Reuters
Un Turc est devenu lundi pour la première fois président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, une institution créée à Strasbourg en 1949.
Mevlut Çavusoglu, député et cofondateur du Parti Justice et Développement (AKP), le parti islamiste modéré au pouvoir à Ankara, a été élu par acclamation. Il était le seul candidat.
Cet homme de 42 ans, diplômé en relations internationales et en sciences économiques des universités d'Ankara, de New York et de Londres, a intégré en 2003 l'Assemblée du Conseil de l'Europe où il présidait la sous-commission des migrations.
Son groupe politique à Strasbourg, le GDE (Groupe des démocrates européens), auquel revenait la présidence en vertu d'un accord de rotation, l'avait désigné pour le représenter.
Mevlut Çavusoglu assurera la présidence de l'assemblée pour un an, renouvelable une fois. La Turquie prendra elle-même la présidence du Comité des ministres du Conseil de l'Europe en novembre prochain pour une durée de six mois.
Cette double présidence au sein du Conseil de l'Europe intervient dans un contexte délicat pour Ankara, que la dissolution récente du Parti de la société démocratique (DTP), pro-kurde, par une décision de la Cour constitutionnelle, a mis en contradiction avec les principes de l'organisation.
La Turquie reste également parmi les pays les plus souvent condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme.
Un élu local Turc de l'AKP, Yavuz Mildon, avait été élu en 2008 à la présidence du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. Il avait suspendu l'exercice de son mandat au bout de six mois en raison de problèmes de santé.
Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
lundi 25 janvier 2010
vendredi 22 janvier 2010
L'imam pour une loi anti-burqa
"Malgré les menaces dont il a fait l’objet, l’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, ne craint pas de dire haut et fort qu’il condamne la burqa en France. (...) Cet imam atypique, figure du dialogue judéo-musulman en banlieue, martèle que le voile intégral n’est pas une prescription de l’islam. "
"Oui, je suis pour l’interdiction par la loi de la burqa, qui n’a pas sa place en France, pays où les femmes votent depuis 1945. Mais elle doit être assortie d’un travail pédagogique, comme ce qui s’est fait pour le voile à l’école en 2004. Je n’imagine pas un policier retirer le voile d’une femme dans la rue ! (...) A la différence du voile qui couvre les cheveux, la burqa, ou devrais-je dire le niqab n’a aucun fondement dans l’islam, ni dans le Coran."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6902
"Oui, je suis pour l’interdiction par la loi de la burqa, qui n’a pas sa place en France, pays où les femmes votent depuis 1945. Mais elle doit être assortie d’un travail pédagogique, comme ce qui s’est fait pour le voile à l’école en 2004. Je n’imagine pas un policier retirer le voile d’une femme dans la rue ! (...) A la différence du voile qui couvre les cheveux, la burqa, ou devrais-je dire le niqab n’a aucun fondement dans l’islam, ni dans le Coran."
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=6902
mercredi 20 janvier 2010
L'esclavage en terre d'Islam
Malek Chebel: "L'esclavage en terre d'Islam a duré 3 fois plus longtemps (15 siècles) et touché 2 fois plus de personnes (22 millions)" que la traite trans-atlantique.
-"a touché des blancs et aussi des blanches, sous domination ottomane pour peupler les harems des sultans" http://fr.wikipedia.org/wiki/Harem#Le_choix_de_la_concubine
-"pas de repentance parce que ça dure encore"
Malek Chebel présente "L'esclavage en terre d'Islam" - Fayard
------------------------------
Tidiane N’Diaye présente "Le génocide voilé" - Gallimard
Tidiane N'Diaye nous rappelle que "les premières victimes de l'esclavage musulmans étaient les peuples slaves que les marseillais et les vénitiens allaient rafler en europe centrale et orientale pour les vendre aux musulmans. Il a fallu l'arrêt des conquêtes musulmanes aux pyrénées pour que cesse cette traite. La traite négrière n'est que le prolongement de ce premier "commerce"
L'esclavage existe encore aujourd'hui (3 millions de personnes) au Darfour, Maroc, Inde, Brunei, Mauritanie...
------------
lundi 18 janvier 2010
« Une table pour les halal, une pour les sans porc »
Dans un commentaire posté sur Rue89, Claire67, animatrice dans une maternelle de Strasbourg, estime que la difficulté reste maîtrisable dans les établissements de petite taille. Ailleurs, on finit par trier les enfants en fonction de leurs interdits alimentaires :
« On voit des choses incroyables, par exemple, pour faciliter l'organisation, une table pour les halals, une table pour les sans porcs… Les enfants ne se mettent pas à côtés de leurs copains, mais à côté des enfants qui mangent comme eux. Bonjour la mixité. »
« Touche pas à mes tomates musulmanes »
Des tables ritualisées ? Ça paraissait un peu gros. Dans son travail de terrain, Dounia Bouzar a pourtant relevé que la chose était loin d'être anecdotique :
« En ritualisant sans proposer d'alternative souple, on segmente les élèves. Il finit par y avoir des gamins qui disent “Ne touche pas à mes tomates, c'est des tomates musulmanes.”
Les enfants mangent par prophète dans ces écoles-là ! C'est le contraire du respect que l'école doit transmettre aux enfants. Il faut trouver une solution pour proposer des plats alternatifs à la même table, comme du poisson. Et continuer à mettre du porc sur la tale pour ceux qui en prennent. »
http://www.rue89.com/2010/01/16/cantine-et-interdits-religieux-temoignages-sur-un-casse-tete-134053?page=0%2C3#
« On voit des choses incroyables, par exemple, pour faciliter l'organisation, une table pour les halals, une table pour les sans porcs… Les enfants ne se mettent pas à côtés de leurs copains, mais à côté des enfants qui mangent comme eux. Bonjour la mixité. »
« Touche pas à mes tomates musulmanes »
Des tables ritualisées ? Ça paraissait un peu gros. Dans son travail de terrain, Dounia Bouzar a pourtant relevé que la chose était loin d'être anecdotique :
« En ritualisant sans proposer d'alternative souple, on segmente les élèves. Il finit par y avoir des gamins qui disent “Ne touche pas à mes tomates, c'est des tomates musulmanes.”
Les enfants mangent par prophète dans ces écoles-là ! C'est le contraire du respect que l'école doit transmettre aux enfants. Il faut trouver une solution pour proposer des plats alternatifs à la même table, comme du poisson. Et continuer à mettre du porc sur la tale pour ceux qui en prennent. »
http://www.rue89.com/2010/01/16/cantine-et-interdits-religieux-temoignages-sur-un-casse-tete-134053?page=0%2C3#
samedi 16 janvier 2010
«Le voile intégral est un symbole de l'oppression des femmes et ne doit pas être autorisé sur la place publique»
LEXPRESS.fr
Dernière représentation ce samedi soir, à Paris, de la pièce de Rayhana, dramaturge d'origine algérienne agressée mardi par des hommes qui ont tenté de l'immoler. Révoltées, deux militantes féministes racontent leur propre combat contre l'intégrisme religieux.
Signe du temps. Asma, militante féministe d'origine algérienne, a toujours combattu l'intégrisme musulman. Mais depuis l'agression, mardi dernier, de la dramaturge algérienne Rayhana, elle ne ne sent plus en sécurité en France. Elle ne donnera pas son nom de famille. «Je connais bien Rayhana et son agression m'a profondément choquée, confie cette adhérente de Ni Putes Ni Soumises. Avant, je m'exprimais ouvertement dans les médias. Aujourd'hui, je me sens en danger. Mais je veux toujours témoigner pour continuer le combat.»
Rayhana a été aspergée de white spirit mardi soir alors qu'elle se rendait à la Maison des Métallos, à Paris, où se joue, jusqu'à ce soir, A mon âge, je me cache encore pour fumer. Une pièce qu'elle a écrite, dans laquelle neuf femmes se racontent leur quotidien dans une société algérienne étouffée par l'obscurantisme religieux. Ce texte engagé a-t-il un lien avec l'agression violente dont a été victime la comédienne à l'entrée du théâtre? Les enquêteurs chargés de l'affaire en ont «de fortes suspicions».
Autre militante de la cause féminine, Wassyla Tamzali est née en Algérie et a vu la pièce de Rayhana. «Une pièce courageuse, dit-elle, qui s'attaque au tabou de la sexualité des femmes.» Née en 1941, l'auteur d' Une femme en colère–Lettre d'Alger aux Européens désabusés (Gallimard) a été directrice des droits des femmes à l'Unesco. « Toute une communauté d'intellectuels algériens, réfugiés à Paris dans les années 1990, résiste à l'obscurantisme en ouvrant ici des théâtres, des cafés. Ils se sentent touchés aujourd'hui par l'agression de Rayhana. Moi même, je ne me sens pas en sécurité »
«Je suis aussi allée voir cette pièce et cela m'a rappelé beaucoup de souvenirs douloureux», confirme Asma, la jeune militante. Comme Rayhana, elle a grandi sur l'autre rive de la Méditerranée et vécu la montée progressive de l'intégrisme musulman, dans les années 80.
«Tout s'est passé crescendo, raconte-t-elle. Avant, les écoles étaient mixtes. Puis les barbus ont voulu séparer garçons et filles, imposer une tenue stricte. Ensuite, il y a eu le foulard: celles qui refusaient de le porter payaient de leur vie.» «Le voile intégral est un symbole de l'oppression des femmes et ne doit pas être autorisé sur la place publique», commente Wassyla Tamzali. Asma, elle, juge même le gouvernement trop laxiste à ce sujet: «Il y a, en France, un certain relativisme culturel qui fait qu'il est difficile de faire admettre les dangers de l'intégrisme.»
------------
Interview un an après sur RTL: "C'est la gauche qui le dit, des intellectuels de gauches, des féministes: "Ah non, là on va faire le jeu des fascistes, on veut pas faire le jeu des islamophobes, donc aujourd'hui on laisse faire. Nous qui dénonçons des choses, nous devenons des fascistes"
http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/article/rayhana-ce-sont-des-intellectuels-qui-defendent-les-feministes-qui-refusent-ma-piece-7648137862
Dernière représentation ce samedi soir, à Paris, de la pièce de Rayhana, dramaturge d'origine algérienne agressée mardi par des hommes qui ont tenté de l'immoler. Révoltées, deux militantes féministes racontent leur propre combat contre l'intégrisme religieux.
Signe du temps. Asma, militante féministe d'origine algérienne, a toujours combattu l'intégrisme musulman. Mais depuis l'agression, mardi dernier, de la dramaturge algérienne Rayhana, elle ne ne sent plus en sécurité en France. Elle ne donnera pas son nom de famille. «Je connais bien Rayhana et son agression m'a profondément choquée, confie cette adhérente de Ni Putes Ni Soumises. Avant, je m'exprimais ouvertement dans les médias. Aujourd'hui, je me sens en danger. Mais je veux toujours témoigner pour continuer le combat.»
Rayhana a été aspergée de white spirit mardi soir alors qu'elle se rendait à la Maison des Métallos, à Paris, où se joue, jusqu'à ce soir, A mon âge, je me cache encore pour fumer. Une pièce qu'elle a écrite, dans laquelle neuf femmes se racontent leur quotidien dans une société algérienne étouffée par l'obscurantisme religieux. Ce texte engagé a-t-il un lien avec l'agression violente dont a été victime la comédienne à l'entrée du théâtre? Les enquêteurs chargés de l'affaire en ont «de fortes suspicions».
Autre militante de la cause féminine, Wassyla Tamzali est née en Algérie et a vu la pièce de Rayhana. «Une pièce courageuse, dit-elle, qui s'attaque au tabou de la sexualité des femmes.» Née en 1941, l'auteur d' Une femme en colère–Lettre d'Alger aux Européens désabusés (Gallimard) a été directrice des droits des femmes à l'Unesco. « Toute une communauté d'intellectuels algériens, réfugiés à Paris dans les années 1990, résiste à l'obscurantisme en ouvrant ici des théâtres, des cafés. Ils se sentent touchés aujourd'hui par l'agression de Rayhana. Moi même, je ne me sens pas en sécurité »
«Je suis aussi allée voir cette pièce et cela m'a rappelé beaucoup de souvenirs douloureux», confirme Asma, la jeune militante. Comme Rayhana, elle a grandi sur l'autre rive de la Méditerranée et vécu la montée progressive de l'intégrisme musulman, dans les années 80.
«Tout s'est passé crescendo, raconte-t-elle. Avant, les écoles étaient mixtes. Puis les barbus ont voulu séparer garçons et filles, imposer une tenue stricte. Ensuite, il y a eu le foulard: celles qui refusaient de le porter payaient de leur vie.» «Le voile intégral est un symbole de l'oppression des femmes et ne doit pas être autorisé sur la place publique», commente Wassyla Tamzali. Asma, elle, juge même le gouvernement trop laxiste à ce sujet: «Il y a, en France, un certain relativisme culturel qui fait qu'il est difficile de faire admettre les dangers de l'intégrisme.»
------------
Interview un an après sur RTL: "C'est la gauche qui le dit, des intellectuels de gauches, des féministes: "Ah non, là on va faire le jeu des fascistes, on veut pas faire le jeu des islamophobes, donc aujourd'hui on laisse faire. Nous qui dénonçons des choses, nous devenons des fascistes"
http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/article/rayhana-ce-sont-des-intellectuels-qui-defendent-les-feministes-qui-refusent-ma-piece-7648137862
Le Metropolitan Museum accusé d'avoir enlevé de ses vitrines des images de Mahomet
Le Metropolitan Museum suscite la polémique à New York : les vitrines de la galerie d'art islamique se sont vues dégarnir des représentations de Mahomet. Selon le New York Post, ces retraits seraient dus à la volonté du musée d'éviter la controverse avec les musulmans radicaux. Le quotidien s'interroge : le Met aurait-il peur du Jihad ?
A New York, un réaménagement des vitrines au Metropolitan Museum a déclenché une certaine agitation. Des œuvres représentant le Prophète Mahomet ont disparu des vitrines de la galerie d'arts islamiques.
Selon le New York Post, celles-ci pourraient ne pas être présentées après la rénovation de la galerie en 2011.
Pour certains, le Metropolitan Museum cultive depuis longtemps une politique d'évitement des sujets jugés « sensibles » et voudrait éviter par ce retrait une polémique sur la représentation de Mahomet ravivée par la controverse sur les caricatures du prophète au Danemark.
Selon le musée, trois œuvres sont concernées dans cette affaire, des œuvres qui « ne correspondent pas au thème de l'exposition permanente » du moment, selon un porte-parole du musée. De plus, la galerie est en cours de rénovation, et certaines pièces doivent être déplacées, au gré des travaux.
La polémique semble un peu vaine, mais intervient alors que le musée vient d'annoncer un changement de nom de la galerie. « La galerie d'art islamique » va être rebaptisée « galerie des arts des pays arabes, de Turquie, d'Iran, d'Asie centrale et d'Asie du Sud-Est » , une terminologie compliquée que beaucoup taxent de politiquement correct.
Pour Kishwar Rizvi, professeur d'art islamique à l'Université de Yale, ce changement de nom est « une honte » : « il est maladroit et problématique de construire la présentation de ces arts en termes de frontières géographiques » .
Sur la représentation de Mahomet dans les arts, l'historien rappelle que le contexte historique est primordial pour comprendre que les interdictions de représentations ne sont pas dogmatiques et figées dans le monde musulman, des pays arabes à l'Asie du Sud-Est.
http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/71485/le-metropolitan-museum-accuse-davoir-enleve-de-ses-vitrines-des-images-de-mahomet.php
A New York, un réaménagement des vitrines au Metropolitan Museum a déclenché une certaine agitation. Des œuvres représentant le Prophète Mahomet ont disparu des vitrines de la galerie d'arts islamiques.
Selon le New York Post, celles-ci pourraient ne pas être présentées après la rénovation de la galerie en 2011.
Pour certains, le Metropolitan Museum cultive depuis longtemps une politique d'évitement des sujets jugés « sensibles » et voudrait éviter par ce retrait une polémique sur la représentation de Mahomet ravivée par la controverse sur les caricatures du prophète au Danemark.
Selon le musée, trois œuvres sont concernées dans cette affaire, des œuvres qui « ne correspondent pas au thème de l'exposition permanente » du moment, selon un porte-parole du musée. De plus, la galerie est en cours de rénovation, et certaines pièces doivent être déplacées, au gré des travaux.
La polémique semble un peu vaine, mais intervient alors que le musée vient d'annoncer un changement de nom de la galerie. « La galerie d'art islamique » va être rebaptisée « galerie des arts des pays arabes, de Turquie, d'Iran, d'Asie centrale et d'Asie du Sud-Est » , une terminologie compliquée que beaucoup taxent de politiquement correct.
Pour Kishwar Rizvi, professeur d'art islamique à l'Université de Yale, ce changement de nom est « une honte » : « il est maladroit et problématique de construire la présentation de ces arts en termes de frontières géographiques » .
Sur la représentation de Mahomet dans les arts, l'historien rappelle que le contexte historique est primordial pour comprendre que les interdictions de représentations ne sont pas dogmatiques et figées dans le monde musulman, des pays arabes à l'Asie du Sud-Est.
http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/71485/le-metropolitan-museum-accuse-davoir-enleve-de-ses-vitrines-des-images-de-mahomet.php
mercredi 13 janvier 2010
UK: Recrutement terroriste sur les campus
Un quart des personnes ayant participé à des complots terroristes au Royaume-Uni a étudié à l'université, selon une analyse du centre de recherche Centre for Social Cohesion. Sur 126 personnes inculpées d'activités terroristes, 33 ont poursuivi des études supérieures, et au moins quatre d'elles ont été des membres actifs de sociétés étudiantes islamiques, rapporte The Observer. "Les étudiants musulmans au Royaume-Uni sont de plus en plus exposés à une interprétation de l'Islam moins tolérante, plus politisée et dans certains cas plus violente", analyse Hannah Stuart, chercheuse au Centre for Social Cohesion.
Inscription à :
Articles (Atom)