lundi 20 décembre 2010

"Le déplacement immédiat des Unités sur une autre structure hôtelière."

Luton, une ville sur le fil du rasoir

L’auteur de l’attentat raté de Stockholm, samedi dernier, a vécu à Luton, d’où les poseurs de bombe de Londres avaient pris le train en juillet 2005. Entre musulmans radicaux et skinheads, la population est prise dans un étau.

Sept hommes s’avancent côte à côte, occupant tout le trottoir. Il fait un froid polaire mais ils n’iront pas s’attabler à l’intérieur d’un café. Ils ont peu de temps, des tracts prônant l’application de la charia à distribuer et voir leur visiteur grelotter les amuse. Ils refusent d’indiquer leur profession, de dire comment ils gagnent leur vie. "On a un travail très important", disent-ils simplement en donnant des tracts intitulés "Introduction to Islam", sept chapitres, de "L’Islam et les musulmans" à "Votre choix".
La discussion s’engage sur la Leagrave Road, une rue toute droite bordée de boutiques où l’on vend surtout de la viande hallal, des tissus de toutes les couleurs, des disques et des livres de prières. Les femmes sont toutes voilées, beaucoup sont vêtues d’un niqab intégral. Les hommes portent le vêtement traditionnel et de longues barbes. Les étals regorgent de fruits et de sacs de riz de 20 kg dans cette artère paisible et vivante, semblable à celles du Caire ou de Karachi. "Quand j’étais enfant, les non musulmans étaient plus nombreux ici" se souvient l’un des promoteurs de la charia, Saiful Islam, 31 ans. "Où sont-ils passés?" lui demande-t-on. "Ils sont partis ailleurs. Ils n’ont pas réussi à s’intégrer…" Son bon mot fait sourire ses amis dont Ibrahim Andersen, roux aux yeux bleus, ancien skinhead converti il y a trois ans.
Taymour Abdul Wahab, le kamikaze qui s’est fait exploser samedi dernier à Stockholm, a étudié à l’université de Luton, y obtenant en 2004 une licence en médecine sportive. Il habitait il y a quelques semaines encore dans le quartier de Leagrave Road, tout comme le cerveau présumé d’une attaque (avortée) contre un centre commercial et une discothèque anglaise en 2004. Ou bien deux hommes condamnés à perpétuité et à 26 années de prison pour leur participation au complot contre la ville de Glasgow et l’aéroport d’Heathrow en 2007.

Militaires insultés à leur retour d'Irak

C’est aussi de Luton (220.000 habitants) que les membres du commando ayant frappé Londres, le 7 juillet 2005 (56 morts, 700 blessés) ont rallié la capitale, 35mn de train plein sud. C’est encore dans cette ancienne ville ouvrière, siège des moteurs Vauxhall dont les 30.000 ouvriers ont presque tous été licenciés en 2002, que des militaires qui défilaient à leur retour d’Irak ont été traités de "tueurs d’enfants" et d’"assassins" l’année dernière. En représailles, des militants d’extrême-droite ont créé l’English Defence League (EDL), groupuscule raciste et ouvertement anti-islamique. Ayant prévu de défiler dans les rues de Luton en février prochain, l’EDL a finalement abandonné l’idée d’inviter le pasteur américain Jones, qui voulait brûler le Coran le 11 septembre dernier avant d’y renoncer.
Au sujet du kamikaze de Stockholm, Saiful Islam estime que son geste est "choquant mais pas surprenant. C’est la politique étrangère du Royaume-Uni, en Irak, au Pakistan et en Afghanistan qui pousse certaines personnes à devenir extrémistes. Tant que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne occuperont ces pays, les attentats se poursuivront. C’est malheureux mais c’est inévitable. Les musulmans ont le sentiment que l’Occident est en guerre contre eux. Ici, dès qu’on porte une barbe longue, on se fait traiter de taliban." Saiful Islam se défend d’être un radical. Il souhaite pourtant l’application de la charia, la loi islamique, pour tous les habitants de Grande-Bretagne et d’ailleurs. "Nous ne vous obligerons pas à devenir croyant, nous n’exigerons pas de vous que vous deveniez musulman mais nous pensons que la charia est la solution aux maux qui rongent nos sociétés."

Des brochures contre "le mythe du terroriste martyre"

Le mois dernier, une enquête de la BBC a montré que 5000 élèves d’écoles coraniques britanniques ont reçu des leçons sur comment amputer les mains et les pieds des voleurs, quelle est la meilleure méthode d'exécution pour punir un homme reconnu coupable d'homosexualité… Un manuel destiné aux écoliers de 6 ans leur expliquait que ceux qui ne croient pas en l'Islam sont voués au "feu de l'enfer" après la mort. Secrétaire de la mosquée de Bury Park, également appelée "Luton Islamic Centre" (...)

Latif prône des idées plus radicales, à commencer par l’application de la charia. "Bien sûr que les femmes doivent être éduquées mais leur place est d’abord à la maison, à prendre soin des enfants. Vous dîtes que la charia opprime les femmes? Moi, ici, en Angleterre, je vois des adolescentes opprimées par des hommes qui les font tomber enceintes à 14 ans. Je vois des femmes opprimées par l’industrie cosmétique et celle du prêt-à-porter." Il dénonce aussi le "lobby juif international", qualifie Israël d’Etat "fasciste", estime qu’"avant la guerre, l’Afghanistan était l’un des pays les plus sûrs au monde". Et soutient que "George W. Bush et Tony Blair ont été les plus grands recruteurs d’Al-Qaïda, bien plus que Ben Laden."

Telle un mini-mur de Berlin, une passerelle pour piétons sépare Leagrave Road du reste de la ville. D’un côté, le quartier musulman et ses 35.000 habitants. De l’autre, le quartier asiatique, fort de plusieurs milliers de personnes venues d’Inde et du Sri Lanka dans les années 60 et 70 pour travailler à l’usine; le "secteur anglais", juché sur les hauteurs; le centre-ville où tous se retrouvent pour faire du shopping. Au "Duke of Clarence", pub de carte postale, seuls des Anglais de souche jouent au billard, descendant bière sur bière et maudissant cette "ville de merde où il n’y a plus rien, plus de travail, plus de club de foot digne de ce nom, rien que du chômage et des problèmes sociaux."
L’English Defence League séduit de plus en plus de jeunes désoeuvrés. "Ils se font passer pour les derniers défenseurs de la chrétienté, se désole un élu qui requiert l’anonymat, par peur des représailles. Ils se servent de l’actualité pour tenter de provoquer une guerre entre chrétiens et musulmans. Ils ne sont peut-être que 50 activistes mais leur renommée va grandissant dans toute la région. Du coup, l’immense majorité des habitants de cette ville se retrouve coincée entre deux extrémismes: islamiste d’un côté, fasciste de l’autre."

Des habitants se battent contre ce qui apparait à certains comme une fatalité. Educateur au Centre for Youth and Community Development, Halim travaille auprès des jeunes depuis trois ans. "Mon rôle est de leur dire: 'Si vous êtes Britanniques ou si vous vivez en Angleterre, vous devez respecter les lois de ce pays.' Mon rôle consiste aussi à leur montrer que s’ils sont mécontents, s’ils veulent protester contre la guerre en Afghanistan, ils peuvent écrire à leur conseiller municipal, à leur député ou au ministre des Affaires étrangères. Je leur dis aussi que, selon le Coran, il est interdit de se tuer et de tuer d’autres personnes, et que s’ils ont des problèmes, ils doivent employer des moyens légaux." Difficile mais pas perdu d’avance: "Il ne faut jamais baisser les bras."
Une ville coupée en quatre. Une immigration massive durant les années 60 et 70, au point qu'elle compte un habitant sur deux d’origine étrangère. Des tensions religieuses, une économie terriblement sinistrée, principale cause de tous ses maux: Luton est une ville qui souffre. "Une fois par an, on voit revenir les médias et toujours pour une mauvaise raison" se désole Peter Adams, qui œuvre au rapprochement des différentes communautés ethniques et religieuses par le sport, la musique, des interventions dans les écoles ou les hôpitaux. "La seule chose que nous nous interdisons de faire est de prier ensemble", sourit-il. "Parfois, dans les écoles, nous entendons des enfants dire des choses épouvantables sur les musulmans. Les Anglais de souche qui lisent les tabloïds ne viennent plus dans le centre. Notre situation est vraiment difficile." Devant l’autel de l’église St-Mary, où il reçoit, Peter Adams formule une prière: "Que cette ville, vue par beaucoup comme un vivier du terrorisme, devienne un endroit de paix." Mais y croit-il vraiment?

JDD

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dimanche 19 décembre 2010

Human Right Watch

Tiens, tiens, quand Human Right Watch parle de race, personne ne bronche....

(...) "Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique en raison de leur race, de leur origine ethnique et nationale, en conséquence de quoi ils sont privés d'électricité, d'eau, d'écoles et de routes, alors que les colons juifs de leur voisinage bénéficient de tous ces services publics", a déploré une représentante de Human Rights Watch, Carroll Bogert. (....)

http://www.lepoint.fr/monde/hrw-denonce-la-discrimination-systematique-visant-les-palestiniens-19-12-2010-1277222_24.php

samedi 18 décembre 2010

Danish politician calls for topless women to scare away immigrants

Peter Skaarup, foreign policy spokesman for the Danish People's Party, is calling on the government to consider the idea, the UK's Telegraph reported.

He says that including the shots of sunbathing women in a video screened as part of an immigration test would emphasise the point that Demnark is an open, free society.

“Topless bathing probably isn’t a common sight on Pakistani beaches, but in Denmark it is still considered quite normal," Mr Skaarup said.

"I honestly believe that by including a couple of bare breasts in the movie, extremists may have to think twice before deciding to come to Denmark."

However doubts have been raised about the idea, with Naser Khader, a member of the Danish parliament and founder of the Moderate Muslims movement, say it wouldn't work.

"A pair of naked breasts is no protection against extremism," Khader wrote on his Facebook page.

"It's quite the opposite, fundamentalists are so obsessed with sex that they will be pouring in over the borders."

Mr Skaarup said that a similar documentary in Holland showed bare breasts, and that Denmark should follow their example.

jeudi 16 décembre 2010

30.000 armes illégales circulent dans les banlieues

(...)Un préfet de haut rang fait ce pénible constat: "les armes de guerre se diffusent de plus en plus dans l'hexagone"

«Une kalach' se vend autour de 250 euros au marché noir, un 357 Magnum ou un 11.43, prisés des chefs de gang, se cèdent pour environ 400 euros», assure un officier de police de la petite couronne parisienne. Mais combien d'armes au juste sont susceptibles de sortir de leurs caches pour servir dans des règlements de comptes, des tentatives d'intimidation ou d'authentiques braquages ? Dans les services spécialisés du ministère de l'Intérieur, le chiffre de 30.000 armes illégales circule sous le manteau. Une estimation réalisée d'après les saisies opérées par les services. Explication : «Les forces de l'ordre mettent la main sur environ 4000 armes par an, principalement en banlieue, or nous savons que l'essentiel du stock échappe à la police, qui ne saisit peut-être que 10 % à 15 % du total», estime un commissaire de la PJ.

Marseille et l'est de la région parisienne sont très touchés


Sur ces quelque 30.000 armes donc, l'essentiel serait «constitué, selon lui, de fusils à pompe, souvent à canon scié, de carabines et armes de poing 22 long rifle, de 7,65 et autres petits calibres, auxquels il faut ajouter beaucoup de pistolets et revolvers 9 mm». «Les armes les plus lourdes, dit-il, comme les fusils d'assaut Kalachnikov, voire plus rarement les Uzi et autres armes de guerre employées par les grosses équipes de braqueurs, représentent sans doute autour de 15 % du stock, soit environ 4000 armes.» Suffisamment, en tout cas, pour justifier un renforcement des «opérations coups de poing» réclamées par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui s'est rendu mardi soir sur le site de l'attaque de l'agence bancaire d'Aulnay pour soutenir ses policiers.
L'hôte de la Place Beauvau avait demandé l'an dernier aux préfets un état des lieux de la menace, département par département. Comme il fallait s'y attendre, Marseille se détache, mais aussi l'est de la région parisienne, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis en tête. Le ministre a depuis acquis la conviction que l'essor des armes de gros calibre est intimement lié à celui de la drogue. «Au moins 10 % des armes de guerre saisies par les services le sont dans le cadre d'affaires de stupéfiants», assure un expert de la sous-direction de la lutte contre le crime organisé à la PJ.
La Place Beauvau s'attend à une multiplication des hold-up à l'approche des fêtes, «les voyous ayant un penchant pour les voyages au soleil et les cadeaux coûteux», explique un limier du Quai des Orfèvres. «La nouveauté, s'inquiète-t-il, c'est que le petit loulou de cité a maintenant accès à un arsenal réservé jusqu'alors aux beaux mecs.» En clair : aux vrais durs.


lefigaro.fr

mardi 7 décembre 2010

Bolkestein invite les "juifs conscients" à quitter le pays


LEMONDE 

Le Néerlandais Frits Bolkestein est au cœur d'une vive polémique dans son pays pour avoir incité les "juifs conscients" à quitter les Pays-Bas où, selon lui, ils risquent d'être victimes d'un antisémitisme qui serait en expansion parmi les jeunes d'origine marocaine. "Les juifs conscients doivent réaliser qu'il n'y a plus d'avenir aux Pays-Bas", a affirmé l'ex-commissaire européen. M. Bolkestein leur conseille dès lors d'inciter leurs enfants à émigrer vers les Etats-Unis ou Israël.

Ancien dirigeant du parti libéral – actuellement au pouvoir – M. Bolkestein a tenu ces propos dans un livre consacré au judaïsme aux Pays-Bas. Il s'y dit "pessimiste" et convaincu que la persistance du conflit israélo-palestinien va continuer d'alimenter l'antisémitisme. Dans une interview parue lundi 6 décembre dans le journal De Pers, il a expliqué que par "juifs conscients", il visait les juifs "reconnaissables", à savoir notamment les orthodoxes. M. Bolkestein a ensuite affirmé que le quotidien avait tronqué ses propos, ce que De Pers conteste.

Les propos de cet homme qui reste écouté dans son pays ont suscité une polémique telle qu'ils seront évoqués, mardi, au Parlement de La Haye. Tous les partis ont contesté l'analyse de M. Bolkestein. La plupart ont appelé à la "fermeté" face à la montée de l'antisémitisme dans leur pays. "Bolkestein se trompe complètement : ce ne sont pas les juifs mais les Marocains coupables d'antisémitisme qui doivent quitter le pays", a affirmé Geert Wilders, leader de l'extrême droite populiste, qui fut proche de M. Bolkestein au sein du parti libéral.

Le dirigeant du Centre d'information et de documentation sur Israël, Ronny Naftaniel, a estimé qu'il est "trop facile" de critiquer M. Bolkestein et que la société néerlandaise doit prendre plus clairement position "contre l'antisémitisme et d'autres formes d'intolérance".


M. Bolkestein a lancé dans son pays, au début des années 1990, le débat sur l'intégration et le multiculturalisme, dont il a souligné l'échec. (...)

mercredi 1 décembre 2010

Coup de filet contre un réseau de pickpockets "Hamidovic"

Reuters

Un vaste coup de filet a permis mardi d'arrêter dans le sud de la France et en Italie 19 personnes, des adultes soupçonnés d'être les meneurs de ce "réseau criminel clanique et familial", indique-t-on de source policière.
Parmi les personnes arrêtées figure le chef présumé du réseau, Fehim Hamidovic, un homme de 58 ans qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt international et qui a été arrêté près de Rome avec ses deux fils.
Treize autres suspects ont été retrouvés en France, à Montpellier, Perpignan et Aix-en-Provence.
Les autorités françaises ont récemment estimé que les dizaines d'adolescents bosniaques impliquées, âgées de 12 à 18 ans, étaient responsables de 70% des vols à la tire commis dans les transports en commun parisiens.
Selon les enquêteurs de la Brigade de protection des mineurs et de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante, elles étaient contraintes de mendier et de voler sous la menace, avec des objectifs chiffrés.
Chacune pouvait rapporter de 300 à 1.000 euros par jour aux chefs du réseau.
Les jeunes filles se déplaçaient en Europe notamment à Paris, Rome, Madrid, Barcelone, Genève et Bruxelles.
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Comment lutter contre l'insécurité dans les transports ? 

Comment se protéger des vols ? En 2010, 52 000 faits de délinquance ont été recensés dans les transports en commun d'Ile de France. Les 1300 policiers qui sillonnent jour et nuit le réseau relèvent une affaire toutes les 10 minutes. Cela va du vol de portefeuille aux agressions à l'arme blanche jusqu'aux cas d'agression sexuelle en plein métro.

http://videos.tf1.fr/appels-urgence/insecurite-le-metro-sous-haute-tension-6210973.html