jeudi 8 avril 2010

"D’après quelques vendeurs, le maillot de l’Algérie se vend mieux que celui des tricolores dans certaines régions françaises."


Quand les bananiers fantasment sur leur importance, leur compétence, leurs résultats, leur influence:
Bien evidemment, ce n'est que dans certaines régions (93 et Marseille ? comme ça, au hasard...)

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RECORD DES VENTES DES MAILLOTS DES FENNECS
L’Algérie bat la France chez elle (LOOOOL, ça démarre tout en nuance)

Tout ce qui touche de près ou de loin à l’Algérie fait vendre.(...) (Ah ouais où ça ? jamais vu de maillots algériens à NYC, Sydney ou Tokyo!)
Les tee-shirts, les ballons, les casquettes, les drapeaux ou autres écharpes aux couleurs du drapeau algérien sont tout aussi recherchés. Ce qui a fait dire à un ancien international français que «l’Algérie a battu la France chez elle» ajoutant que «cette déferlante me rappelle étrangement le marché des produits hallal où des milliards d’euros sont actuellement brassés». D’ailleurs, tous veulent surfer sur cette vague de succès.
L’équipementier français Balliston a réussi le coup de l’année en signant une collection baptisée «Algeria2010». La distribution a eu lieu dans des points de vente français, tels que Intersport, Décathlon ou Go sport.
A deux mois de l’ouverture de la compétition mondiale, la marque française compte doubler ses chiffres en raison «d’une explosion de commandes dépassant toutes les espérances», souffle-t-on du côté de Balliston(...)
Une réussite que les patrons veulent mettre à profit en proposant différents produits affichant l’emblème algérien. Pourtant, la France comme l’Algérie, est qualifiée au Mondial. Mais partout en France, que ce soit aux étalages des marchés ou en magasins, tous s’arrachent les drapeaux ou les maillots des Verts.
Un marché florissant qui ne laisse nullement indifférente la société Holliprom, spécialisée dans l’événementiel sportif. Cette dernière compte proposer une série de produits dédiés à l’Algérie qu’elle distribuera aux magasins de sport et chez les cafetiers. D’ailleurs, le P-DG de Holliprom, Jean-François Hogrel, pronostique une victoire certaine des produits algériens sur ceux des Bleus: «Il y a une véritable demande sur les produits des Verts. L’Algérie arrive largement en tête...», constate le patron. (bien evidemment, les résultats seront à la hauteur, LOOOOLLLL)
Pour Puma qui sponsorise notre Equipe nationale depuis le début de l’année 2010, des milliers de maillots officiels au prix de 75 euros pièce ont été vendus en 3 mois seulement en France. D’ailleurs, la marque mettra en vente 150.000 maillots de l’Algérie pour le Mondial (voyons 150.000 = 1 arrondissement parisien!)
D’après quelques vendeurs, le maillot de l’Algérie se vend mieux que celui des tricolores dans certaines régions françaises. Néanmoins, tout ce succès a quelque peu pénalisé les fournisseurs qui se sont retrouvés en rupture de stock depuis février.
Mais qu’on se rassure (oh oui!) les maillots de foot algériens feront leur retour progressivement dans la semaine. Foot attitude, l’une des rares enseignes à avoir encore en stock les produits algériens, compte multiplier par six son chiffre d’affaires. Le boss explique ce succès: «Mes maillots algériens marchent mieux que ceux de la France, parce que les supporters des Verts n’attendent pas une victoire de leur équipe pour en acheter, contrairement aux Français», dira Benoit Defois. (ptêt aussi que les français ont une culture forte qui ne gravite pas uniquement autour d'une baballe et de 3 chameaux ?)

http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-04-07/75019.html
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Et bien evidemment AUCUNE source d'Adidas n'a été interrogée. Comme c'est bizarre...

mercredi 7 avril 2010

Cheikh Abdul Hadi Palazzi


Depuis une décennie, Abdul Hadi Palazzi suit l'évolution de l'épineux problème israélo-arabe qui s'est progressivement transformé en question judéo-musulmane. Dernièrement, ce professeur et cheikh s'est à nouveau rendu en Israël. Dans les bagages de ce directeur de l'Assemblée musulmane italienne, farouche opposant au fanatisme islamique et au terrorisme : un message d'espoir. Selon lui, la paix est possible entre l'islam et le judaïsme, entre Israël et le monde musulman, sur la base du Coran et des sources musulmanes traditionnelles.

Au programme du séjour de ce savant sunnite de 49 ans : visite de Jérusalem, rencontre avec la communauté juive de Hébron, conférences à l'université Bar-Ilan et au Centre israélien à Jérusalem (en tant que coprésident de l'amitié Islam-Israël).

L'argument phare de Palazzi : Israël existe en vertu d'un "droit divin". Sa source : la Bible... mais aussi le Coran. Et d'expliquer qu'il est clairement dit dans le livre saint musulman (Sourate 5, 21) que Dieu a donné la terre d'Israël aux Enfants d'Israël et leur a ordonné de s'y installer. En outre, avant la fin des temps, le Créateur fera en sorte que les enfants d'Israël reprennent possession de leur terre, et les rassemblera des différents pays et nations" (Sourate 17, 104).

(...)

Palazzi est né à Rome dans une famille musulmane d'origine syrienne non pratiquante, installée en Italie depuis plus d'un siècle. C'est pendant ses études de philosophie à l'Université de Rome qu'il commence à s'intéresser à l'islam. Une fois diplômé, il se rend au Caire, pour être l'élève de cheikh Mohammed al-Mutawali as-Sharawi, l'un des érudits islamiques les plus illustres de son temps. Sharawi estimait que le monde musulman devait développer des relations positives avec Israël. C'est lui qui a convaincu le président égyptien Anouar Sadate d'initier des relations avec Israël.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045718464&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Maroc: "soupçonnés d'ébranler la foi des musulmans"

Ce soir-là, mardi 30 mars, les fidèles réunis à l'église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca, pour la messe chrismale d'avant Pâques, ont sans doute tendu l'oreille plus qu'à l'accoutumée. Pour la première fois, un responsable de l'Eglise catholique évoquait, publiquement, les expulsions de chrétiens au Maroc, nombreuses depuis le début du mois.

Dans son homélie, le nonce apostolique Mgr Antonio Sozzo a insisté sur la ligne de conduite tenue et à tenir. L'Eglise, a-t-il souligné, ne fait pas de prosélytisme. Mais devant l'assistance médusée, l'ambassadeur du Vatican a dû également reconnaître qu'il n'avait obtenu aucune explication des autorités marocaines au sujet de l'expulsion du prêtre Rami Zaki, le 8 mars, en même temps que 15 autres missionnaires, évangéliques pour la plupart.

Tous sont soupçonnés d'"ébranler la foi des musulmans", un délit de prosélytisme inscrit dans la loi marocaine et puni de six mois à trois ans de prison. Comme les autres, le Père franciscain Zaki, qui officiait à Larache, dans la région de Tanger, n'a donc eu que quelques heures pour faire ses bagages.

Une première. Hispanophone, d'origine égyptienne, il a été renvoyé par avion au Caire, où il est resté sept heures en garde à vue sans pouvoir expliquer les raisons de son départ forcé. Et sans motif clair, pas de recours possible. "Est-ce une erreur ? A-t-il commis une faute ? Nul ne le sait", soupire le Père Daniel Nourissat, chargé de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca.

En l'espace de quelques semaines, ce sont ainsi une trentaine de religieux, Américains, Coréens, Néerlandais... qui ont été priés de quitter sans délai le territoire marocain. Du jamais-vu. Seize de ces personnes travaillaient dans le Village de l'espérance, un orphelinat situé à Aïn Leuh, (province d'Ifrane) dans l'Atlas. Depuis plusieurs années, le centre s'occupait d'enfants défavorisés ou orphelins, et avait même obtenu les agréments officiels pour cela.

Pour une raison ignorée, les autorités marocaines, encouragées par les discours outranciers de l'imam local, ont décidé, le 8 mars, qu'il ne respectait pas la kafala ("procédure d'adoption"). Les seize personnes, parmi lesquelles figuraient des éducateurs, des administratifs, ont eu deux heures pour rassembler leurs affaires. Avant cela, il y a eu l'expulsion d'un Américain - installé au Maroc depuis vingt-deux ans ! - à Amizmiz, au pied du Haut Atlas. Après, il y a eu les refoulés, ceux qui, de retour de congés, n'ont même pas pu sortir de l'aéroport. C'est le cas notamment d'un pasteur sud-africain de Fès. Ou bien du président de l'organisme qui chapeaute l'école américaine George-Washington.

(...)

http://lemonde.fr/afrique/article/2010/04/05/expulses-pour-proselytisme_1328947_3212.html

lundi 5 avril 2010

Burqa : les « fâcheux » oublis juridiques du Conseil d’Etat

Burqa : les « fâcheux » oublis juridiques du Conseil d’Etat ... et de quelques autres.

Ainsi ... tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes juridiques qui soit : le port de la burqa dans les rues de la République Française - République indivisible, laïque et égalitaire - serait aussi inéluctable qu’irrésistible.

Pour nous en convaincre, les élites du Droit, au sein de ladite République, nous tiennent, peu ou prou, le même discours : l’interdiction générale et absolue n’est pas envisageable pour des raisons de préservation des libertés individuelles de choix vestimentaire et religieux ; et donc, seules des restrictions limitées et « ciblées » car motivées par l’Ordre Public (sécurité dans certains endroits ou au cours de certaines manifestations) et le fonctionnement des Services Publics (astreints à la neutralité dans leur activité) seraient du domaine du possible.

Alors d’Olivier Schrameck - Président de la section « Rapport et Etudes » au Conseil d’Etat - à Me Eolas en passant par Me Gilles Devers ... tous tiennent pour acquis le « droit à la burqa ».
Selon cette analyse, ce (nouveau) droit est susceptible d’être garanti, protégé et rendu inviolable par toute une batterie de textes fondamentaux – Constitution de la République, Convention européenne et/ou Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – qu’« une » justiciable pourra invoquer à loisir, si elle en est privée en France, devant les plus hautes juridictions du pays, d’Europe voire même auprés ... du Comité des Droits de l’Homme de l’Onu (sic !).

Ce qui tient lieu d’évidence, pour tous ces brillants juristes, c’est que le port de la burqa est naturellement, presque automatiquement même, un choix personnel, relevant de la seule piété religieuse et dépendant uniquement de la sphère privée telle qu’elle est évoquée et légalement protégée notamment dans l’article 9 du Code Civil.

Il ne leur vient pas à l’idée que la burqa, c’est aussi, et surtout, une instrumentalisation du religieux et du symbolique par et au service d’une idéologie à objet et visées politiques.


Port de la burqa : libre choix personnel ou ... acte politique de contestation ?

(...)Ce qu'en disent Dounia Bouzar, anthropologue, et Jamil Sayah, maître-assistant enseignant le droit public à l’université Pierre Mendès-France de Grenoble.

Que retrouve-t-on comme arguments ?

Trois points :
1. la burqa est un signe d’appartenance à des mouvements de nature sectaire ;
2. le port de la burqa traduit, non pas une liberté de choix et de conscience, mais tout au contraire la manifestation, et d’une perte de repères, et d’un placement du mental sous emprise et sous-contrôle ;
3. la burqa et sont port obéissent à une symbolique d’affirmation publique, celle d’une radicalité musulmane qui se confond avec un fondamentalisme religieux, fondamentalisme dont l’objectif est d’entrer en guerre avec une société civile caractérisées par des valeurs considérées par lui comme ennemies des siennes

Par la même, la conclusion qui s’impose est donc de considérer ce vêtement, non comme une simple tenue anodine, mais bien comme un symbole partisan et contestataire des valeurs républicaines. Et, lorsque l’on connait, les méthodes habituelles de contestation utilisées par les fondamentalistes qui dévoient l’Islam, on ne peut que nourrir certaines inquiétudes.
En tout état de cause, le port de la burqa ne ressort plus, à ce moment-là, de l’exercice d’une liberté individuelle mais bien d’un acte politique dicté et imposé à une personne sans autonomie réelle de jugement et de consentement et ayant comme but de déstabiliser les ressorts, et juridiques (moyens), et politiques (fin), de notre société.


Quand le port de la burqa heurte de plein fouet trois principes généraux du droit
Ceci est d’autant plus vrai que le port de la burqa, à travers sa symbolique et sa vectorisation d’une idéologie fondamentaliste, vise à nier trois principes qui fondent et cimentent notre République et son système juridique.


Burqua et principe de laïcité – Le fondamentalisme islamique nie purement et simplement le principe de séparation de la « Mosquée et de l’Etat ». Pour lui, l’Etat, ses valeurs, lois et institutions doivent être musulmans et coraniques et s’imposer à tous y compris aux non musulmans. De la sorte, la neutralité de l’Etat, la liberté de conscience et le pluralisme, toutes caractéristiques et conséquences de la laïcité n’ont plus lieu d’être et ainsi l’Etat doit cesser d’être laïc afin d’être soumis à la Charia.



Burqua et principe d’indivisibilité
– La France est un Etat dont l’expression de la souveraineté politique et juridique ne se partage pas puisqu’elle appartient au Parlement (ou au gouvernement par délégation) en sa qualité de faiseur de loi. De la sorte, la loi est un acte dont l’élaboration qui ressort du peuple des citoyens et citoyennes, et de leur représentants, et non d’une Puissance divine quelle qu’elle soit. En ce sens, la burqa illustre la primauté – voire l’exclusivité - d’une loi d’origine et d’essence divine qui nie primauté, valeur et application de la loi civile en tant que Loi découlant de la pensée et de l’activité humaine.


Burqua et principe d’égalité (égalité homme/femme) – Le fondamentalisme islamique, non seulement ignore, mais nie l’égalité juridique entre homme et femme. La seconde est entièrement soumise au premier et dispose d’un statut juridique qui la place, ainsi, en situation d’infériorité. Le port de la burqa s’insère dans cette logique tout aussi hiérarchique que privative puisque la femme est tenue de dissimuler entièrement son corps au regard des autres, corps dont la vision est un droit exclusif et patrimonial de l’époux. De la sorte, la femme perd ses libertés d’habillement, de paraître et de communication puisqu’elle est tenue et contrainte de s’adresser aux autres exclusivement par le prisme, par le « sas », du voile intégral.


A pratique sectaire, répression en tant que telle

A partir du moment où le port de la burqa apparaît comme la manifestation, et d’une emprise, et d’une activité sectaire troublant ou susceptible de troubler l’Ordre Public, il est possible de lui appliquer l’arsenal législatif prévu pour de pareils cas voire même de le compléter.

On soulignera, d’ailleurs, en étudiant les rapports de la Miviludes (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires) combien certaines caractéristiques propres aux pratiques sectaires s’applique au port de la burqa, notamment pour certaines victimes dont le placement sous suggestion n’a d’égal que la façon dont leur patrimoine est capté par d’aucuns ... .


Une certaine Gauche gênée aux entournures

« Touche pas à ma burqa ! » semble être le nouveau message de certaines personnalités de Gauche dont Martine Aubry qui s’est déclarée heureuse quant au contenu de l’avis du Conseil d’Etat écartant l’interdiction générale du port du voile intégral.

« Faisons attention qu’il n’y ait pas une loi stigmatisante qui ne porte que sur les signes religieux (...) ». affirme-t-elle.

La logique que sous-tend cette affirmation, cette logique qui ne voit que du religieux là où il n’y a que du Politique, traduit toutes les insuffisances mais également toutes les complicités de notabilités qui pensent et jouent sur le communautarisme et ses réserves de voix pour et lors de futures élections.
Elle illustre aussi ce sentiment de culpabilité – aussi obsessionnelle que postcoloniale - qui vise à n’adopter aucune attitude susceptible de froisser ou de nuire, de prés ou de loin, à tel(le) ou tel(le) à partir d’un présupposé ethnique et culturel au regard du passé (forcément négatif) de la France.

Dans tous les cas ... ceci entraine, petit à petit, toute une série de renoncements à la laïcité et au féminisme, pourtant valeurs emblématiques de la Gauche, bon teint ou non.
Le problème, avec la burqa, c’est que ces renoncements sont autant de cadeaux et d’assurance donnée, sur notre sol, à des fondamentalistes qui nient nos valeurs républicaines et dont l’objectif est de les détruire.

Madame Aubry et consorts en ont-ils conscience ou sont-ils simplement « munichois » ?

http://www.marianne2.fr/Burqa-les-facheux-oublis-juridiques-du-Conseil-d-Etat-et-de-quelques-autres_a190065.html

samedi 3 avril 2010

«J’ai décidé d’enlever mon hidjab»

Le débat sur le voile n’a jamais été tranché. Pourtant, beaucoup de femmes ont déjà pris parti. D’autres ont même changé de camp après l’avoir longtemps porté. Faisant preuve de courage pour certaines, de témérité et d’insolence pour d’autres, elles ont décidé d’ôter cet habit à connotation religieuse. Elles témoignent.

«Je ne pouvais plus supporter ces vêtements (...) même si mes convictions religieuses sont restées intactes: mettre le voile était devenu pour moi plus qu’une corvée». Qui aurait cru, il y a dix ans, lorsque la tragédie nationale battait son plein, entendre un jour une jeune Algérienne tenir ce genre de propos? Nul doute, personne.
Pourtant, de nos jours, des femmes ont décidé d’enlever leur «voile» après l’avoir porté des années durant, à l’instar de Selma, l’auteure de ces propos. Etudiante, Selma a commencé à porter le hidjab dès son jeune âge. A 14 ans, elle partait au lycée avec son foulard toujours sur la tête.
Elle explique: «Nous habitions dans une région où le terrorisme n’a épargné personne (...) et à l’époque le voile était devenu obligatoire pour toutes les femmes, et les jeunes filles de plus de 12 ans qui sortent.» C’est son père qui lui a suggéré de porter le foulard pour sa sécurité, «chose que j’ai faite sans trop réfléchir (...) ce n’est que quelques années après que je me suis mise à réfléchir à cet habit» a-t-elle avoué.
Elle poursuit sa narration en expliquant que ce n’est que quelques années plus tard, et moult changements qui avaient eu lieu durant ce temps-là que l’idée d’ôter son voile lui traversa l’esprit.
«C’est après notre déménagement à Alger, une grande ville connue pour la diversité de sa population et des mentalités que j’ai commencé à y réfléchir. Mon entrée à la faculté fut seulement un élément déclencheur» a-t-elle encore soutenu. «Rien n’a changé en moi, je suis toujours aussi pieuse qu’avant. La religion ne se limite pas à ça. Mais c’est aussi avoir des valeurs morales qu’on applique dans la vie de tous les jours. Au final, ce n’est que mon apparence qui a un peu changé», a ajouté cette jeune fille en guise d’explication pour justifier ses propos et pour ne pas être mal comprise. S’agissant des raisons réelles qui l’ont poussée à prendre cette décision, Selma a longtemps hésité avant de lâcher: «Ce n’est sûrement pas par manque de foi.» Nacéra, une autre jeune fille, tient le même discours ou presque pour avoir elle aussi décidé de ne plus porter le voile.
Pour elle, cet acte était une manière de se libérer de la contrainte imposée par les années de terrorisme.
Cette quinquagénaire et grand-mère, toujours coquette malgré son âge, a franchi le pas il y a quelques années.
Elle raconte: «Quelle femme ne s’était pas vue contrainte de porter le hidjab durant les années 1990? (...) toutes voyaient ce foulard comme l’ultime solution de survie (...) il n’était pas rare de voir des femmes qui n’étaient même pas de confession musulmane le porter pour se mettre à l’abri de l’hydre terroriste.»
«Et comme toutes ces femmes, je l’ai porté moi aussi, même si ce fut à contre-coeur, et cela durant nombre d’années» a-t-elle confié.
Avant d’ajouter: «Mon coeur n’y était jamais, j’ai toujours aimé les couleurs, les belles choses et les beaux vêtements, alors je n’ai pas pu résister plus que ça, même si tout le monde ou presque était contre(...) coquette, et toujours tirée à quatre épingles, c’est comme ça qu’on me voit aujourd’hui.» (...)

Kaouthar SEMROUDI

http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-04-01/74805.html

vendredi 2 avril 2010

Les étudiants musulmans sous étroite surveillance

Dans le cadre d’une enquête sur la tentative d’attentat du vol Amsterdam-Detroit en décembre 2009, les données personnelles de près d’un millier d'étudiants britanniques musulmans seront partagées entre les autorités britanniques et la CIA, rapporte The Independent. Cette décision a enragé les groupes musulmans et étudiants non-radicaux qui craignent que leurs noms ne soient ajoutés sur les listes internationales de terroristes. L’Université College de Londres, où le terroriste inculpé Umar Farouk Abdulmutallab a suivi des cours d’ingénierie, a été l’objet des nombreuses perquisitions par la police britannique.

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héhéhé, on récolte...

jeudi 1 avril 2010

Prison Genevoise de Champ-Dollon

Prison Suisse : 57 % de musulmans, 91% d’étrangers

Alors que les statistiques ethniques sont interdites en France, la prison Suisse de Champ-Dollon publie son rapport 2009 sur sa population carcérale. La population carcérale s’est élevée à 3 248 personnes réparties comme suit :

•Musulmans : 56,6 %
•Catholiques : 21,5 %
•Orthodoxes : 9,9 %
•Sans religion : 5,3 %
•Protestant : 1,9 %
•Autres : 4,8 %

•Afrique noire et Maghreb : 35,8 %
•Europe de l’est (Russie, Balkans, Caucase) : 29,3 %
•Union européenne : 13,8 %
•Suisse : 9,3 %
•Moyen Orient : 6,9 %
•Amériques : 3,6 %
•Asie, Océanie : 1 %
•Apatride : 0,3 %


http://www.ge.ch/penitent/champ-dollon/pdf/rapport-activite-champ-dollon-2009.pdf


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Nos prisons débordent


Le cas de la prison de Champ-Dollon, à Genève, pèse lourdement sur les statistiques romandes concernant la surpopulation carcérale. Là, il y a eu en moyenne 550 détenus par jour en 2010. Alors que cette prison est prévue pour 270 prisonniers.

Il n'y a jamais eu autant de détenus en Suisse, surtout dans les prisons romandes, où la surpopulation carcérale bat des records (...)

http://www.lematin.ch/actu/suisse/prisons-debordent-371953