnaître à l'Occident "une certaine arrogance" (Dominique de Villepin, La Cité des hommes, Plon). Pourtant, c'est bien lui qui reste la référence pour une partie de cette jeunesse en colère, qui aspire à son mode de vie.

Il est d'ailleurs paradoxal d'observer ce goût pour l'autoflagellation, commun aux élites européennes prêtes à prendre acte du déclin de l'Occident, tandis que sa civilisation sert toujours d'idéal ailleurs, au point d'avoir mis en échec le Hezbollah lors des récentes élections législatives libanaises.

vendredi 19 juin 2009

Le sens de l'humour musulman

La couverture du magazine israélien Time Out consacrée la semaine dernière à la Gay Pride, la parade des homosexuels et des transsexuels, a fait scandale. On y voyait des musulmans agenouillés en train de prier, de dos, avec ce titre :
"Vous voyez une menace, nous voyons une opportunité" Peut-on aller aussi loin dans la provocation ? (les pauvres chéris, les blagues sur le pape et les juifs ne les dérangent pourtant pas...)

Les éditeurs de Time Out pensaient avoir fait un titre humoristique sur la Gay Pride du 12 juin. Mais cette couverture n’a pas fait sourire tout le monde. Plusieurs associations homosexuelles israéliennes et palestiniennes, ont réagi, dans un communiqué commun, qualifiant la une de raciste et d’homophobe. Elles se sont dites choquées par les connotations associées au mot "opportunités" : "De quelle opportunités s’agit-il ? de bai*** l’islam ? de bai*** les
musulmans ? Parce qu’ils sont ‘une menace’ ? ou parce qu’ils sont ‘exotiques’ ? Ou est-ce là une opportunité de ‘bai*** l’ennemi’ en lui assénant un coup dans le dos alors qu’il fait sa prière ?" (ça lui ferait pourtant le plus grand bien)

Le magazine a présenté ses excuses "à tous ceux et celles qui ont été offusqués" par leur couverture. Son rédacteur-en-chef, Itay Valdman, a expliqué à l’équipe des Observateurs que l’objectif était de "tourner en dérision les positions islamophobes et homophobes largement répandues". Et d’ajouter qu’"à l’évidence nous ne détestons ni les musulmans, ni les homosexuels. Nous aimons simplement rigoler et nous sommes surpris de voir que ce qui nous fait rire suscite chez d’autres la colère".

France24

Qui sont les femmes qui portent la burqa en France ?

Elles seraient quelques milliers en France à porter un voile intégral, avec ou sans tissu grillagé au niveau des yeux.

Le gouvernement n'exclut pas de légiférer sur le port de ce voile, dont les adeptes en France sont souvent jeunes et proches du mouvement salafiste qui prône un islam rigoriste.

Si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, «la majorité a volontairement adopté cette tenue», tranche Bernard Godard, spécialiste de l'islam (1). «Beaucoup ont la nationalité française. Et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs», ajoute cet ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. «Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte», poursuit-il.

Les salafistes, tenant d'un islam radical, restent minoritaires en France. Ils seraient entre 30 000 et 50 000. Mais ils progressent régulièrement, dopés par leur opposition à l'Occident. Un fondamentalisme qui, comme le tabligh, attire justement des jeunes en mal d'absolu, dont des femmes. Comme dans les sectes, leurs membres passent des heures à peaufiner les règles, à revoir les sourates, mais aussi les milliers de hadiths, ces paroles rapportées du Prophète qu'ils entendent respecter à la lettre. Or ces hadiths sont aussi riches que contradictoires.

Majoritaire en France, l'islam malékite ne prescrit pas de voile intégral. Ce grand voile n'appartient ni aux obligations religieuses classiques ni aux traditions du Maghreb. Pourtant, seul le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui dépend de l'Algérie, s'est clairement prononcé contre ce niqab. Les autres mouvements paraissent gênés, analyse-t-on à la Direction centrale du renseignement intérieur, car ils composent avec une frange fondamentaliste en leur sein.


À mesure que le salafisme se propage, le profil de ces femmes se diversifie. Beaucoup font de leur surenchère religieuse un élément de distinction dans leur famille, dans leur milieu. Telle Sofia, étudiante en physique-chimie à Paris-VII, titulaire d'un bac mention bien, qui apparaissait toujours entièrement voilée dans l'amphithéâtre de sa faculté, suscitant le malaise des professeurs. Après avoir décroché une très bonne note de soutenance, elle a obtenu un stage dans la prestigieuse maison Chanel, rêvant de travailler dans la cosmétique.

Tout aussi sophistiquée, la chevelure blonde parfaitement brushée, «Delphine-Aïcha», mère de quatre enfants, aime provoquer : «Vous pensiez que j'avais les cheveux gras ? J'ai une copine coiffeuse qui vient à domicile !» Née catholique dans la classe moyenne de la région parisienne, elle fait partie des nombreuses converties qui cher­chaient «un sens à la vie». «Bien sûr, j'ai d'abord rencontré un musulman. Mais c'est moi qui ai évolué vers plus d'islam, par foi», raconte-t-elle. Du foulard, au hidjab, puis au niqab. Per­dant au passage l'appui de ses pa­rents «qui n'acceptent pas ma te­nue», elle chérit d'autant plus «la solidarité» de ses nouvelles «sœurs».

Karima, elle, a grandi aux Courtilles, une cité de Saint-Denis. Après une adolescence banale, jean moulant, boucles d'oreille et flirts, elle rate son BEP, commence des ménages, sent sa vie faner dans la cité, l'horizon se rétrécir. Amoureuse d'un voisin retourné vers l'islam, elle accepte de le suivre dans son fondamentalisme. Du foulard à la tenue intégrale, en quelques années. À cette époque, elle ne sort plus qu'avec lui, uniquement pour promener les enfants. Qui ne fréquentent pas l'école maternelle publique, jugée koufar (mécréante), mais une crèche salafiste semi-clandestine. À la maison, les poupées des petits ont le vi­sage brûlé, car on ne doit rien représenter… Deux ans plus tard, partie vivre en Algérie, Karima ne cache pas sa souffrance car son mari va prendre une deuxième épouse.

(1) Auteur de Musulmans de France, éditions Robert Laffont, 2007

Le Figaro

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Quand les biens-pensants se racontent des histoires:

Ca a commencé avec un article de rue89 la semaine dernière qui révélait qu’on parlait beaucoup de la burqa en France mais qu’il était très difficile de s’en procurer une en région parisienne. L’équipe de Rue89 a en effet voulu vérifier si il y avait du stock et les journalistes sont allés dans les quartiers de Barbès et de la Goûte d’or à Paris. Ils ont trouvé des vendeurs de voiles et de djellabas mais pas de spécialiste de la burqa. Conclusion de rue89 est-ce vraiment la peine d’en faire tout un plat si le vêtement par qui le scandale arrive n’est en vente nulle part.

Et c’est là que ça devient intéressant puisque le site d’information en ligne Marianne2.fr n’est pas du tout d’accord et titre en une ce matin : « Trouver une burqa ? Fastoche ! » Le résultat de l’enquête de rue 89 nous a laissé perplexe explique Marianne2.fr qui s’est lancé dans une contre enquête.

1er constat, c’est vrai, on ne trouve pas facilement la burqa à Paris. Je veux parler du modèle classique : celui qui est de couleur bleu ciel avec le grillage devant les yeux. On trouve en revanche très facilement la burqa saoudienne poursuit Marianne2.fr, c’est-à-dire le modèle avec triple voile.

France-Infos