Le racisme anti-blanc" n'en finit pas d'alimenter la polémique. Luc Chatel, ancien ministre de l'Education, a invité "à lire le livre de Mme Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement qui, très clairement, évoquait le racisme anti-blancs en disant que c'est une réalité.
Quand elle en parle, on dit que c'est naturel et quand c'est Jean-François Copé, on n'a pas le droit d'en parler", a insisté Luc Chatel.
Dans son ouvrage "Raison de plus!", publié pendant la campagne présidentielle, Najat Vallaud-Belkacem écrivait: "il n'y a plus guère d'ailleurs qu'Eric Zemmour, "rigolard populiste", pour parler encore de race, comme s'il y avait besoin de cela pour dénoncer le racisme anti-Blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu'il existe et qu'il est aussi condamnable et stupide que tout autre" (...)
http://lci.tf1.fr/politique/racisme-anti-blanc-vallaud-belkacem-en-a-deja-parle-7551884.html
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Gilles-William Golnadel : Si on en doutait, certaines réactions outrancières me conduisent malheureusement à vous le confirmer. Je croyais naïvement qu'on pouvait aujourd'hui traiter de ce sujet tranquillement. Le persiflage de certains journalistes et certains politiques de gauche autour de "la droite très très décomplexée" et surtout la référence obligatoire au Front national me consternent. Comme si on ne pouvait pas traiter d'un sujet qui apparait tellement clairement dans les banlieues, tellement clairement dans certaines agressions, tellement clairement dans les chansons de rap, tellement clairement dans certaines questions internationales...
Nier cette évidence, en appeler au Front national et à la répulsion qu'il inspire, c'est le degré zéro de la politique et de la culture. Il s'agit même d'une véritable régression intellectuelle puisque l'année dernière, comme je le soulignais dans mon livre (Réflexions sur la question blanche. Du racisme blanc au racisme anti-blanc), le président de la Licra a fini par reconnaitre l'existence du racisme anti-blanc. Ce n'est pas le Front national qui a inventé le racisme anti-blanc et ce n'est pas le Front national qui l'a découvert. Est-ce que, sous prétexte que le FN parle depuis des années du racisme anti-chrétien en terre d'orient, dont aujourd'hui tout le monde reconnait enfin la réalité, on serait condamné à taire le racisme anti-chrétien ?
Oui, malheureusement, le racisme anti-blanc est toujours tabou. Et Jean-François Copé a parfaitement raison d'en traiter dans son livre.
Tarik Yildiz : Pour ce qui est des responsables politiques traditionnels, il y a effectivement un déni de réalité, notamment à gauche et dans certaines associations anti-racistes. On préfère ne pas évoquer le problème. C'était justement tout le sujet de mon livre : Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité. Depuis sa parution en 2010, les mentalités n'ont pas beaucoup évolué.
Pourquoi cette question suscite-t-elle autant le malaise à gauche et au sein même des associations antiracistes ?
Gilles-William Golnadel : La seconde guerre mondiale et la Shoah ont entrainé une grande confusion dans l'esprit occidental, car cette catastrophe a été commise au nom de la race blanche par des blancs. Il en a résulté une sorte d'auto-détestation de l'homme occidental par lui-même et également par voie de conséquence, ce que j'appelle la "dilection pour l'altérité". Autrement dit, l'homme blanc est passé d'un excès à l'autre. Il se vivait improprement comme supérieur, le voilà qui se vit comme inférieur. "L'autre est forcément meilleur que moi, moi le pire de tous", se dit l'occidental. C'est ce qui explique pourquoi Madonna a appelée à voter pour Barack Obama "parce qu'il est noir et musulman". Du point de vue de Madonna, il faut voter pour Obama, non pour des raisons politiques, mais simplement à cause de sa couleur de peau ou de sa religion supposée.
Si "l'autre" est meilleur, il ne peut pas être raciste. L'homme occidental est le seul bourreau tandis que l'"autre" est forcément la victime. C'est le dogme anti-raciste professionnel qui existe depuis le choc médiatique de la Shoah au tournant des années 70.
Ce prêt-à-penser a conduit à la trahison du véritable anti-racisme par des associations anti-racistes professionnelles souvent inféodées à l'extrême-gauche. Ces dernières sont borgnes. Elles ne voient que le racisme des occidentaux, qui existe bien sûr, et occulte le racisme équivalent des orientaux. Le racisme est malheureusement la chose la mieux partagée du monde. On pourrait citer des exemples historiques occultés, comme la traite des esclaves barbaresques. Le véritable anti-racisme ne saurait avoir d'œillères. C'est cette hémiplégie intellectuelle qui empêche de traiter certains sujets, comme le racisme anti-blanc.
Tarik Yildiz : Il y a deux raisons principales. La première est que le Front national en a fait l'un de ses thèmes majeurs. A chaque fois qu'on évoque le sujet, on a donc peur d'être taxé de proximité avec l'extrême droite.
La deuxième raison, c'est que dans l'inconscient collectif de certains, il y a l'idée qu'un enfant d'immigré qui vit dans les quartiers ne peut pas être un bourreau. Il doit obligatoirement être une victime. Il y a quelque temps, il y avait eu une polémique avec le MRAP, qui avait reconnu pour la première fois le racisme anti-blanc. Dans une pétition, des intellectuels ont interpelé l'association et expliqué qu'on ne pouvait pas mettre sur le même plan "les dominés" et "les dominants". Sous-entendu, le blanc appartient forcément à la catégorie des dominants. C'est une vision du monde que je récuse totalement. Un jeune vivant à Saint-Denis, même s'il est "Français de souche", n'appartient pas au groupe des dominants. Cela n'a pas de sens...
http://www.atlantico.fr/decryptage/question-racisme-anti-blancs-est-elle-vraiment-extreme-droite-tarik-yildiz-gilles-william-golnadel-494332.html
Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
jeudi 27 septembre 2012
mercredi 26 septembre 2012
Bill Maher On Islam: "All Religions Are Not Alike"
On his HBO show "Real Time" this week, host Bill Maher discussed the
problem of radical Islam and how he gets booed by liberals for being a
critic of the religion. Maher, known for his atheism, does not hold back
when he criticizes Islam.
"There is something that I would like to name and that is 9/11 liberals," host of HBO's "Real Time" Maher said to his guest Salman Rushdie this week during a discussion on Islam. "Because, remember the 9/11 conservatives? These were people like, Dennis Miller was one, Ron Silver was on, Rudy Giuliani perhaps. These were people who were like changed by 9/11 but they became conservative, they wanted war."
"9/11 liberals are different," Maher said. "That's like you (Salman Rushdie), me, Chris Hitchens, Ayaan Hirsi Ali, who else? Sam Harris. These are people -- we are liberals, and we are liberals on almost every issue, but not the Muslim issue."
Maher went on to discuss the vitriol from his liberal audiences when he lays into Islam.
"Let's define where we are different than the mainstream liberals because I have routinely gotten booed here on the show sometimes, on my stand-up act, when I say, and liberals hate to hear this, that all religions are not alike. When you say that, they think that you're a bigot and we're not a bigot," Maher said.
Maher says there is something different about Islam, noting that "there is no other religion that is asking for the death" of people who dare to criticize it.
"You wrote an essay, I think it was an op-ed in the New York Times soon after 9/11, you said and I think it was entitled "Yes, This Is About Islam" because that's the mantra, is that it's not about one religion. And I think that what us 9/11 liberals say is, yes it is about this one religion because it is different. There is no other religion that is asking for the death of people, and Sam Harris say it this week, he said that 'We are free to burn the Koran or any other book. We are free to criticize Muhammad or any other human being. But without apology,'" Maher said on "Real Time."
"The point that Ayaan was making -- this is her Newsweek cover about a week ago and there a lot of people who reacted to this, 'How dare you do this?' Well, you know that the problem is that liberals see this picture and they go 'this is not all Muslims.' And that is very true. Most Muslims don't go in the street like this. The point that she is making, that I've tried to make, is yeah, but most Muslims, at least half of them, I think, around the world think it is okay to kill somebody if they insult the prophet. And that is a big problem," he said.
"That is a clash of civilizations," Maher declared. (...)
"There is something that I would like to name and that is 9/11 liberals," host of HBO's "Real Time" Maher said to his guest Salman Rushdie this week during a discussion on Islam. "Because, remember the 9/11 conservatives? These were people like, Dennis Miller was one, Ron Silver was on, Rudy Giuliani perhaps. These were people who were like changed by 9/11 but they became conservative, they wanted war."
"9/11 liberals are different," Maher said. "That's like you (Salman Rushdie), me, Chris Hitchens, Ayaan Hirsi Ali, who else? Sam Harris. These are people -- we are liberals, and we are liberals on almost every issue, but not the Muslim issue."
Maher went on to discuss the vitriol from his liberal audiences when he lays into Islam.
"Let's define where we are different than the mainstream liberals because I have routinely gotten booed here on the show sometimes, on my stand-up act, when I say, and liberals hate to hear this, that all religions are not alike. When you say that, they think that you're a bigot and we're not a bigot," Maher said.
Maher says there is something different about Islam, noting that "there is no other religion that is asking for the death" of people who dare to criticize it.
"You wrote an essay, I think it was an op-ed in the New York Times soon after 9/11, you said and I think it was entitled "Yes, This Is About Islam" because that's the mantra, is that it's not about one religion. And I think that what us 9/11 liberals say is, yes it is about this one religion because it is different. There is no other religion that is asking for the death of people, and Sam Harris say it this week, he said that 'We are free to burn the Koran or any other book. We are free to criticize Muhammad or any other human being. But without apology,'" Maher said on "Real Time."
"The point that Ayaan was making -- this is her Newsweek cover about a week ago and there a lot of people who reacted to this, 'How dare you do this?' Well, you know that the problem is that liberals see this picture and they go 'this is not all Muslims.' And that is very true. Most Muslims don't go in the street like this. The point that she is making, that I've tried to make, is yeah, but most Muslims, at least half of them, I think, around the world think it is okay to kill somebody if they insult the prophet. And that is a big problem," he said.
"That is a clash of civilizations," Maher declared. (...)
http://www.realclearpolitics.com/video/2012/09/23/bill_maher_on_islam_all_religions_are_not_alike.html
dimanche 23 septembre 2012
L’invention de l’«islamophobie»
Par PASCAL BRUCKNER Ecrivain
(...)
Nous assistons à la fabrication planétaire d’un nouveau délit d’opinion, analogue à ce qui se faisait jadis dans l’Union soviétique contre les ennemis du peuple. Et ce avec l’onction des médias et des pouvoirs publics. Notre président lui-même, jamais en retard d’une bourde, n’a-t-il pas comparé l’islamophobie à l’antisémitisme ? L’erreur est tragique : le racisme s’attaque aux personnes en tant qu’elles sont coupables d’être ce qu’elles sont, le Noir, l’Arabe, le Juif, le Blanc. L’esprit critique, à l’inverse, porte sur les vérités révélées, les écritures toujours susceptibles d’exégèses, de transformations. Cette confusion a pour objet de déplacer la question religieuse du plan intellectuel au plan pénal, toute objection ou moquerie étant passible de poursuites.
Quant aux profanations de tombes, de lieux de culte, si elles relèvent évidemment des tribunaux, elles touchent dans leur immense majorité en France les cimetières ou églises chrétiennes. On s’en veut de le rappeler : de tous les monothéismes, c’est le christianisme qui est aujourd’hui le plus persécuté dans le monde, surtout dans les pays musulmans, Algérie, Irak, Egypte entre autres. Il est plus facile d’être musulman à Londres, New York ou Paris que protestant, catholique au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Mais le vocable de «christianophobie» ne prend pas et c’est heureux. Imagine-t-on la Saint-Barthélemy condamnée par nos ancêtres sous l’angle de la discrimination plutôt que du fanatisme religieux ?
Il est des mots qui contribuent à infecter la langue, à en obscurcir le sens. «Islamophobie» fait partie de ces termes à bannir d’urgence du vocabulaire.
http://www.liberation.fr/societe/01012303767-l-invention-de-l-islamophobie
samedi 22 septembre 2012
Un parfum de Dhimmitude
Petit rappel :
Pendant de nombreux siècles, les chrétiens et les juifs qui vivaient dans le monde arabo-musulman, ou dans les pays conquis par l’islam, presque toujours antérieurement à celui-ci, ont été des « dhimmis », c’est-à-dire des gens considérés comme des infidèles, mais assujettis à une protection concédée selon la loi islamique aux peuples du livre.
Bat Yé’or, historienne, grande spécialiste de la condition des minorités religieuses dans le monde islamique, qui a formalisé le concept de « dhimmitude » précise : « Le mot dhimmitude définit l’ensemble des relations entre, d’une part la Oumma (la communauté islamique), et d’autre part le Peuple du Livre (la Bible), c’est-à-dire les indigènes juifs et chrétiens (ahl al-kittab). »
Ces relations s’appuyant sur la charia, offraient à ces « ayant-droits »
La protection de leur vie et de leurs biens et la possibilité d’observer leur religion, sans devoir se convertir à l’islam, sous condition expresse qu’ils respectent de façon rigoureuse, un statut et des contraintes diverses dures et humiliantes. Pour cela les dhimmis étaient assujettis à un impôt spécial : la Jizya figurant dans le Coran, donc obligatoire. Ils devaient vivre dans des quartiers réservés, porter des vêtements spécifiques souvent infamants, ne pas monter de chevaux (animaux nobles) mais seulement des ânes. Leurs lieux de culte ne devaient pas dépasser en hauteur les mosquées. Ils devaient changer de trottoir en croisant un musulman, et bien d’autres vilenies que feu Mouloud Aounit et d’autres de ses amis auraient peut-être pu, s’ils s’en étaient préoccupés, qualifier de véritable apartheid. Mais ils s’intéressaient surtout au sort des palestiniens et des produits fabriqués ou cultivés dans les territoires.
Glissement de l’occident.
En résumé, le statut de dhimmi est un statut qui imposait au non-musulman une soumission aux musulmans, et des règles de vie particulières et humiliantes en échange de quoi, il était à peu près assuré de pouvoir vivre sans faire l’objet de violences, d’exactions ou de pogroms. Ce qui dans la vie courant n’a pas toujours été respecté. Or, en observant ce qui se passe aujourd’hui, dans la plupart des pays du monde occidental, ayant en leur sein d’importantes communautés musulmanes, il est aisé de constater que le statut de dhimmi devient peu à peu celui des ressortissants non-musulmans de ces pays.
Les sociétés de ces pays ont des structures différentes de celles du monde conquis par l’islam, la grande majorité de leurs élites dirigeantes n’est pas musulmane, les non-musulmans y dominent encore en nombre, mais les comportements des gouvernants et l’attitude des gouvernés, ressortent d’avantage de la soumission que du libre choix.
Faire ce que l’on pense que l’autre attend de soi pour éviter les problèmes et la violence, non seulement ne résout rien, mais entre dans le cadre d’un concept de « dhimmitude »
Exemples parmi d’autres: Lorsque Salman Rushdie fit paraître en 1988 ses Versets Sataniques, et qu’il fit l’objet d’une Fatwa de mort, et que la plupart des hommes politiques, écrivains et autres intellectuels refusèrent désormais qu’on puisse les voir en sa compagnie, c’était déjà de la dhimmitude.
Quand on en vint à écarter de l’Education nationale, un professeur agrégé de philosophie qui avait donné sa vision de l’islam en France dans une tribune du Figaro en 2006, laquelle s’est immédiatement désolidarisée de lui en présentant ses excuses sur Al-Jazeera, et qu’on fut obligé de le cacher pour menaces de mort sur sa personne, c’était toujours de la dhimmitude.
Quand certaines hautes autorités financières déclarent que la finance islamique est une bonne chose qu’il convient d’inclure dans nos systèmes bancaires, ou que la faculté Dauphine crée une formation spécialisée en Finance islamique pour flatter certains, c’est de la dhimmitude.
Quand on cache le nom d’un individu ayant commis un meurtre sur le jeune Kilian en l’appelant Vladimir au lieu de donner son vrai nom Souleimane, c’est de la dhimmitude.
Quand on arrive à ne pas être révolté que des soldats soient attaqués à Castres, par une bande de « jeunes » des quartiers parce qu’ils défendaient une jeune fille que ces jeunes importunaient, c’est de la dhimmitude.
Lorsque, sans le dire, on adopte implicitement le principe de pénalisation du blasphème, quand il s’agit de l’islam, et qu’on le refuse au nom de l’art ou de la liberté d’expression quand il s’agit du christianisme, comme ce le fut pour cette « œuvre » photographique représentant un crucifix immergé dans l’urine et le sang du photographe, c’est de la dhimmitude.
Quand un film sur l’islam (quel qu’il puisse être) que ceux qui l'accablent le plus n’ont probablement pas vu, fait l’objet de manifestations sanglantes à travers toute la planète, que l’on considère cela comme presque normal, et en plus que ceux qui ne l’ont pas réalisé s’en excusent avec contrition, c’est de la dhimmitude.
Quand des professeurs sont régulièrement insultés ou agressés et qu’on ne fait rien ou pas grand chose pour éviter d’enflammer les quartiers, c’est de la dhimmitude.
Lorsqu’un écrivain, dans un très court texte « Éloge littéraire d’Anders Breivik », ose (sans l’approuver) voir dans le geste fou du tueur d’Oslo une forme d’inquiétude face aux mutations imposées par le multiculturalisme et la nouvelle place de l’islam dans nos pays, on peut s’en inquiéter.
Mais qu’on l’assassine d’articles infamants, alors que quelques années auparavant, certains qui se délectent aujourd’hui du fiel qu’ils instillent contre lui, avaient trouvé des justifications dans les attentats du 11 septembre, c’est de la dhimmitude.
Quand des rabbins juifs demandent à leurs fidèles de dissimuler leur kippa sous un chapeau ou une casquette pour « éviter les provocations » c’est toujours de la dhimmitude.
Quand on tolère que des musulmans soient agressés pendant la période du Ramadan, parce qu’ils ne jeûnent pas, c’est encore et toujours de la dhimmitude.
Quand pour satisfaire aux exigences d’une confession, on impose dans certains établissements publics laïcs la consommation de viande hallal, ou qu’on attribue des heures réservées aux femmes dans des piscines municipales, c’est de la dhimmitude.
C’est beaucoup, c’est trop. Desservis par une multitude de sycophantes, la France glisse, l’Europe glisse, l’Occident glisse immanquablement vers un renoncement aux idéaux et aux valeurs qu’ils ont mis des siècles à inventer et à mettre en œuvre.
http://www.jforum.fr/forum/international/article/un-parfum-de-dhimmitude
Bat Yé’or, historienne, grande spécialiste de la condition des minorités religieuses dans le monde islamique, qui a formalisé le concept de « dhimmitude » précise : « Le mot dhimmitude définit l’ensemble des relations entre, d’une part la Oumma (la communauté islamique), et d’autre part le Peuple du Livre (la Bible), c’est-à-dire les indigènes juifs et chrétiens (ahl al-kittab). »
Ces relations s’appuyant sur la charia, offraient à ces « ayant-droits »
La protection de leur vie et de leurs biens et la possibilité d’observer leur religion, sans devoir se convertir à l’islam, sous condition expresse qu’ils respectent de façon rigoureuse, un statut et des contraintes diverses dures et humiliantes. Pour cela les dhimmis étaient assujettis à un impôt spécial : la Jizya figurant dans le Coran, donc obligatoire. Ils devaient vivre dans des quartiers réservés, porter des vêtements spécifiques souvent infamants, ne pas monter de chevaux (animaux nobles) mais seulement des ânes. Leurs lieux de culte ne devaient pas dépasser en hauteur les mosquées. Ils devaient changer de trottoir en croisant un musulman, et bien d’autres vilenies que feu Mouloud Aounit et d’autres de ses amis auraient peut-être pu, s’ils s’en étaient préoccupés, qualifier de véritable apartheid. Mais ils s’intéressaient surtout au sort des palestiniens et des produits fabriqués ou cultivés dans les territoires.
Glissement de l’occident.
En résumé, le statut de dhimmi est un statut qui imposait au non-musulman une soumission aux musulmans, et des règles de vie particulières et humiliantes en échange de quoi, il était à peu près assuré de pouvoir vivre sans faire l’objet de violences, d’exactions ou de pogroms. Ce qui dans la vie courant n’a pas toujours été respecté. Or, en observant ce qui se passe aujourd’hui, dans la plupart des pays du monde occidental, ayant en leur sein d’importantes communautés musulmanes, il est aisé de constater que le statut de dhimmi devient peu à peu celui des ressortissants non-musulmans de ces pays.
Les sociétés de ces pays ont des structures différentes de celles du monde conquis par l’islam, la grande majorité de leurs élites dirigeantes n’est pas musulmane, les non-musulmans y dominent encore en nombre, mais les comportements des gouvernants et l’attitude des gouvernés, ressortent d’avantage de la soumission que du libre choix.
Faire ce que l’on pense que l’autre attend de soi pour éviter les problèmes et la violence, non seulement ne résout rien, mais entre dans le cadre d’un concept de « dhimmitude »
Exemples parmi d’autres: Lorsque Salman Rushdie fit paraître en 1988 ses Versets Sataniques, et qu’il fit l’objet d’une Fatwa de mort, et que la plupart des hommes politiques, écrivains et autres intellectuels refusèrent désormais qu’on puisse les voir en sa compagnie, c’était déjà de la dhimmitude.
Quand on en vint à écarter de l’Education nationale, un professeur agrégé de philosophie qui avait donné sa vision de l’islam en France dans une tribune du Figaro en 2006, laquelle s’est immédiatement désolidarisée de lui en présentant ses excuses sur Al-Jazeera, et qu’on fut obligé de le cacher pour menaces de mort sur sa personne, c’était toujours de la dhimmitude.
Quand certaines hautes autorités financières déclarent que la finance islamique est une bonne chose qu’il convient d’inclure dans nos systèmes bancaires, ou que la faculté Dauphine crée une formation spécialisée en Finance islamique pour flatter certains, c’est de la dhimmitude.
Quand on cache le nom d’un individu ayant commis un meurtre sur le jeune Kilian en l’appelant Vladimir au lieu de donner son vrai nom Souleimane, c’est de la dhimmitude.
Quand on arrive à ne pas être révolté que des soldats soient attaqués à Castres, par une bande de « jeunes » des quartiers parce qu’ils défendaient une jeune fille que ces jeunes importunaient, c’est de la dhimmitude.
Lorsque, sans le dire, on adopte implicitement le principe de pénalisation du blasphème, quand il s’agit de l’islam, et qu’on le refuse au nom de l’art ou de la liberté d’expression quand il s’agit du christianisme, comme ce le fut pour cette « œuvre » photographique représentant un crucifix immergé dans l’urine et le sang du photographe, c’est de la dhimmitude.
Quand un film sur l’islam (quel qu’il puisse être) que ceux qui l'accablent le plus n’ont probablement pas vu, fait l’objet de manifestations sanglantes à travers toute la planète, que l’on considère cela comme presque normal, et en plus que ceux qui ne l’ont pas réalisé s’en excusent avec contrition, c’est de la dhimmitude.
Quand des professeurs sont régulièrement insultés ou agressés et qu’on ne fait rien ou pas grand chose pour éviter d’enflammer les quartiers, c’est de la dhimmitude.
Lorsqu’un écrivain, dans un très court texte « Éloge littéraire d’Anders Breivik », ose (sans l’approuver) voir dans le geste fou du tueur d’Oslo une forme d’inquiétude face aux mutations imposées par le multiculturalisme et la nouvelle place de l’islam dans nos pays, on peut s’en inquiéter.
Mais qu’on l’assassine d’articles infamants, alors que quelques années auparavant, certains qui se délectent aujourd’hui du fiel qu’ils instillent contre lui, avaient trouvé des justifications dans les attentats du 11 septembre, c’est de la dhimmitude.
Quand des rabbins juifs demandent à leurs fidèles de dissimuler leur kippa sous un chapeau ou une casquette pour « éviter les provocations » c’est toujours de la dhimmitude.
Quand on tolère que des musulmans soient agressés pendant la période du Ramadan, parce qu’ils ne jeûnent pas, c’est encore et toujours de la dhimmitude.
Quand pour satisfaire aux exigences d’une confession, on impose dans certains établissements publics laïcs la consommation de viande hallal, ou qu’on attribue des heures réservées aux femmes dans des piscines municipales, c’est de la dhimmitude.
C’est beaucoup, c’est trop. Desservis par une multitude de sycophantes, la France glisse, l’Europe glisse, l’Occident glisse immanquablement vers un renoncement aux idéaux et aux valeurs qu’ils ont mis des siècles à inventer et à mettre en œuvre.
http://www.jforum.fr/forum/international/article/un-parfum-de-dhimmitude
jeudi 20 septembre 2012
Salman Rushdie "accuse l'islam" dans Le Monde
L'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie publiait mardi ses mémoires sous le titre Joseph Anton, son pseudonyme de fugitif depuis que sa tête a été mise à prix par une fondation religieuse iranienne après la fatwa de l'ayatollah Khomeyni, qui lui reprochait d'avoir écrit un livre "impie". L'objet de la colère iranienne ? La publication en 1988 des "Versets sataniques", roman jugé blasphématoire, déplore la régression de l'islam actuel, "comme une blessure auto-infligée".
Celui qui est devenu au fil des ans un symbole de la lutte pour la liberté d'expression et contre l'obscurantisme religieux se retourne aujourd'hui contre l'islam dans les colonnes du Monde.
Dans un entretien accordé au Monde du vendredi 21 septembre, il accuse directement l'islam et regrette que cette religion soit en pleine "régression" : "C'est une tragédie que l'islam régresse à ce point", explique-t-il.
L'essayiste reconnait que sa vision de l'islam a évolué : C'est vrai, ma vision des choses est plus tranchée aujourd'hui. Il faut dire que j'ai traversé une épreuve qui m'a obligé à prêter attention à ce qui se passait dans le monde musulman. Or quelque chose a mal tourné au sein de l'islam. C'est assez récent. Je me souviens, quand j'étais jeune, beaucoup de villes dans le monde musulman étaient des cités cosmopolites, de grande culture. On surnommait Beyrouth le "Paris de l'Orient". L'islam dans lequel j'ai grandi était ouvert, influencé par le soufisme et l'hindouisme, ce n'était pas celui qui est en train de se répandre à toute vitesse. C'est pour moi une tragédie que cette culture régresse à ce point, comme une blessure auto-infligée. Et je pense qu'il y a une limite au-delà de laquelle vous ne pouvez plus blâmer l'Occident. Parfois, vous savez, les problèmes sont vos problèmes. Cela dit, s'il y avait le moindre signe qu'une société musulmane était capable de créer une démocratie ouverte, je changerais d'avis. "
Mais attention, il assure que ses propos sont le fruit de ses expériences et d'une réflexion, et non de préjugés. Selon lui, il doti etre possible de critiquer l'islam sans être taxé de xénophobe ou de raciste : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "
Quant à son cas personnel, il estime que sa condamnation par les autorités religieuses était le signe d'un changement plus profond : la "fatwa" le visant était selon lui "le début d'un conflit plus large".
http://www.atlantico.fr/pepites/salman-rushdie-accuse-islam-dans-monde-488733.html
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Yes, This Is About Islam
By SALMAN RUSHDIE Published: November 2, 2001
LONDON -- "This isn't about Islam." The world's leaders have been repeating this mantra for weeks, partly in the virtuous hope of deterring reprisal attacks on innocent Muslims living in the West, partly because if the United States is to maintain its coalition against terror it can't afford to suggest that Islam and terrorism are in any way related.
The trouble with this necessary disclaimer is that it isn't true. If this isn't about Islam, why the worldwide Muslim demonstrations in support of Osama bin Laden and Al Qaeda? Why did those 10,000 men armed with swords and axes mass on the Pakistan-Afghanistan frontier, answering some mullah's call to jihad? Why are the war's first British casualties three Muslim men who died fighting on the Taliban side?
Why the routine anti-Semitism of the much-repeated Islamic slander that "the Jews" arranged the hits on the World Trade Center and the Pentagon, with the oddly self-deprecating explanation offered by the Taliban leadership, among others, that Muslims could not have the technological know-how or organizational sophistication to pull off such a feat? Why does Imran Khan, the Pakistani ex-sports star turned politician, demand to be shown the evidence of Al Qaeda's guilt while apparently turning a deaf ear to the self-incriminating statements of Al Qaeda's own spokesmen (there will be a rain of aircraft from the skies, Muslims in the West are warned not to live or work in tall buildings)? Why all the talk about American military infidels desecrating the sacred soil of Saudi Arabia if some sort of definition of what is sacred is not at the heart of the present discontents?
Of course this is "about Islam." The question is, what exactly does that mean? After all, most religious belief isn't very theological. Most Muslims are not profound Koranic analysts. For a vast number of "believing" Muslim men, "Islam" stands, in a jumbled, half-examined way, not only for the fear of God — the fear more than the love, one suspects — but also for a cluster of customs, opinions and prejudices that include their dietary practices; the sequestration or near-sequestration of "their" women; the sermons delivered by their mullahs of choice; a loathing of modern society in general, riddled as it is with music, godlessness and sex; and a more particularized loathing (and fear) of the prospect that their own immediate surroundings could be taken over — "Westoxicated" — by the liberal Western-style way of life.
Highly motivated organizations of Muslim men (oh, for the voices of Muslim women to be heard!) have been engaged over the last 30 years or so in growing radical political movements out of this mulch of "belief." These Islamists — we must get used to this word, "Islamists," meaning those who are engaged upon such political projects, and learn to distinguish it from the more general and politically neutral "Muslim" — include the Muslim Brotherhood in Egypt, the blood-soaked combatants of the Islamic Salvation Front and Armed Islamic Group in Algeria, the Shiite revolutionaries of Iran, and the Taliban. Poverty is their great helper, and the fruit of their efforts is paranoia. This paranoid Islam, which blames outsiders, "infidels," for all the ills of Muslim societies, and whose proposed remedy is the closing of those societies to the rival project of modernity, is presently the fastest growing version of Islam in the world.
This is not wholly to go along with Samuel Huntington's thesis about the clash of civilizations, for the simple reason that the Islamists' project is turned not only against the West and "the Jews," but also against their fellow Islamists. Whatever the public rhetoric, there's little love lost between the Taliban and Iranian regimes. Dissensions between Muslim nations run at least as deep, if not deeper, than those nations' resentment of the West. Nevertheless, it would be absurd to deny that this self-exculpatory, paranoiac Islam is an ideology with widespread appeal.
Twenty years ago, when I was writing a novel about power struggles in a fictionalized Pakistan, it was already de rigueur in the Muslim world to blame all its troubles on the West and, in particular, the United States. Then as now, some of these criticisms were well-founded; no room here to rehearse the geopolitics of the cold war and America's frequently damaging foreign policy "tilts," to use the Kissinger term, toward (or away from) this or that temporarily useful (or disapproved-of) nation-state, or America's role in the installation and deposition of sundry unsavory leaders and regimes. But I wanted then to ask a question that is no less important now: Suppose we say that the ills of our societies are not primarily America's fault, that we are to blame for our own failings? How would we understand them then? Might we not, by accepting our own responsibility for our problems, begin to learn to solve them for ourselves?
Many Muslims, as well as secularist analysts with roots in the Muslim world, are beginning to ask such questions now. In recent weeks Muslim voices have everywhere been raised against the obscurantist hijacking of their religion. Yesterday's hotheads (among them Yusuf Islam, a k a Cat Stevens) are improbably repackaging themselves as today's pussycats.
An Iraqi writer quotes an earlier Iraqi satirist: "The disease that is in us, is from us." A British Muslim writes, "Islam has become its own enemy." A Lebanese friend, returning from Beirut, tells me that in the aftermath of the attacks on Sept. 11, public criticism of Islamism has become much more outspoken. Many commentators have spoken of the need for a Reformation in the Muslim world.
I'm reminded of the way noncommunist socialists used to distance themselves from the tyrannical socialism of the Soviets; nevertheless, the first stirrings of this counterproject are of great significance. If Islam is to be reconciled with modernity, these voices must be encouraged until they swell into a roar. Many of them speak of another Islam, their personal, private faith.
The restoration of religion to the sphere of the personal, its depoliticization, is the nettle that all Muslim societies must grasp in order to become modern. The only aspect of modernity interesting to the terrorists is technology, which they see as a weapon that can be turned on its makers. If terrorism is to be defeated, the world of Islam must take on board the secularist-humanist principles on which the modern is based, and without which Muslim countries' freedom will remain a distant dream.
Salman Rushdie is the author, most recently, of "Fury: A Novel."
http://www.atlantico.fr/pepites/salman-rushdie-accuse-islam-dans-monde-488733.html
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Yes, This Is About Islam
By SALMAN RUSHDIE Published: November 2, 2001
LONDON -- "This isn't about Islam." The world's leaders have been repeating this mantra for weeks, partly in the virtuous hope of deterring reprisal attacks on innocent Muslims living in the West, partly because if the United States is to maintain its coalition against terror it can't afford to suggest that Islam and terrorism are in any way related.
The trouble with this necessary disclaimer is that it isn't true. If this isn't about Islam, why the worldwide Muslim demonstrations in support of Osama bin Laden and Al Qaeda? Why did those 10,000 men armed with swords and axes mass on the Pakistan-Afghanistan frontier, answering some mullah's call to jihad? Why are the war's first British casualties three Muslim men who died fighting on the Taliban side?
Why the routine anti-Semitism of the much-repeated Islamic slander that "the Jews" arranged the hits on the World Trade Center and the Pentagon, with the oddly self-deprecating explanation offered by the Taliban leadership, among others, that Muslims could not have the technological know-how or organizational sophistication to pull off such a feat? Why does Imran Khan, the Pakistani ex-sports star turned politician, demand to be shown the evidence of Al Qaeda's guilt while apparently turning a deaf ear to the self-incriminating statements of Al Qaeda's own spokesmen (there will be a rain of aircraft from the skies, Muslims in the West are warned not to live or work in tall buildings)? Why all the talk about American military infidels desecrating the sacred soil of Saudi Arabia if some sort of definition of what is sacred is not at the heart of the present discontents?
Of course this is "about Islam." The question is, what exactly does that mean? After all, most religious belief isn't very theological. Most Muslims are not profound Koranic analysts. For a vast number of "believing" Muslim men, "Islam" stands, in a jumbled, half-examined way, not only for the fear of God — the fear more than the love, one suspects — but also for a cluster of customs, opinions and prejudices that include their dietary practices; the sequestration or near-sequestration of "their" women; the sermons delivered by their mullahs of choice; a loathing of modern society in general, riddled as it is with music, godlessness and sex; and a more particularized loathing (and fear) of the prospect that their own immediate surroundings could be taken over — "Westoxicated" — by the liberal Western-style way of life.
Highly motivated organizations of Muslim men (oh, for the voices of Muslim women to be heard!) have been engaged over the last 30 years or so in growing radical political movements out of this mulch of "belief." These Islamists — we must get used to this word, "Islamists," meaning those who are engaged upon such political projects, and learn to distinguish it from the more general and politically neutral "Muslim" — include the Muslim Brotherhood in Egypt, the blood-soaked combatants of the Islamic Salvation Front and Armed Islamic Group in Algeria, the Shiite revolutionaries of Iran, and the Taliban. Poverty is their great helper, and the fruit of their efforts is paranoia. This paranoid Islam, which blames outsiders, "infidels," for all the ills of Muslim societies, and whose proposed remedy is the closing of those societies to the rival project of modernity, is presently the fastest growing version of Islam in the world.
This is not wholly to go along with Samuel Huntington's thesis about the clash of civilizations, for the simple reason that the Islamists' project is turned not only against the West and "the Jews," but also against their fellow Islamists. Whatever the public rhetoric, there's little love lost between the Taliban and Iranian regimes. Dissensions between Muslim nations run at least as deep, if not deeper, than those nations' resentment of the West. Nevertheless, it would be absurd to deny that this self-exculpatory, paranoiac Islam is an ideology with widespread appeal.
Twenty years ago, when I was writing a novel about power struggles in a fictionalized Pakistan, it was already de rigueur in the Muslim world to blame all its troubles on the West and, in particular, the United States. Then as now, some of these criticisms were well-founded; no room here to rehearse the geopolitics of the cold war and America's frequently damaging foreign policy "tilts," to use the Kissinger term, toward (or away from) this or that temporarily useful (or disapproved-of) nation-state, or America's role in the installation and deposition of sundry unsavory leaders and regimes. But I wanted then to ask a question that is no less important now: Suppose we say that the ills of our societies are not primarily America's fault, that we are to blame for our own failings? How would we understand them then? Might we not, by accepting our own responsibility for our problems, begin to learn to solve them for ourselves?
Many Muslims, as well as secularist analysts with roots in the Muslim world, are beginning to ask such questions now. In recent weeks Muslim voices have everywhere been raised against the obscurantist hijacking of their religion. Yesterday's hotheads (among them Yusuf Islam, a k a Cat Stevens) are improbably repackaging themselves as today's pussycats.
An Iraqi writer quotes an earlier Iraqi satirist: "The disease that is in us, is from us." A British Muslim writes, "Islam has become its own enemy." A Lebanese friend, returning from Beirut, tells me that in the aftermath of the attacks on Sept. 11, public criticism of Islamism has become much more outspoken. Many commentators have spoken of the need for a Reformation in the Muslim world.
I'm reminded of the way noncommunist socialists used to distance themselves from the tyrannical socialism of the Soviets; nevertheless, the first stirrings of this counterproject are of great significance. If Islam is to be reconciled with modernity, these voices must be encouraged until they swell into a roar. Many of them speak of another Islam, their personal, private faith.
The restoration of religion to the sphere of the personal, its depoliticization, is the nettle that all Muslim societies must grasp in order to become modern. The only aspect of modernity interesting to the terrorists is technology, which they see as a weapon that can be turned on its makers. If terrorism is to be defeated, the world of Islam must take on board the secularist-humanist principles on which the modern is based, and without which Muslim countries' freedom will remain a distant dream.
Salman Rushdie is the author, most recently, of "Fury: A Novel."
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