lundi 17 mai 2010

Immigration: L’échec de l’intégration à la suédoise

La Stampa

Théâtre de récents affrontements entre des jeunes immigrés et la police, les quartiers populaires de Malmö témoignent de la difficulté à intégrer une population qui semble refuser le modèle scandinave et s’enferme dans ce qui est déjà qualifié de "ghetto de la nouvelle Suède multiethnique".


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Andreas Konstantinidis dépasse une série de kiosques à Kebab et falafels aux inscriptions en arabe, puis pénètre une petite avenue bordée d’arbres et se gare. Au delà de la petite clôture de bois, entourée de trois HLM, on peut voir le petit terrain où Zlatan Ibrahimovic [attaquant du FC Barcelone, d'origines bosniaques, né en 1981 à Rosengrad] a donné ses premiers coups de pieds dans un ballon. Alentour, on ne voit que des femmes voilées qui rentrent chez elles avec leurs courses.

Pas un jour sans affrontements entre les immigrés et la police

Andreas Konstantinidis est le président de ce que l’on appelle ici le ghetto de la nouvelle Suède multiethnique. Il est arrivé à Malmö en 1974, l’année de l’invasion de Chypre par la Turquie. Il connaît une par une ces rues, ces immeubles, et les histoires de l’intégration difficile de ses 23 000 habitants de 170 nationalités différentes, avec une écrasante majorité de ressortissants de pays en proie à la guerre et aux conflits : Irak, Afghanistan, Palestine, Somalie. La proportion d’habitants sans emploi frôle les 90%, qui se débrouillent grâce aux fameuses aides sociales scandinaves.

Les violences de la fin du mois d’avril ne sont pas une nouveauté [entre le 28 et le 29 avril, un groupe de jeunes du quartier, le visage masqué, s’en est pris à des écoles, à des kiosques, à des poubelles et à des voitures, pour protester contre l’arrestation de l’un d’entre eux. La rébellion ne s’est calmée qu’après l’intervention de la police]. Il ne se passe pas un jour sans que les journaux ne fassent état d’affrontements avec la police et de tensions entre les minorités immigrées et la majorité, de plus en plus restreinte, des Suédois de souche (180 000 personnes sur un total d’environ 270 000 habitants).

Les journaux soulignent qu’à l’origine des tensions, il y a le fait que la plupart des étrangers sont des réfugiés politiques. En d’autres termes : ils ne sont pas venus chercher en Suède une vie meilleure, mais ils sont seulement ici par nécessité et ils ont fini par exporter dans ces contrées paisibles les conflits qui enflamment des pays lointains.

Une ville post-industrielle devenue schizophrène

Que faire ? Dans son petit bureau de la mairie, Mattias Karlsson, 33 ans, membre de la direction nationale de la Sverige Demokaterna, sorte de Ligue du nord à la sauce suédoise, est clair : "Bloquer l’immigration, c’est le seul moyen. Les statistiques officielles, déjà préoccupantes, cachent la dérive dramatique de Malmö. Elles ne disent pas, par exemple, que les enfants nés de parents suédois sont devenus une minorité par rapport à ceux dont un des deux ou les deux, sont nés à l’étranger. Dans la fonction publique, nombreux sont ceux qui ont été engagés sur le seul critère qu’ils parlent l’arabe. Dans les piscines, on organise des cours séparés pour les hommes et les femmes. La célébration des fêtes de Noël est en train de se perdre par crainte de discriminer la population musulmane. Sans parler des délits, dont 90% sont commis par des étrangers et dont 90% des victimes sont suédoises".

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Un nombre important de juifs ont peur et partent vivre en Israël

Question de points de vue, certes. Andreas Konstantinidis refuse quant à lui de baisser les bras : "Un grand nombre de ceux qui vivent à Rosengard ne se sentent pas Suédois, ne veulent pas être Suédois. Peut-être il faudrait investir plus de moyens dans l’école pour les faire changer d’idée. Or moi je crois dans le modèle de ce pays et je suis sûr qu’ils finiront par réussir, comme je l’ai fait moi-même".

Parmi les 2 000 membres de la communauté juive, ils ne sont que très peu à partager son avis : "Il se fait des illusions. Malmö est devenue une province du Moyen-Orient. Nos étudiants sont menacés de mort. Quand nous entrons dans les classes pour parler de l’Holocauste, les étrangers sortent parce qu’ils refusent de nous écouter. Beaucoup d’entre nous ont déjà fait leurs valises et sont partis en Israël".

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/245321-l-echec-de-l-integration-la-suedoise

samedi 8 mai 2010

Le rapport de l'armée qui accable le film de Rachid Bouchareb

"Invraisemblances", "erreurs", "anachronismes"... Le service historique du secrétariat d'État à la Défense qui a analysé le scénario du film Hors la loi de Rachid Bouchareb n'est pas tendre avec l'auteur-réalisateur et son coauteur, Olivier Lorelle. Le sujet du film - les massacres de Sétif du 8 mai 1945 en Algérie, déclencheurs de l'insurrection indépendantiste - est d'autant plus sensible que Rachid Bouchareb a déclaré vouloir "rétablir la vérité historique". Or, l'armée française ne sort pas grandie du film qui provoque, avant même sa présentation à Cannes, une vive controverse .

Le point.fr a pu se procurer le rapport du général de division Gilles Robert, chef du service historique de la Défense, en date du 9 septembre. Selon ce texte, le film comporterait des "erreurs" et des anachronismes" (...) si nombreux et si grossiers qu'ils peuvent être relevés par tout historien, ayant un tant soit peu étudié la guerre d'Algérie". Le général note encore que "les nombreuses invraisemblances présentes dans le scénario montrent que la rédaction de ce dernier n'a pas été précédée par une étude historique sérieuse. Cette approximation historique rend ce film de fiction peu crédible."

En annexe, le service historique de la Défense liste les erreurs dans le détail. Dans un premier point, il note que "le réalisateur veut faire croire au spectateur que le 8 mai 1945 à Sétif, des musulmans ont été massacrés aveuglément par des Européens ; or, ce jour-là, c'est le contraire qui s'est produit.(...) Si l'auteur souhaite évoquer le massacre de musulmans par des Européens à Sétif, il devrait situer sa scène au minimum le 9 mai, car c'est en réaction au massacre d'Européens du 8, que les Européens ont agi contre des musulmans". C'est bien entendu l'essentiel de la controverse.

Parmi les anachronismes, les historiens militaires relèvent qu'à la page 10 du scénario, Rachid Bouchareb fait crier à des musulmans, au lendemain des massacres de Sétif : "Vive le FLN !" Le hic : le FLN n'est créé qu'en 1954. En 1945, c'est le Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj qui soutient la contestation face au pouvoir colonial... Page 20, autre erreur selon l'armée : Rachid Bouchareb confond deux partis, le MNA et l'UDMA, le premier prônant la lutte armée et non l'accès au pouvoir par les votes. De même que de Gaulle apparaît dans une scène située en 1954 alors qu'il ne revient au pouvoir qu'en 1958... Par ailleurs, la guerre d'Indochine est qualifiée improprement de "Vietnam".

Les historiens concluent au caractère "irréaliste" des personnages

En fait, le film se déroule essentiellement en France et met en scène la confrontation entre un indépendantiste algérien et un colonel du SDECE (contre-espionnage). Sauf que le SDECE est uniquement compétent hors de la France. Dans l'Hexagone, c'est la DST qui est seule habilitée à mener des opérations, relève l'armée. Les quelques écarts à cette règle ont consisté à "éliminer une personne", admet l'armée mais "jamais un porteur de valise". De même que la seule action qu'ait menée le SDECE sur le territoire national concerne la mise en place d'une troisième force (le front algérien d'action démocratique) de juillet à octobre 1960.

Les historiens militaires prennent enfin un soin infini à décortiquer les costumes des soldats français et concluent au caractère "irréaliste" des personnages. De même qu'une scène de parachutisme dans laquelle un personnage nord-africain apparaît n'a pas pu exister. Les unités parachutistes n'étaient pas ouverte aux soldats issus des colonies. Enfin, l'armement des gendarmes est également contesté.

Autant d'éléments sur lesquels s'appuie le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Lucas pour dénoncer une "vision hémiplégique" de l'histoire et regretter le soutien financier du film par le Centre national de la cinématographie.

mercredi 5 mai 2010

Le suspect de Times Square est issu d'un milieu favorisé

Reuters

Comme certains des membres les plus connus d'Al Qaïda, le suspect arrêté après la tentative d'attentat manqué de Times Square vient d'un milieu social favorisé peu propice a priori aux idées de l'islamisme radical.

Faisal Shahzad, un Pakistanais naturalisé américain arrêté alors qu'il tentait de quitter les Etats-Unis, a admis avoir garé un 4x4 piégé dans ce quartier central de New York et avoir reçu une formation à la confection d'explosifs dans un bastion des taliban et d'Al Qaïda au Pakistan, rapportent les procureurs américains.

Ancien analyste financier vivant et travaillant dans le Connecticut, Faisal Shahzad n'a pas le profil de nombreux hommes très pauvres du Pakistan que les taliban recrutent à coups de promesses de guerre sainte et de martyre.

Il est le fils d'un général de division de l'armée de l'air, garantie d'un statut privilégié au Pakistan où les militaires constituent l'institution la plus puissante et influente. Son frère est un ingénieur en mécanique installé au Canada, selon les responsables des services de sécurité pakistanais.

Marié, père de deux enfants, Faisal Shahzad a travaillé il y a plusieurs années à Karachi, dont il possède toujours une carte de résident, et où il s'est récemment rendu avec sa famille pour assister à un mariage, rapportent les médias locaux.

Son père, Bahar ul Haq, a quitté mardi soir le domicile familial, à Peshawar, afin d'éviter d'attirer l'attention, rapporte le journal local The News.

La famille est originaire d'un village agricole dans le nord-ouest du pays, Mohin Banda, 5.000 habitants.

Ces derniers ont exprimé leur surprise en apprenant qu'il était le principal suspect de l'attentat avorté de New York. "C'est notre fils. Je l'ai reconnu. La dernière fois que je l'ai rencontré, il ne portait pas la barbe. J'ai assisté à son mariage", a déclaré par téléphone Nazirullah Khan, instituteur à la retraite.


D'après la justice américaine, Faisal Shahzad est revenu aux Etats-Unis le 3 février avec un aller simple en provenance du Pakistan, où il avait passé les cinq derniers mois afin de rendre visite à ses parents. Il s'apprêtait à prendre un vol pour Islamabad, avec escale à Dubaï, lorsqu'il a été interpellé lundi soir à l'aéroport international JFK de New York.

Agé de 30 ans, il a été inculpé de cinq chefs d'accusation mardi par un tribunal de Manhattan et risque la prison à perpétuité s'il est reconnu coupable. Le chef de la police de New York, Ray Kelly, a indiqué mardi soir que le suspect coopérait avec les enquêteurs, qu'il avait fait valoir ses droits constitutionnels et demandé l'assistance d'un avocat.

"Il nous fournit des informations importantes", a précisé Kelly à une chaîne de télévision new-yorkaise. "Nous essayons d'en apprendre autant que nous pouvons sur lui, nous voulons apprendre des choses sur cet entraînement, sur ceux qui lui ont fourni et sur l'endroit où il s'est déroulé", a-t-il ajouté.

Ray Kelly a précisé que l'incident survenu à Times Square le 1er mai était le onzième attentat déjoué contre la ville de New York depuis les attentats du 11 septembre 2001 qui avaient provoqué la destruction des tours du World Trade Center et tué plus de 2.600 personnes.

UNE FAMILLE ÉDUQUÉE

Les autorités pakistanaises, qui ont promis de coopérer pleinement avec les Américains, ont interpellé mardi à Karachi plusieurs amis et membres de la famille étendue de Shahzad.

"Il ne vient pas d'une famille radicale ou illettrée. Il vient d'une famille éduquée. Nous cherchons à savoir comment il a pu se radicaliser", a dit le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik.

Mais il y a beaucoup d'autres exemples de personnages "respectables" convertis au djihad, à commencer par le chef d'Al Qaïda Oussama ben Laden, membre de l'élite saoudienne, son adjoint égyptien Ayman al Zaouahri, issu d'une riche famille de médecins et d'universitaires, et Mohammed Atta, le chef du commando des attentats du 11-Septembre, enrôlé alors qu'il était étudiant en urbanisme dans une université allemande.

Alors que le suspect affirme avoir agi seul, les taliban pakistanais ont revendiqué la responsabilité de cet attentat avorté, affirmant qu'ils entendaient venger la mort de deux hauts dirigeants d'Al Qaïda en Irak en avril.

mardi 4 mai 2010

Difficile d'imaginer reddition plus inconditionnelle!

Devant la menace de finir «comme Theo van Gogh» (cinéaste néerlandais assassiné pour avoir signé un film sur l'islam) s'ils représentaient Mahomet à l'écran, les auteurs et le diffuseur de South Park, la chaîne Comedy Central, ont pris la décision de censurer.

Sur le tableau noir servant de toile de fond au générique de l'émission, Bart Simpson (de la légendaire famille régnant sur le cartoon télévisé) trace à la craie: «South Park, nous serions à vos côtés si nous n'avions pas aussi peur»!
Encore une fois, la clairvoyance des Simpson ne livre-t-elle pas la substantifique moelle du problème?

On sait que les deux auteurs de South Park ont été prévenus qu'ils «finiraient comme Theo van Gogh» (cinéaste néerlandais assassiné pour avoir signé un film sur l'islam) s'ils représentaient Mahomet à l'écran. De fait, la chaîne Comedy Central, qui diffuse l'émission fétiche, a pris peur et a censuré.

Commentant elle aussi l'affaire South Park, une caricaturiste de Seattle, Molly Norris, a voulu défendre la liberté d'expression en décrétant une «journée mondiale de dessin de Mahomet»! Mais elle y a renoncé. «Je ne voulais attirer sur moi l'attention d'aucun groupe et je retourne maintenant à ma table à dessin», a-t-elle expliqué. Quel «groupe» l'a ainsi fait réfléchir?


Pendant ce temps, un des fameux caricaturistes danois, Kurt Westergaard, déjà victime de tentative de meurtre, a été gratifié de vacances forcées par son employeur, le désormais célèbre quotidien Jyllands-Posten. Je suis devenu «un fardeau trop lourd à porter et un risque trop important», croit Westergaard.

Depuis les caricatures danoises et les bains de sang qui ont suivi, des dizaines d'institutions occidentales dont la matière première est la liberté d'expression ont pris peur et ont tout bazardé.

En Allemagne, on a annulé des représentations de l'opéra Idomeneo, de Mozart, parce que Mahomet y apparaît. L'éditeur Random House a renoncé à publier un roman mettant en scène la troisième femme de Mahomet. Et les Presses de l'Université Yale ont publié un essai sur les caricatures danoises... sans y faire figurer les caricatures danoises. Difficile d'imaginer reddition plus inconditionnelle!

En février dernier, Elton John s'est dit d'avis que Jésus était sûrement gai. Mais il n'a émis aucune opinion sur l'orientation sexuelle de Mahomet...

Pas fou, le chanteur.

* * *

Piétinant ses principes, l'Occident intériorise à la vitesse grand V la vision islamiste de l'ordre terrestre, phénomène enclenché par la tiédeur mise à défendre le condamné à mort Salman Rushdie, en 1989.

Cela a deux conséquences.

D'abord, la liberté d'expression tolère dorénavant un intouchable: l'islam. Et il est probable que les institutions appliqueront de plus en plus l'autocensure. Par peur d'une éventuelle menace: rien n'est pire que la peur d'avoir peur. Ou simplement par rectitude politique (comme c'est le cas dans diverses commissions des droits au Canada): ne sous-estimons jamais l'extraordinaire puissance de l'esprit moutonnier.

Ensuite, le militantisme islamiste occupera de plus en plus l'espace public, celui du débat politique, celui des choix de société. Par exemple, discuter à l'infini de dimensions de bouts de tissu - ce que fait, toutes affaires cessantes et à grands frais, l'Occident tout entier! - ne paraît normal que parce que certains réflexes de bon sens ont été anesthésiés.

S'exprimer librement et se servir de sa tête: il s'agit désormais d'idéaux qu'il faut reconquérir.

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/mario-roy/201004/26/01-4274442-la-nouvelle-censure.php

Expulsion des Juifs de Jérusalem

On n'en parle jamais. Les antisionistes, dans leur propagande ridicule et mensongère, évacuent le sujet.
Mais en 1948, lors de la déclaration d'indépendance d'Israël, les militaires arabes ont procédé à une véritable purification ethnique dans la ville de Jérusalem : la population juive a été chassée de la ville par les Palestiniens. Et là, aucune bonne âme en Europe et dans les Pays arabes pour défendre les Juifs de Jérusalem...

Mais plutôt que des mots, des photos :





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La suite:
http://www.terredisrael.com/expulsion-juifs-jerusalem.php


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Dans ce jeu d’ombre de la guerre des mots et des idées, Edward Saïd, intellectuel américain défenseur d’une thèse contestée sur l’orientalisme, et Mahmoud Darwich, poète auto-proclamé du « peuple palestinien », jouent le rôle de portes-parole apolitiques d’une mythologie impérialiste qui ne dit pas son non, où l’identité victimaire forgée de toute pièce devient par leur intermédiaire un instrument de contestation morale du droit à la liberté et à la souveraineté du peuple juif.


♦ Edward Saïd, l’oubli des origines

Américain d’origine arabe, Edward Saïd s’est toujours présenté comme la victime d’un nettoyage ethnique qui aurait été mené volontairement et cyniquement par les Juifs d’Israel et qui l’aurait conduit à un exil forcé et douloureux. (par exemple : Edward Saïd, Fifty Years in the Wilderness: A State of Dispossession and Violence, The Guardian du 2 mai 1998)

Les deux premiers termes de la mythologie historique « palestinienne » sont d’emblée présents dans la description par Saïd de son vécu :

• d’une part, la représentation systématique de l’adversaire juif comme dénué de toute émotion, de toute humanité, essentialisé dans la violence gratuite et injuste : c’est l’image du soldat (juif) opposée à l’enfant (arabe),

• d’autre part, le pathos individuel exacerbé, lié au souvenir (en l’occurrence, de sa prétendue « vieille maison magnifique » de Jerusalem, dont on sait aujourd’hui qu’il n’y a jamais vécu comme il le prétendait), et à la douleur de l’expulsion au profit d’« occupants » (ce sera Martin Buber qui incarnera pour Saïd ce personnage fantasmé) : c’est la caricature du colon (juif), incarnant la prédation, opposée au vieillard (arabe), incarnant la mémoire.


La figure du « réfugié » a pour finalité de maintenir vivace la perspective d’un retour d’exil, et inversement, de déterritorialiser toute revendication – et toute existence – juive réduite à une occupation.

Toutefois, l’affabulation pathétique d’Edward Saïd sur son passé ne fonctionne que par le crédit total et irréversible accordé au témoignage « palestinien » (et indirectement au fait que de telles déclarations ne sont pas vérifiées).

En d’autres termes, il s’agit d’un cas évident de désinformation à laquelle succombent la plupart des médias occidentaux, que cela soit par pusillanimité, par crainte des représailles des militants et régimes arabes, par facilité, voire même par conformisme.

L’édifice saïdien s’effrite dès qu’on s’y intéresse de plus près avec objectivité.

Ainsi, il affirme avoir vécu à Jérusalem de 1935, sa date de naissance, à 1947, son « expulsion » et son « exil forcé » coïncidant avec la naissance d’un Etat juif libéré de la sujétion tant occidentale qu’orientale.


Les études reconnues internationalement du juriste Justus Weiner ont levé le voile les mensonges d’Edward Saïd :

• non seulement il n’a pas vécu son enfance à Jérusalem mais en Egypte, au Caire où son père avait emménagé dès 1923 ;

• son « exil » s’avère en réalité un départ forcé datant de…1952, date de l’arrivée au pouvoir des nationalistes égyptiens ;

• ses « privations » font référence à la perte de la prospère entreprise paternelle, la Standard Stationary Company, nationalisée par Nasser.

Si une partie de sa famille (une de ses tantes, mais en aucun cas son père) a effectivement possédé une maison à Jerusalem, rue Brenner, elle n’a pas été occupée par Martin Buber comme il l’affirmera, mais c’est la famille du philosophe qui sera expulsée en 1942 d’un des logements qu’il louait dans la maison de la rue Brenner.

C’est paradoxalement un représentant de la bourgeoisie aisée arabe cairote qui deviendra l’icône d’intellectuels de gauche, en particulier appartenant aux subaltern studies, dont l’objectivité sélective a privilégié la version politique et militante d’Edward Saïd à sa réalité.

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♦ Mahmoud Darwich, la dissimulation du politique

L’identification forcenée à la figure du « réfugié » comme instrument de délégitimation de l’existence d’Israel anime aussi Mahmoud Darwich que certains ont été jusqu’à dépeindre comme le chantre de la « souffrance » du « peuple palestinien ».

La biographie officielle et complaisante place immanquablement la thématique de l’exil au centre de son « vécu ». La nostalgie de la terre d’origine, mais cette fois-ci poétisée, transcrivant un visuel émotionnel centré autour de l’olivier.

Le motif de la rupture avec le merveilleux de l’enfance (qui s’avère totalement mensonger chez Saïd ) est completé par l’identification artificielle du « peuple et de sa terre », dont le corollaire immédiat est la violence (juive), au terme d’une reconstruction romantique qui passe par un rééchelonnement historique où la mythologie palestinienne supplante le travail de mémoire et de deuil consécutif à l’Holocauste.

Néanmoins, la vie de Darwich ne correspond pas à celle d’un exilé trouvant dans l’écriture l’exutoire d’une nostalgie surchargée, c’est celle d’un militant politique radical, membre de l’exécutif de l’OLP, dont, il faut le rappeler, l’objectif sans cesse réaffirmé est la destruction irréversible de la présence juive, présentée comme restauration d’une possession exclusive de la terre.

Cette facette du militant politique radical se trouve effacée. Il ne subsiste que le fantôme de l’exil dont l’acte fondateur serait la nakba. Mais que dit Darwich de l’exil ?

Dans la très politique et très orientée “Revue d’études palestiniennes” d’Elias Sanbar, Mahmoud Darwich décrit lui-même la responsabilité arabe dans le départ de sa famille :

« On avait à l’époque commandé aux Palestiniens de quitter leur patrie pour ne point gêner le déroulement des opérations militaires qui devaient durer quelques jours et nous permettre de réintégrer rapidement nos maisons. Mes parents découvrirent bien vite que ces promesses n’étaient que rêves ou illusions » (Entretien: En marge du transitoire, Revue d’études palestiniennes, 10-hiver 1984).

On remarquera avec attention l’usage politique de l’euphémisme, puisque le « déroulement des opérations militaires » (en contradiction avec la résolution du 27/11/1947 de l’ONU) était destiné, selon les objectifs revendiqués du secrétaire de la Ligue Arabe Azzam Pacha (l’appel au massacre), à procéder à une purification ethnique de toute population juive de l’ensemble de la Palestine mandataire.

L’accusation d’une expulsion forcée des « Palestiniens » s’effondre face à la présentation qu’en donne Darwich, et que confirmera le dirigeant palestinien actuel, déclarant en 1976 que « les armées arabes ont forcé les Palestiniens à quitter leurs maisons » (Mahmoud Abbas, Filastin at-thawra, mars 1976).

En 1994, Darwich ira jusqu’à présenter son « séjour au Liban » comme « une villégiature » (Paul Giniewski, Le “droit au retour” des réfugiés palestiniens ?, Rivista du Studi Politici Internazionali n°242)


De façon tout aussi précise, le Monde du 21 avril 1951 rappelait que « pour comprendre les origines de ce problème terrifiant, il est nécessaire de se reporter à l’époque de la lutte, en 1948. On peut poser mille fois la question de savoir pourquoi ces gens ont quitté leurs foyers de Palestine, on obtiendra mille réponses différentes. Certains ne voulaient pas vivre dans un Etat juif. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes: ils travaillaient comme ouvriers agricoles chez des propriétaires arabes, et n’avaient fait qu’obéir, comme toujours, aux ordres de leurs supérieurs. »

Par un recours diversifié du « témoignage », c’est tout l’édifice victimaire qui se trouve dès lors contesté, et à partir de là, la répartition des champs de responsabilité qui doit être reprise.


http://contrecourant1.wordpress.com/2010/02/18/linvention-de-la-palestine-instrument-de-stigmatisation-du-peuple-juif/

lundi 3 mai 2010

Le CFCM condamne les affirmations sur la "légalité des maîtresses" en islam

AFP

Le Conseil français du culte musulman "condamne fermement les propos mensongers sur la légalité en islam des 'maîtresses' et qualifie ces allégations d'offensantes et d'insultantes pour la religion musulmane", dans un communiqué diffusé lundi. Le CFCM fait référence aux propos de Lies Hebbadj, le mari de la Nantaise verbalisée pour conduite avec un voile intégral, qui a contesté son statut de polygame en déclarant que "les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni par l'islam".

Ces déclarations, estime le CFCM, sont "irresponsables, honteusement provocatrices et préjudiciables à l'islam". Il rappelle que "dans la religion musulmane, la fidélité est une valeur capitale à l'instar d'autres religions comme le judaïsme et le christianisme" et que "le contrat de mariage, conclu légalement, est le seul cadre autorisé par la religion musulmane". "La polygamie étant prohibée en France, le Conseil français du culte musulman rappelle que les imams comme tous les ministres de culte savent pertinemment que leur responsabilité pénale peut être engagée et exigent des mariés qui souhaiteraient célébrer un mariage religieux de produire un acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l'état-civil, conformément aux dispositions du code pénal".

samedi 1 mai 2010

Gaz toxique dans les tunnels à la frontière de Gaza. L'Egypte n'a fait aucune déclaration

Le Hamas a accusé aujourd'hui les forces de sécurité égyptiennes d'avoir asphyxié à l'aide de gaz toxique quatre Palestiniens qui travaillaient hier dans un tunnel de contrebande reliant la bande de Gaza à l'Egypte.

"Le Hamas tient la partie égyptienne pour responsable du meurtre de quatre travailleurs innocents décédés après que les forces de sécurité égyptiennes ont injecté des gaz toxiques dans un tunnel", a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, à des journalistes à Gaza.
"Nous exigeons une enquête et que ceux qui sont responsables soient traduits en justice", a réclamé le porte-parole.

(...)

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/29/97001-20100429FILWWW00448-l-egypte-a-utilise-du-gaz-toxique.php