dimanche 9 janvier 2011

Halal est grand (Paris 11è)

Où Libé nous apprend qu'un quartier "cosmopolite" est un quartier musulman:
-----------

Son quartier, c’est un peu son théâtre. Abdelkader a la gouaille du titi parisien, un joyeux sens de la répartie. Nerveux, il ne tient guère en place, dévale, à grandes enjambées, la rue Jean-Pierre Timbaud, dans l’Est de Paris, salue la pharmacienne, les patrons de bistrots, ses copains artistes. «Ici, c’est mon aquarium. J’ai trouvé un quartier cosmopolite qui me correspond» dit celui qui est né à Saint-Dizier (Haute-Marne), fils d’un ouvrier algérien. Des hauteurs de Belleville aux abords cossus du Marais, la rue Jean-Pierre Timbaud relie ce qui reste du Paris populaire au Paris bourgeois. Retenu par des barrières invisibles, Abdelkader ne s’aventure guère de ce côté-là. «Je n’ai besoin de rien d’autre», dit-il encore. Belleville est un monde, son monde.

Le vendredi en début d’après-midi, dès la fin de la grande prière à la mosquée Omar, une foule impressionnante, des hommes surtout, s’égaille. Faute de place, certains ont prié sur le trottoir. En face, un bar, le Fidèle (c’est bien son nom !), à la clientèle exclusivement masculine, ne sert pas d’alcool. L’imam a son appartement à l’étage. Rue Jean-Pierre Timbaud, il n’est pas rare de croiser des femmes portant le voile intégral. Des petits groupes d’hommes, barbus et vêtus du khamiss (une robe passée par-dessus le pantalon), entrent et sortent de la mosquée, arpentent la rue.
(...)
Monique, elle, vit là depuis une trentaine d’années, avoue volontiers n’avoir jamais mis les pieds dans les boutiques islamiques qui jalonnent la rue Jean-Pierre Timbaud, débordent vers la rue Moret, remontent le boulevard de Belleville.
Ce coin de Paris attire une clientèle musulmane, adepte d’une sorte de «halal attitude» très en vogue, à la recherche de livres ou de vêtements islamiques, d’ordinateurs pour enfants qui permettent d’apprendre les rudiments du Coran, de produits de beauté garantis sans alcool, d’une pharmacopée inspirée des premiers temps de l’islam. Sur quelques centaines de mètres, dès la sortie du métro Couronnes, le quartier prend des allures de «territoire» islamique avec ses boucheries halal, ses librairies musulmanes, ses magasins de vêtements, une quarantaine d’enseignes, une concentration unique en France. Discret, protégé par de lourds rideaux, un institut de beauté «ethnique» a même récemment ouvert, proposant épilations et tatouages orientaux.
Le périmètre pourrait ressembler à un ghetto ou un territoire islamisé, de ceux qu’aimeraient dénicher et dénoncer l’extrême droite. La réalité est autre, plus complexe. L’étiquette de ghetto agace d’ailleurs singulièrement les habitants. «Ici, les populations se mélangent» (Ah ouais??? continuons de lire cette "enquête"), réfute l’une des pharmaciennes de la rue. Ancien bastion artisan et industriel de Paris (cette histoire s’est achevée à la fin des années 60), vieux quartier d’immigration, Belleville demeure un lieu de diversité.«C’est un concentré demondialisation. C’est pour cela que j’aime y vivre», plaide Jérôme. «La rue Jean-Pierre Timbaud est pleine de paradoxes», relève, pour sa part, Abdelhak Eddouk qui y fut libraire pendant vingt ans. Iman à Grigny et aumônier de prison à Fleury-Mérogis, il gagne surtout sa vie en supervisant des traductions pour les libraires éditeurs du quartier. Barbe finement taillée, costume sombre(...) Le business islamique y est né dans l’orbite de la mosquée Omar, située en face la Maison des métallos. Ancienne fabrique industrielle, le bâtiment au toit de tuiles est discret, sans minaret. Avec ses 1 200 places, c’est l’un des plus importants lieux de culte musulman à Paris.

Réislamiser les ouvriers.

Au milieu des années 70, Mohammed Hammami, grâce à la générosité financière de commerçants tunisiens prospères du quartier, y a créé son fief. Le leader religieux tunisien, ancien ouvrier en bâtiment, est alors l’une des figures incontournables du mouvement Tabligh en France. Né au Pakistan dans les années 20, prosélyte et fondamentaliste, le Tabligh - très actif aujourd’hui dans les banlieues difficiles, souvent comparé aux Témoins de Jéhovah - a joué en France un rôle majeur dans la réislamisation des populations immigrées ou issues de l’émigration. Quand la mosquée Omar s’installe rue Jean-Pierre Timbaud, la priorité du mouvement est de réislamiser les populations d’ouvriers maghrébins qui vivent en Occident. (...)Autour de la mosquée Omar, les boucheries halal furent les premières à ouvrir, suivies par une petite poignée de librairies musulmanes. Animée et passante, la rue Jean-Pierre Timbaud a toujours eu une tradition commerçante. Couronnes devient aussi un des grands pôles cultuels musulmans de Paris ; boulevard de Belleville, le Tabligh possède en effet un autre lieu de culte, la mosquée Abou Bakr. «J’ai connu le quartier comme la plupart des musulmans qui viennent à Paris. Qu’est-ce que l’on cherche ? Un lieu pour prier, une boucherie pour acheter de la viande halal, des magasins pour certains produits», raconte Abdelhak Eddouk.
Mais pourquoi le commerce islamique a-t-il prospéré à cet endroit ? Pourquoi pas ailleurs dans Paris, comme à la Goutte d’or ou rue de Tanger, quartiers eux aussi d’immigration qui drainent, autour de leurs mosquées, une foule importante de musulmans pratiquants ? Est-ce la commodité des transports, la centralité du lieu ? Est-ce le poids idéologique du Tabligh qui prône un retour aux fondements de l’islam, une distance par rapport aux valeurs occidentales ? Nul ne sait ou n’a encore trouvé de réponse définitive. Quoi qu’il en soit, Hervé Terrel, spécialiste de l’islam en France, remarque, dans l’une des rares études consacrées à la rue Jean-Pierre Timbaud, que les premiers commerçants de l’enclave islamique se situaient dans la mouvance religieuse du Tabligh.

Rue Jean-Pierre Timbaud, les années 90 marquent un tournant. La présence de l’islam s’y affirme. «Cela s’est développé assez vite, se souvient la pharmacienne. Quand les commerçants partaient à la retraite, ils vendaient, et une enseigne islamique prenait la place.» Les librairies musulmanes commencent à se multiplier. Pour répondre à de nouveaux besoins ? Au même moment, les réseaux de l’intellectuel Tariq Ramadan se mettent en place, influents auprès des générations issues de l’immigration, nouvelles cibles de la réislamisation. L’Union des organisations islamiques de France - UOIF, proche des Frères musulmans et fondée par des étudiants marocains ou tunisiens venus terminer leurs études en France - monte en puissance tandis que les affaires de voile éclatent dans les établissements scolaires. Le livre devient un instrument de la réislamisation des deuxième et troisième générations, instruites par les écoles de la République et contestant l’islam traditionnel de leurs parents.
L’époque est aussi politiquement sulfureuse. La révolution iranienne et la première guerre du Golfe ont tendu les relations entre l’Occident et les pays musulmans. L’islamisme politique gagne du terrain et l’Algérie bascule dans la guerre civile. Exilés, des militants islamistes algériens et tunisiens trouvent refuge rue Jean-Pierre Timbaud. Ils y ouvrent des librairies, des affaires d’import-export ou des agences de voyage pour organiser le grand pèlerinage à La Mecque. Malgré elle, semble-t-il, la mosquée Omar est aspirée dans la tourmente. Quelques terroristes, comme Boualem Bensaïd impliqué dans les attentats de 1995 à Paris, fréquentent le lieu de culte. Une poignée de jeunes fidèles ira aussi s’enrôler, à l’étranger, dans les maquis islamistes.
Dans ces affaires-là, rien, de l’avis d’un ancien inspecteur des renseignements généraux, n’a jamais pu être retenu contre le prudent Mohamed Hammami. Le vieux «cheikh» a désormais passé la main à son fils Hamadi qui gère la mosquée. Lui vit retiré dans un château en Seine-et-Marne à Grisy-Suines, où il a essayé d’établir, sans succès, une école coranique. Malgré tout, la réputation de la mosquée Omar ne s’est pas relevée de ces troubles affaires. Méfiants et las, ses responsables se retranchent aujourd’hui dans le silence.
Rue Jean-Pierre Timbaud, aujourd’hui, la parenthèse de l’islamisme politique est, semble-t-il, refermée. Beaucoup de commerces ont changé de main, d’autres ont ouvert. Du business, rien que du business, assure-t-on ; une mosaïque de commerçants indépendants, concurrents entre eux. Est-ce le souvenir des périodes troublées ? Est-ce la crainte de participer, d’une manière ou d’une autre, à une stigmatisation de l’islam à l’heure où l’extrême droite, à travers toute l’Europe, et Marine Le Pen, en France, font de la présence musulmane et de la peur de l’islamisation, un enjeu électoral ? Pour vivre heureux et prospère, faut-il vivre caché ? A Couronnes, le petit monde du commerce islamique n’aime guère se raconter, voire cultive habilement l’art de parler pour ne rien dire.
A la radicalité politique des années 90 a succédé la radicalité du mode de vie. Couronnes suit le mouvement et l’amplifie. «Les commerçants de la rue Jean-Pierre Timbaud répondent à la demande de leur clientèle», soutient Abdelhak Eddouk, l’ex-libraire. La halal attitude a pris d’assaut la garde-robe, investi la salle de bain, gagné l’armoire à pharmacie. Les années 2000 ont vu fleurir, à Couronnes, les boutiques de vêtements. Zeina, l’un des plus imposants magasins du quartier, y a ouvert en 2004. A l’intérieur, deux femmes voilées accueillent la clientèle. La gamme vestimentaire est plus étendue que dans les autres boutiques de la rue, et aux articles islamiquement corrects se mêlent d’autres plus ethniques, comme les traditionnelles djellabas.

Les librairies ont su, elles, diversifier leur offre, confinant au bazar. «Personne ne pourrait plus vivre en vendant seulement des livres», plaide Abdelouabab Bajou, le patron de la librairie Al-Azhar, l’une des plus anciennes de la rue Jean-Pierre Timbaud. Chacun propose une gamme large de produits pour satisfaire une clientèle pieuse et… consumériste. Le tapis de prière s’est modernisé, intégrant la boussole pour se tourner correctement vers La Mecque ; aux heures rituelles, le téléphone portable appelle à la prière ; le MP3 psalmodie le Coran en une quantité incroyable de langues. Des produits fabriqués, la plupart du temps, en Chine, alliant nouvelles technologies et marketing religieux.
A Couronnes, on peut aussi dénicher des bouteilles d’eau Zam Zam, importées d’Arabie Saoudite, tirées à une source miraculeuse de La Mecque et dont les vertus s’apparentent à celles de l’eau de Lourdes. Dans les rayons aussi des librairies-bazars, le dentifrice au siwak (une plante qu’on trouve aux alentours de La Mecque), provenant de Malaisie ou d’Arabie Saoudite, succédané modernisé du bâton de siwak utilisé par le Prophète et ses compagnons. La halal attitude surfe aussi sur la vague des produits naturels. Base d’une sorte de médecine coranique, la graine de nigelle, elle aussi recommandée par un hadith (une parole rapportée) du Prophète et réputée soulager les maux les plus divers, se décline en poudre ou huile essentielle. Pour les enfants, les plus orthodoxes peuvent acheter des bonbons halal, garantis sans ingrédients à base de porc. Excessif ? Abdelhak Eddouk le pense. «J’ai même vu des blousons en cuir garantis, eux aussi, halal», s’agace-t-il.
Avec trois amies, cet après-midi-là, Sana, étudiante en biochimie et en biologie à la faculté d’Orsay, flâne après ses cours, dans les boutiques islamiques de la rue Jean-Pierre Timbaud, un peu comme d’autres iraient faire les grands magasins. Récemment, elle a décidé de porter le voile. «C’est un prêche de l’imam de ma mosquée en Seine-et-Marne qui m’a fait franchir le pas, livre-t-elle. Il pleurait et s’excusait de n’avoir pas suffisamment défendu les femmes musulmanes contre la loi sur le voile intégral.» Elle connaît bien Couronnes. «J’y suis déjà venue acheter des livres», dit-elle. Cette fois-ci, Sana cherche quelques voiles à assortir avec ses vêtements. «On en trouve sur les marchés, poursuit-elle. Mais ici, il y a plus de choix.»Quelques magasins proposent même le niqab, le voile intégral de la péninsule arabique, au prix de 10 euros.
Infirmière en réanimation, Adeline, elle, tente de trouver un DVD d’une récitation du Coran par un cheikh koweïtien très réputé. Voilée et revêtue d’une abaya noire (robe qui descend jusqu’aux pieds), elle parcourt les librairies de Couronnes car sa recherche est très pointue. Née dans une famille agnostique franco-portugaise, elle raconte s’être convertie seule à l’islam, en lisant des livres, au terme d’une longue quête spirituelle. «Pour mes parents, explique-t-elle, c’est lorsque j’ai décidé de porter le voile que cela a été difficile à accepter.» Brillante étudiante en médecine,mariée à un musulman, elle a abandonné ses études en troisième année. «J’avais d’autres priorités», se borne-t-elle à expliquer. A l’avenir, elle envisage de s’installer comme infirmière libérale pour mieux conjuguer sa foi et son mode de vie.

La clientèle qui fréquente Couronnes ressemble beaucoup à Sana et à Adeline. Peu habitent le quartier, comme les fidèles qui se rendent dans les deux mosquées du Tabligh. En fin de semaine, les jeunes couples et les familles y déambulent, venant de toute la région parisienne, voire de plus loin. Quelques femmes en niqab glissent furtivement d’un magasin à l’autre avant de regagner, au pas de charge, le métro ou leur voiture. Ces deux-là habitent les Yvelines, voyagent en transports en commun, disent n’avoir jamais été inquiétées depuis le vote de la loi qui interdit le port en public du voile intégral. Rue Jean-Pierre Timbaud, elles ont acheté unjilbeb, l’un des «must have» de la garde-robe islamique, un deux-pièces, cape pour le haut enserrant le visage et descendant jusqu’aux genoux, ample jupe longue pour le bas. La transaction a été rapide, sans essayage.
Le magasin El Bassira est très réputé parmi les musulmanes orthodoxes pour les jilbeb. La marchandise, comme beaucoup de vêtements islamiques, est importée de Syrie. «Plus on tape sur l’islam et plus mon magasin se remplit», se réjouit, un brin provocant, le maître des lieux. Etonnamment, c’est un homme. Mais son look islamiquement correct, longue barbe et khamiss est rassurant pour les clientes.
Rue Jean-Pierre Timbaud, cette allure-là est familière. D’apparence tolérante et paisible, le quartier a, malgré tout, ses règles implicites. Pas de rixes dans les bars, vite contrôlées par quelques «barbus». On n’y rit pas non plus avec le look islamique. Quand un artiste photographe a tenté la «performance» loufoque de sortir en burqa, un verre de bière de la main, la plaisanterie fut de courte durée.
Ces règles implicites ont fini par peser sur Sophie, une comédienne qui a vécu là pendant cinq ans. Elle a récemment déménagé. «C’est un quartier bobo et populaire et je cherchais un univers qui me correspondait, raconte-t-elle. Au départ, je n’ai pas vu ce que je vois aujourd’hui. Rue Jean-Pierre Timbaud, le regard est essentiellement masculin, jugeant si tu es habillée de manière profane, occidentale. L’un des commerçants musulmans m’a dit un jour que j’irai en enfer car nous n’avions pas le même Dieu.»
Voilée et vêtue d’un jilbeb, une jeune femme musulmane confie, elle,, s’y sentir à l’aise.«Ce n’est pas comme dans les transports en commun ou ailleurs, dit-elle. Là, je passe inaperçue, comme quelqu’un de normal.»

«Nous faisons de la résistance!»
Pour le commerce islamique, Couronnes continue d’être attractif. Les éditions musulmanes Al Bouraq, parmi les plus importantes du secteur en France y ont implanté en avril 2009 une librairie, leur deuxième à Paris. «C’est un lieu où il faut être, une vitrine indispensable pour une activité comme la nôtre», explique Wissam Nadour, l’un des patrons de la maison d’édition fondée il y a une quinzaine d’années par une famille libanaise. Pour s’installer rue Jean-Pierre Timbaud, Wissam Nadour a dû être patient ; les opportunités commerciales y sont rares.
S’il faut être là, c’est que Couronnes, comme l’explique l’éditeur, est une plaque tournante, fournissant les autres points de vente à travers toute la France. Le développement de ce commerce islamique signe, à sa manière, la communautarisation d’une frange de la population musulmane qui, par son mode de vie, conteste les valeurs et les mœurs occidentales. (...)
«Ici, nous faisons de la résistance», lance Abdelkader. Au fondamentalisme, à la communautarisation ? Non, à la «boboïsation» ! «Ce qui nous préserve, c’est peut-être la mosquée», poursuit-il. Aux alentours, les bars et les restaurants branchés ont déjà lancé leur assaut. Depuis une quinzaine d’années, la rue Oberkampf, parallèle et voisine, est un haut lieu des nuits parisiennes. Le commerce islamique pourrait-il perdurer là sans la présence de la mosquée Omar ? A l’étroit dans ses murs, elle s’est déjà vu refuser un permis de construire pour édifier un étage supplémentaire. Elle aurait d’autres projets : raser et reconstruire. Mais, pour le moment, ce secret-là est bien gardé…

http://www.liberation.fr/societe/01012312355-halal-est-grand

Bizarrement, tous les journalistes bobos de Médiapart, Libé, Slate... habitent ce quartier et "omettent" de rapporter certains "débordements"... http://bombistan.blogspot.com/2010/09/techno-parade-paris-2010.html

vendredi 7 janvier 2011

Nicolas Sarkozy craint une "épuration" des chrétiens d'Orient


Lors des voeux aux autorités religieuses à l'Elysée, le chef de l'Etat français a condamné les violences subies par cette communauté, comme l'attentat de la nuit de la Saint-Sylvestre qui a fait une vingtaine de morts dans une église d'Alexandrie, en Egypte, et les attaques contre des maisons chrétiennes de Bagdad, en Irak.
"Il faut y prendre garde, nous ne pouvons pas non plus admettre et donc faciliter ce qui ressemble de plus en plus, j'emploie un mot fort, à un plan particulièrement pervers d'épuration au Moyen-Orient, d'épuration religieuse", a dit le président français.
"En Irak comme en Egypte, les chrétiens d'Orient sont chez eux, et ils le sont pour la plupart depuis 2.000 ans", a-t-il souligné. "Nous ne pouvons pas accepter que cette diversité humaine, culturelle, religieuse qui est la norme en France, en Europe et dans la plupart des pays occidentaux disparaisse de cette partie du monde".(...)

" il faudrait exiger que les agents de sûreté dans les aéroports sachent lire, écrire, compter."

INTERVIEW - Le criminologue Christophe Naudin est chercheur à l'université Paris 2 et auteur du livre «Sûreté aérienne, la grande illusion»…

La sûreté dans les aéroports et les avions est-elle suffisante? Le débat est relancé après que des journalistes ont réussi à déjouer les systèmes de sécurité à deux reprises, dans les aéroports de Roissy et de Marseille. Dans le cadre d’un reportage pour «Envoyé spécial», diffusé ce jeudi soir sur France 2, les reporters sont entrés dans deux avions, en possession d’un pistolet semi automatique 9mm. Rien de surprenant pour le criminologue Christophe Naudin, qui estime que les agents chargés de la sûreté ne sont pas assez qualifiés pour faire face aux risques.

Les mesures de sûreté sont elles efficaces dans les aéroports?

Non, il y a un problème d’efficacité, c’est certain. Que les journalistes aient réussi à embarquer avec une arme n’est pas du tout surprenant. Il s’agit avant tout d’un souci de recrutement: il faudrait exiger que les agents de sûreté dans les aéroports sachent lire, écrire, compter. Et c’est vraiment loin d’être le cas.
Il ne faut pas croire que ces agents sont juste des personnes qui regardent un écran pour voir si un objet est caché dans vos bagages. L’imagerie de sûreté est une science, qui nécessite une analyse. Une meilleure sélection des agents - et un meilleur salaire – permettrait d’améliorer de 30% l’efficacité de la sûreté dans les aéroports.

Pourtant des mesures de contrôle ont été prises ces dernières années. Elles ne servent à rien?

On en rajoute toujours une couche en fonction de l’actualité mais ce sont des mesures cosmétiques, qui sont toutes centrées sur la recherche de l’objet. Or ce n’est pas lui, en soi, qui est dangereux mais l’usage que certaines personnes peuvent en faire. La mesure qui consiste à empêcher les voyageurs de monter dans un avion avec une bouteille de liquide est la plus stupide que j’ai jamais rencontré. Il faudrait se concentrer davantage sur les personnes, cibler celles qui présentent plus de risque, et arrêter d’emmerder 100% des voyageurs.

Ces mesures ne diminuent donc pas le risque que des personnes mal intentionnées montent dans un avion?

Les contrôles sont accrus sur les destinations sensibles comme les Etats-Unis ou Israël. Mais le risque est alors diminué non parce que les mesures sont efficaces mais parce que la possibilité est plus grande qu’un agent repère ce que son collègue n’a précédemment pas vu.

La technologie peut elle être améliorée pour que les risques diminuent ?
Non, niveau matériel, on est au top. Ce n’est pas un problème de technologie mais bien de personnes qui se servent de cette technologie.

http://www.20minutes.fr/article/648642/societe-armes-aeroports-il-faudrait-exiger-agents-surete-sachent-lire-ecrire-compter

mercredi 5 janvier 2011

Fondation Brigitte Bardot : "l'étourdissement est le minimum du minimum"

(...)

Certains accusent la campagne d'islamophobie, que leur répondez-vous ?
C'est ridicule! Nous avons fait des actions contre le gavage des oies et des canards, personne ne nous a accusés d'être anti-français. De même, nous ne sommes ni anti-espagnol ou canadien lorsque que nous militons contre les corridas et la chasse au phoque. Cette campagne s'inscrit dans l'historique des combats de Brigitte Bardot qui dès 1962 s'est mobilisée pour l'étourdissement avant abattage. La loi n'a été adoptée qu'en 1974. Nous ne nous attaquons pas à des communautés religieuses, mais à des pratiques cruelles contre les animaux. Il y a une hypocrisie générale où l'on préfère ne rien dire et ne rien faire.(...)

http://www.lyoncapitale.fr/journal/univers/Actualite/Societe/Fondation-Brigitte-Bardot-l-etourdissement-est-le-minimum-du-minimum

mardi 4 janvier 2011

Pour 40% des Français et des Allemands, l'islam est une "menace"


AFP
Pour au moins 40% des Français et des Allemands, l'islam représente "plutôt une menace", selon un sondage publié mardi par le quotidien français Le Monde, alors que le débat sur la place de l'islam se développe dans ces deux pays.
Pour au moins 40% des Français et des Allemands, l'islam représente "plutôt une menace", selon un sondage publié mardi par le quotidien français Le Monde, alors que le débat sur la place de l'islam se développe dans ces deux pays.
Selon ce sondage, 42% des Français interrogés considèrent les musulmans "plutôt comme une menace", et 22% les voient comme "un facteur d'enrichissement culturel" (pour 36%, ils ne sont "ni l'un ni l'autre"). Les Allemands sont respectivement 40%, 24% et 36% à donner ces réponses.
Dans les deux pays, une forte majorité répond que l'intégration des musulmans ne s'est pas faite. Ils ne sont "pas du tout" ou "plutôt pas intégrés" pour 68% des Français et 75% chez les Allemands.
Entre 5 et 6 millions de musulmans vivent en France, qui compte la plus importante communauté musulmane d'Europe, et environ 4 millions en Allemagne.
"Malgré une histoire coloniale différente, une immigration différente et des modes d'intégration différents, il est frappant de relever que le constat, dur et massif, est le même dans les deux pays", relève Jérôme Fourquet, de l'institut de sondage Ifop, qui a réalisé l'étude.
Il souligne qu'en une vingtaine d'années le sentiment d'hostilité à l'égard des musulmans a changé de nature. "On est passé, dit-il à l'AFP, du +3 millions d'immigrés, 3 millions de chômeurs+ à l'expression d'une menace pour l'identité culturelle d'une société de tradition chrétienne. On sait que les immigrés musulmans ne repartiront pas et le débat se focalise donc sur leur intégration".
Une des questions du sondage porte sur "l'influence et la visibilité de l'islam". 55% des Français et 49% des Allemands les jugent "trop importantes".
Sur les raisons de la mauvaise intégration des musulmans, des deux côtés du Rhin, on cite en premier "leur refus de s'intégrer" (61 et 67%), puis les "trop fortes différences culturelles" (40 et 34%) avant la ghettoïsation (37 et 32%) et le racisme des pays d'accueil (18 et 15%).
Ce sondage survient alors que le débat est persistant sur la place de l'islam dans la société, en France comme en Allemagne. Après avoir lancé l'an dernier un débat controversé sur l'"identité nationale", le gouvernement français a adopté une loi d'interdiction du voile islamique intégral, burqa ou niqab.
Le Premier ministre François Fillon a fait en juin l'éloge de l'islam de France, culte "de paix et de dialogue". Mais récemment, la question des prières dans la rue de musulmans dans un quartier parisien, faute d'une mosquée assez grande pour les accueillir, un phénomène qualifié d'"occupation" par l'extrême droite, a fait à son tour polémique.
De son côté, l'Allemagne a connu ces derniers mois un débat violent sur l'intégration des étrangers, en particulier des musulmans. La chancelière Angela Merkel a levé un tabou en affirmant que le modèle multiculturel dans lequel cohabiteraient harmonieusement différentes cultures avait "complètement échoué".
Un pamphlet anti-islam écrit par un ancien dirigeant de la Banque centrale allemande, Thilo Sarrazin, qui dénonce le manque de volonté d'intégration des immigrés musulmans, s'avère depuis sa sortie fin août un énorme succès de librairie avec 1,25 million d'exemplaires vendus.

lundi 3 janvier 2011

Alcohol consumption growth in the Gulf


From Saudi Arabia’s zero tolerance to Beiruth buzzing's nightlife, the Middle East poses challenges and opportunities for alcohol producers. And as the region realigns itself after the global financial crisis, the trends in drinks consumption also paint a picture of a region in flux.
Dubai may still be the party capital of the Arabian Peninsula, as witnessed by the string of events over the new year period, but it is only just starting to reverse a steep drop in alcohol consumption that saw the recession of 2009 shave off up to 30 per cent of sales for Diageo, the world’s biggest producer of spirits.

“The UAE was growing at 26 per cent a year between the boom years of 2006-08; it was hard just to keep up with the demand,” says Hugo Mills, Diageo’s regional general manager.
Abu Dhabi, the United Arab Emirates’ capital, is leading the federation out of recession, with Diageo sales there growing at 28 per cent a year.
New hotels are opening as the capital develops its own tourism and entertainment industry, with pop concerts and global sports events beginning to shed the city’s sleepy reputation.
“Now we are seeing huge growth in Abu Dhabi. And with the World Cup in Qatar in 2022 as well, this should keep the region buoyant in the future,” says Mr Mills.
Qatar, which in recent years introduced tougher regulations on bars, is set for a construction-fuelled boom, especially in hotels, as it prepares for the football tournament.
Lebanon, too, with its famous nightlife and looser advertising regulation, is capturing the attention of alcohol producers.
“Lebanon is very premium-market – customers are trading up, they want expensive bottles,” says Jane Ewing, managing director for Diageo’s Global Travel and Middle East businesses.
Lebanon also exports its own brands, from the wines of the Beqaa Valley to Almaza beer, but they remain a niche market compared to the grip of global products.
Arabia’s beer industry is dominated by a joint venture between Heineken International and Emirates, Dubai’s government-owned airline. With a two-thirds market share of beer consumption in the UAE, its products include Heineken, Amstel and Sol, making it the market leader in the other Gulf states that permit alcohol: Bahrain, Oman and Qatar.
For Diageo, owner of the Johnnie Walker and Smirnoff labels, Dubai has yet to recover to 2008 levels, but the city’s duty-free sales at the world’s fifth busiest airport reached a record $1.3bn in 2010, a 14 per cent increase on the previous year.
With the region earmarking up to $86bn for airport infrastructure, Diageo expects to double its sales as Qatar and Abu Dhabi proceed with aviation expansion plans.
By the end of the next decade, the Middle East should have doubled its share of global travel retail business to 14 per cent, according to Sweden’s Generation Research.
But, industry insiders say, higher margins are found in the black-market sales into “dry” countries such as Saudi Arabia, where a standard bottle of whisky costs $150.
Northern emirates of the UAE – Ajman, Umm al-Quwain, Fujairah and Ras al-Khaimah – allow alcohol stores that undercut the licensed outlets in Dubai and Abu Dhabi.
Industry insiders estimate that more than a half of the alcohol sold to traders in these emirates ends up being smuggled into Saudi Arabia and elsewhere.

Les Coptes en état d'alerte

AFP

Alors qu'approche le Noël orthodoxe, le 7 janvier, la France, où vivent 45.000 Coptes, va renforcer la sécurité des 19 lieux de culte de cette communauté "pendant quelque temps", selon la police.

Une enquête sur des menaces contre des églises coptes a également été ouverte pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" après une plainte d'un responsable ecclésiastique.

Comme l'église des Saints à Alexandrie, visée par un attentat dans la nuit du Nouvel an, de nombreux lieux de culte coptes sont désignés depuis début décembre comme cibles par un site internet d'Al-Qaïda, en Egypte mais aussi dans plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Un prêtre de l'église copte orthodoxe de Sainte-Marie/Saint-Marc de Châtenay-Malabry, près de Paris, Girguis Lucas, a affirmé avoir déposé dimanche une plainte pour des menaces d'attentats contre son église, après avoir été alerté par un de ses fidèles sur des messages lancés "sur internet par des moudjahidines islamiques".

En Allemagne, où vivent entre 6.000 et 7.000 Coptes, "les forces de police cherchent à déterminer le niveau de danger" à leur encontre, a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Stefan Paris.

Selon ce porte-parole, l'évêque copte Anba Damian avait fait part aux autorités, avant l'attentat d'Alexandrie, de possibles menaces à l'encontre de sa communauté, notamment à l'occasion du Noël orthodoxe.

Au Royaume-Uni, où vivent environ 20.000 Coptes, "la police surveille la situation de plus près", a déclaré à l'AFP l'évêque Angaelos, responsable de cette communauté.

"Nous demandons aux gens dans l'église d'être plus vigilants", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, il a indiqué qu'"à 12H00 GMT ce dimanche 9 janvier, toutes nos églises à travers l'Europe prieront lors d'un service pour les chrétiens coptes qui ont perdu la vie en 2010".

L'attentat contre l'église des Saints à Alexandrie, qui a fait 21 morts et des dizaines de blessés, n'avait pas été revendiqué lundi, même si la piste d'Al-Qaïda est évoquée par les autorités égyptiennes.

Le réseau islamiste, qui avait revendiqué l'attentat meurtrier du 31 octobre contre une cathédrale de Bagdad (46 morts parmi les fidèles), avait proféré des menaces contre les chrétiens d'Egypte.

L'évêque Anba Abakir, responsable de la communauté copte dans les pays d'Europe du Nord, a indiqué à l'AFP avoir été informé par la police que l'une des trois églises en Suède, à Göteborg, figurait sur la liste des cibles d'Al-Qaïda et que la sécurité avait été renforcée.

"Nous prenons des précautions. Nous avons besoin de prières", a-t-il ajouté.

Aux Pays-Bas, trois des sept églises coptes, à Amsterdam, Eindhoven et Utrecht, se trouvent sur la liste d'Al-Qaïda, selon un diacre de l'église copte d'Assen (nord), Albert Francis.

"Nous allons prendre certaines mesures de sécurité : nous demanderons à nos membres d'être plus attentifs que d'habitude, les églises ne seront pas ouvertes toute la journée et à Amsterdam, des contacts ont été pris avec les services de sécurité de la police", a-t-il indiqué à l'AFP.

La communauté copte des Pays-Bas compte de 5.000 à 6.000 personnes, selon la même source