(...)
Ce qui me choque, me déçoit, me chagrine et me dégoute en réalité ce ne sont pas tant ces « fous de Dieu » ou ces fous de Satan. Ceux qui me dégoutent sont, avant tout, les idiots utiles. Et j'en croise de plus en plus souvent. Ils sont même fiers de ce qu'ils font et de ce qu'ils disent.
Il est difficile pour moi de reconnaître que la plupart d'entre eux sont des gens de gauche. C'est d'autant plus difficile que je me suis toujours reconnu dans les grandes idées progressistes et démocratiques. En clair, j'ai toujours été un homme de gauche et je ne me vois pas être autre chose qu'un homme de gauche. Et c'est de ce point de vue qu'il m'est insupportable de constater le décalage que j'ai depuis quelques années avec ceux qui sont censés appartenir à mon bord politique.
(...)
aujourd'hui, un ami m'a conseillé de regarder comment Robert Redeker a été « accueilli » lors de son passage dans l'émission de Laurent Ruquier sur France 2 en mai dernier. J'avoue que je l'avais raté et donc, d'une certaine manière, je m'étais épargné la nausée que je viens d'avoir. Parce que c'est après le visionnage de cette vidéo sur le Net que j'ai décidé d'écrire cet article.
D'abord, Robert Redeker, est devenu un ami. C'est un ami avec lequel j'ai des désaccords, mais c'est un ami quand même. Je n'ai pas été d'accord avec certains passages contenus dans sa fameuse tribune du Figaro, mais je l'ai soutenu et je continuerai à le soutenir. Comment ne pourrait-on pas soutenir un philosophe ou un écrivain lorsqu'il est menacé sous prétexte qu'il dit des choses avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord ? Dans quelle démocratie cela peut-être imaginable ? Quelle est la pensée voltairienne qui nous le pardonnerait ? Mais le problème ne réside pas à ce niveau uniquement. Le problème est plus profond, plus grave et il cause énormément de mal aux musulmans et notamment aux démocrates et laïques d'entre eux.
J'ai entendu, par exemple, au cours de l'émission quelqu'un s'indigner et lancer « Mais on ne peut pas heurter des croyants ». Ah bon ? Dans quelle civilisation ? Chez quels philosophes ? Dans quels grands livres ? a-t-on lu une telle ineptie. On a tendance d'abord d'oublier, soi-dit en passant, et c'est un croyant qui le dit, que beaucoup de religieux ne se privent pas de « heurter » les non-croyants. Lorsqu'en islam, il est clairement dit que les « athées sont voués à l'Enfer », ce n'est pas, en quelque sorte, heurter les non-croyants. Lorsque ces derniers sont considérés, dans le meilleur des cas, comme des « brebis égarées », comme des « ignorants » ou comme des « inconscients », ne sont-ils pas heurtés dans leurs convictions intimes et profondes ?
Mais de plus, depuis quand, nous n'avons plus le droit de discuter, de débattre, de décortiquer les dogmes ou même d'être injustes à leur sujet ? Les religions et les civilisations n'ont-elles pas évolué parce qu'elles ont été discutées, débattues et parfois violemment, attaquées ? En fait, ce que les « idiots utiles » veulent nous dire, c'est que ce qui a été possible pour le judaïsme ou le christianisme n'est pas possible pour l'islam. Les musulmans doivent demeurer dans leur obscurantisme crasse et leur ignorance totale. En somme, si je considère que Dieu m'a expliqué dans le Coran que les « juifs sont des porcs et des singes », je me dois de ne rien dire, de ne pas discuter, de ne pas réfléchir, de ne pas critiquer, sous peine de mort, décidé par un idiot de l'UOIF ou par un illuminé d'Al-Qaïda, ou encore par un débile illettré de Paris, Damas ou Alger, et de prendre à la lettre un tel verset et l'appliquer dans ma vie quotidienne en considérant chaque juif que je rencontrerais demain matin comme un « singe ou un porc ».
Lorsque je lis dans le Coran, « préparez-leur [aux mécréants] ce qu'il faut comme force et cavalerie afin de terroriser vos ennemis et les ennemis de Dieu », je dois donc acheter une jument, une épée et un bouclier et attendre que l'ordre me soit donné afin de me lancer sur les Champs Élysées pour décapiter les « mécréants » de ce pays. Je ne peux ni critiquer, ni discuter, ni me poser des questions sur ce verset, ni le contextualiser, ni le remettre dans son champ théologique, je n'ai le droit que de baisser les yeux, de stopper mon cerveau, et d'appliquer, à la lettre, ce que Dieu, Mahomet, l'imam, le débile de l'UOIF, le déglingué d'Arabie saoudite, l'illettré de Paris, Damas ou Alger me demandent de faire. Oui ! Parce que si je me mets à réfléchir, à me poser des questions, à débattre, à lire Voltaire ou Spinoza, à discuter avec Redeker, je deviens, un « apostat » qu'il faut éliminer pour les uns et un « islamophobe » qu'il faut diaboliser pour les autres.
« Il faut faire preuve de responsabilité à l'égard des musulmans ». C'est là une autre phrase prononcée au cours de l'émission. Que veut-elle dire sinon que ces musulmans sont tellement bêtes, ignorants, incultes et incapables de comprendre les valeurs universelles, les droits de l'Homme, la liberté d'expression qu'il est nécessaire de les infantiliser et de ne pas les considérer comme des êtres adultes et responsables. En gros, les « idiots utiles » nous expliquent que lorsqu'on est caricaturiste danois on peut dessiner Jésus parce que les chrétiens sont intelligents, qu'on peut se moquer de Moise parce que les Juifs sont tolérants, mais qu'on doit faire preuve de « responsabilité » et surtout de ne pas caricaturer Mahomet parce que les musulmans sont tellement cons qu'ils ne comprendront ni l'humour ni la subtilité contenues dans un dessin de presse. Cela, chers amis, ce n'est pas autre chose que l'expression d'un racisme mondain qui sévit en Occident et qui sévit notamment à gauche.
Laurent Ruquier aura le mot qui représentera à mes yeux le clou de l'émission. Il dira à Redeker quelque chose du genre : « il faut écrire de façon moins violente lorsqu'on ne veut pas avoir des réponses aussi violentes ». Voilà, en somme, Ruquier, représentant de la gauche bobo qui nous explique, en substance, que lorsqu'on veut rester en vie, il ne faut surtout pas « heurter » un intégriste. Oui ! Très bien, je comprends donc que Redeker a bien cherché sa menace de mort, Tahar Djaout, le premier journaliste algérien assassiné par les islamistes, a, lui, bien cherché ses deux balles dans la tête, Katia, la fille qui refusait, à Alger, de porter le voile, a bien cherché sa décapitation, le Chevalier de la Barre a provoqué son supplice, etc.
C'est-à-dire que si nos femmes et nos filles ne veulent pas être violées par un détraqué sexuel, il ne faut surtout pas qu'elles portent une minijupe. Parce que, voyez-vous, Monsieur Laurent Ruquier, une minijupe, c'est « très violent » pour un détraqué sexuel ; un homosexuel, c'est aussi très violent pour un homophobe ; un noir, c'est très violent pour un raciste, un Arabe, c'est très violent pour un skinhead, un juif, c'est très violent pour un nazi et la liste est encore longue.
(...)
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-21037567.html
Erdogan: "L’expression “islam modéré” est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré." Milliyet, 21 août 2007
lundi 7 juillet 2008
vendredi 20 juin 2008
"How Islam Came to Germany"
Muslims in Germany: "It appears the quiet settling-in period has been replaced by a loud and demanding phase"
In a long history of the presence of Muslims in Germany, Ursula Spuler-Stegemann, a professor of Islamic studies at the University of Marburg, rather offhandedly admits that Muslims are transforming German society along Sharia lines and have become "loud and demanding."
But don't be concerned: Al-Qaeda is the only group with this ideology, and as Al-Qaeda implodes, the ideology is being discredited! Germany? Islamic supremacism in Germany? Preposterous -- it is all about Iraq! Go back to sleep!
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"How Islam Came to Germany," by Ursula Spuler-Stegemann in Spiegel, June 16.
Muslims have achieved a great deal and changed a number of things that many Germans once took for granted. Nowadays, there are women-only swimming days for Muslims with female supervisors, where the pool windows are draped with heavy curtains to prevent outsiders from peering inside. Crosses have been removed from many hospitals and schools, and special Islamic prayer rooms have been introduced to factories and public buildings. And there have been many other changes. Muslim parents now seek to exempt their daughters from overnight school field trips and co-ed sports classes. The question of whether public employees should be allowed to wear Islamic headscarves has been referred to the courts, along with the issue of religious studies in schools. Germany has already begun providing university education for its Muslim religious instruction teachers and imams.
It appears the quiet settling-in period has been replaced by a loud and demanding phase. This raises concerns among many Germans that the minority society may come to dominate the majority society.
-Since Muslims are the first immigrant group to come to Germany with a ready-made societal system and a supremacist notion that this system must one day replace the system of the infidels, those concerns are well founded.
jeudi 19 juin 2008
Siné ou l'extrême gôche antiraciste...
(...) au risque de passer pour politiquement incorrect, j'avoue que de plus en plus, les musulmans m'insupportent et que plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier plus j'ai envie de leur botter violemment le cul!
J'ai toujours detesté les grenouilles de bénitier et sentant le pipi, je ne vois donc pas pourquoi je supporterais mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails à bite!
Leurs maris barbus embabouchés n'ont rien à leur envier du point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les Loubavitch!
Je renverserais aussi de bon coeur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de bouffer du cochon à la cantine. Quand on a des parents aussi bornés que les leurs, le seul remède est de leur désobeir (...) la bêtise n'a pas de limites c'est connu mais arrêtons de la respecter, et qui plus est, de l'entretenir au nom d'une indulgence dont ils ne font eux, aucune preuve!
Siné, Charlie Hebdo - 11 juin 2008.
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Août 1982 - Carbone 14
"Je suis antisémite depuis qu’Israël bombarde. Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs… Rue des Rosiers, contre Rosenberg-Goldenberg, je suis pour… On en a plein le cul. Je veux que chaque Juif vive dans la peur, sauf s’il est pro-palestinien… Qu’ils meurent ! Ils me font chier… Ça fait deux mille ans qu’ils nous font chier… ces enfoirés… Il faut les euthanasier… Soi-disant les Juifs qui ont un folklore à la con, à la Chagall de merde… Y a qu’une race au monde… Tu sais que ça se reproduit entre eux, les Juifs… C’est quand même fou… Ce sont des cons congénitaux"
J'ai toujours detesté les grenouilles de bénitier et sentant le pipi, je ne vois donc pas pourquoi je supporterais mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails à bite!
Leurs maris barbus embabouchés n'ont rien à leur envier du point de vue disgracieux. Ils rivalisent de ridicule avec les Loubavitch!
Je renverserais aussi de bon coeur, le plat de lentilles à la saucisse sur la tronche des mômes qui refusent de bouffer du cochon à la cantine. Quand on a des parents aussi bornés que les leurs, le seul remède est de leur désobeir (...) la bêtise n'a pas de limites c'est connu mais arrêtons de la respecter, et qui plus est, de l'entretenir au nom d'une indulgence dont ils ne font eux, aucune preuve!
Siné, Charlie Hebdo - 11 juin 2008.
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Août 1982 - Carbone 14
"Je suis antisémite depuis qu’Israël bombarde. Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs… Rue des Rosiers, contre Rosenberg-Goldenberg, je suis pour… On en a plein le cul. Je veux que chaque Juif vive dans la peur, sauf s’il est pro-palestinien… Qu’ils meurent ! Ils me font chier… Ça fait deux mille ans qu’ils nous font chier… ces enfoirés… Il faut les euthanasier… Soi-disant les Juifs qui ont un folklore à la con, à la Chagall de merde… Y a qu’une race au monde… Tu sais que ça se reproduit entre eux, les Juifs… C’est quand même fou… Ce sont des cons congénitaux"
jeudi 12 juin 2008
Le voile en Tunisie
(...) A Tunis, les femmes voilées sont régulièrement inquiétées par la police. Les lycéennes et les étudiantes qui ont fait ce choix n'ont pas le droit d'assister aux cours, voire de passer leurs examens. Interpellées dans la rue, elles sont parfois forcées de signer un engagement à ne plus porter le hijab, sur la base d'un décret promulgué en 1981 par l'ancien président Habib Bourguiba et remis en application en octobre 2006.
Depuis un an, les autorités tunisiennes ont lancé une vigoureuse campagne contre les habitudes vestimentaires "d'inspiration sectaire importées de l'extérieur". Elles voient dans cet affichage de signes religieux une menace pour une République qui s'est toujours voulue laïque et une dérive intégriste de la part des courants islamistes, étouffés par une dure répression du pouvoir depuis des décennies, particulièrement depuis les années 1990. "Si nous acceptons aujourd'hui le port du hijab, nous serons conduits demain à accepter que le droit de la femme au travail, au vote et à l'enseignement lui soit dénié", a déclaré Hédi M'henni, le secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti au pouvoir.
(...)
Fethi Djebali et Thamer Mekki
Le Messager
Depuis un an, les autorités tunisiennes ont lancé une vigoureuse campagne contre les habitudes vestimentaires "d'inspiration sectaire importées de l'extérieur". Elles voient dans cet affichage de signes religieux une menace pour une République qui s'est toujours voulue laïque et une dérive intégriste de la part des courants islamistes, étouffés par une dure répression du pouvoir depuis des décennies, particulièrement depuis les années 1990. "Si nous acceptons aujourd'hui le port du hijab, nous serons conduits demain à accepter que le droit de la femme au travail, au vote et à l'enseignement lui soit dénié", a déclaré Hédi M'henni, le secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti au pouvoir.
(...)
Fethi Djebali et Thamer Mekki
Le Messager
lundi 9 juin 2008
Actor Omar Sharif Says Arab Nations Will Never Be Democratized
Egyptian actor Omar Sharif best known for his film roles in Lawrence of Arabia and Doctor Zhivago blasted U.S. policy in Iraq and said Americans are ignorant.
According to The Middle East Media Research Institute, Sharif said the "East" will never have a democracy because people like him "prefer to go to the neighborhood sheik."
"I lived in America for a long time. Only 10% of all Americans have a passport. In other words, 90% never left America," said Sharif. "They don't know anything."
Sharif said that he spoke with President Bush before the beginning of the Iraq War and told him that Arab nations are made up of sects resistant to becoming democratized.
"I said to Bush, even before he entered Iraq: Forget about all that. We, the Arabs... We are not like [regular countries]," said Sharif. "You will drown there.
After being asked what Bush's response was, the actor stated: "He didn't believe me."
Sharif, who was born Michel Demitri Shalhoub and raised a Roman Catholic, converted to Islam and changed his named when he married Egyptian actress Faten Hamama in 1955.
The 76-year-old actor, known for his expertise as a bridge player, has occasionally made headlines for his hot temper. In February he pleaded no contest to charges he assaulted a parking attendant in LA who claimed he was punched by Sharif.
Video: http://www.memritv.org/clip/en/1782.htm
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Après 10 ans de guerre pour "apporter la démocratie":
vendredi 6 juin 2008
Islam: quand la France se réveille...
Par Ivan Rioufol
Les intrusions de l’islam dans la laïcité, ce non-dit, se heurtent à l’irritation de l’opinion. Les protestations apparues après l’annulation du mariage d’un couple de musulmans au prétexte que l’épouse avait menti sur sa virginité, assimilée par le tribunal de Lille à une "qualité essentielle de la personne", ont dévoilé une vigilance collective, plus aiguë chez les citoyens que leurs représentants. C’est l’indignation générale qui a poussé Rachida Dati à demander au parquet, lundi, d’interjeter appel.
En admettant que la chasteté de la mariée était déterminante aux yeux de son mari, la justice a bel et bien légitimé une pratique machiste, issue en l’occurrence d’une lecture du Coran infantilisant la femme. C’est d’ailleurs ce que dénonce le mouvement Ni putes ni soumises, qui manifestera demain. "Légitimer la répudiation, l’excision, les crimes dits d’honneur, les mariages forcés: voilà les dangers à long terme", analyse sa présidente, Sihem Habchi.
Ces Françaises, qui défendent leur émancipation sans renier leur religion, rappellent que leur volonté d’endiguer l’islam ne peut être comprise comme une agression contre les musulmans: ce que soutient pourtant l’idéologie antiraciste, qui voit de l’islamophobie dans les refus de comportements incompatibles avec la neutralité, l’égalité homme-femme, la liberté d’expression. Cette fois, cependant, des droits-de-l’hommistes eux-mêmes ont passé outre ces critiques interdites.
Le réveil général est un événement. Il montre une démocratie apparemment prête à défendre ses valeurs contre des choix régressifs. Mais le hourvari n’aurait probablement pas été tel si d’autres empiétements n’existaient déjà, de l’école à l’entreprise, dans une indifférence forcée. La cohabitation avec l’islam, sujet tabou qui suscite d’innombrables commentaires sur mon blog, préoccupe de nombreux Français. C’est ce qui ressort aujourd’hui.
Le pouvoir perçoit-il ce rejet tacite du communautarisme? Ce serait renforcer ce processus en cours que d’inscrire la diversité dans la Constitution, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.
"L’islam doit s’adapter ou partir", écrit l’écrivain Abdelwahab Meddeb (Le Débat, mai-août 2008), qui croit en un islam européen. Ce dernier, en effet, à toute sa place en France, s’il respecte les règles constitutives de la République. Ne pas craindre, pour cela, de rappeler d’élémentaires exigences.
Renoncements et intimidations
Ce jugement, qui avalise un droit coutumier, est d’autant plus choquant que la justice algérienne ne cesse de poursuivre des chrétiens. Mardi, quatre Algériens convertis au christianisme ont été condamnés à de la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Tiaret, pour "pratique illégale d’un culte non musulman". Ce même tribunal a jugé dernièrement une jeune convertie au christianisme, poursuivie parce qu’elle possédait des bibles sur elle. En janvier, c’est un prêtre français qui a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir prononcé une prière hors d’un lieu de culte officiel. Un pasteur américain, présent dans le pays depuis plus de quarante ans, vient également d’être expulsé.
Or, qui entend les autorités protester? Sommée de s’ouvrir au multiculturalisme, notamment sous la pression de ceux qui réclament également sa repentance pour son passé colonial, la France se montre incapable d’exiger la réciprocité. Le père Christian Delorme va jusqu’à justifier (Le Monde, mercredi) "l’islamité" recherchée par l’Algérie, en montrant du doigt "le christianisme évangélique" de la "puissance impériale américaine". Prêtre du diocèse de Lyon, il voit un danger dans "le prosélytisme chrétien en terre d’islam". Le paradoxe prêterait à sourire, s’il ne reflétait un assujettissement partagé.
Le déni officiel face aux avancées islamistes en France encourage le prosélytisme, qui multiplie les voiles dans les cités. Des entreprises doivent aménager des heures de prière, quand la mixité n’y est pas aussi contestée. L’anthropologue Dounia Bouzar a vu (Le Figaro, 3 avril) "des salariés refuser le même frigidaire pour cause de viande impure". Quand le lycée Lavoisier de Roubaix applique la "laïcité plurielle", c’est pour y généraliser la nourriture halal à la cantine. Si un historien, Sylvain Gouguenheim, prétend que l’Europe chrétienne a maintenu, sans l’aide des musulmans, ses liens avec la Grèce, il est conspué par ses collègues. Longue est la liste de ces renoncements et intimidations.
L’audiovisuel aussi
Même l’audiovisuel public est confronté à ces subversions, que trop d’observateurs refusent de voir. Pour protester contre "la dérive éditoriale sans précédent de Monte Carlo Doualiya" (ex-RMC Moyen-Orient, filiale à 100% de Radio France internationale), les syndicats FO et CGC appellent à la grève, mercredi. "Le ton général de la radio est marqué par la propagande islamiste", explique Jean-Pierre Constantin, délégué syndical CGC. Il assure, ainsi, qu’il n’est pas rare de présenter comme "analystes politiques" des fonctionnaires du gouvernement iranien ou syrien ainsi que des militants islamistes. Acceptable?
Contestable impunité
Brigitte Bardot, condamnée mardi à 15.000 euros d’amende pour incitation à la haine envers la communauté musulmane. Bien. Mais pourquoi, par exemple, les Indigènes de la République peuvent-ils continuer à qualifier les Français blancs de "Souchiens", de sous-chiens?
Les intrusions de l’islam dans la laïcité, ce non-dit, se heurtent à l’irritation de l’opinion. Les protestations apparues après l’annulation du mariage d’un couple de musulmans au prétexte que l’épouse avait menti sur sa virginité, assimilée par le tribunal de Lille à une "qualité essentielle de la personne", ont dévoilé une vigilance collective, plus aiguë chez les citoyens que leurs représentants. C’est l’indignation générale qui a poussé Rachida Dati à demander au parquet, lundi, d’interjeter appel.
En admettant que la chasteté de la mariée était déterminante aux yeux de son mari, la justice a bel et bien légitimé une pratique machiste, issue en l’occurrence d’une lecture du Coran infantilisant la femme. C’est d’ailleurs ce que dénonce le mouvement Ni putes ni soumises, qui manifestera demain. "Légitimer la répudiation, l’excision, les crimes dits d’honneur, les mariages forcés: voilà les dangers à long terme", analyse sa présidente, Sihem Habchi.
Ces Françaises, qui défendent leur émancipation sans renier leur religion, rappellent que leur volonté d’endiguer l’islam ne peut être comprise comme une agression contre les musulmans: ce que soutient pourtant l’idéologie antiraciste, qui voit de l’islamophobie dans les refus de comportements incompatibles avec la neutralité, l’égalité homme-femme, la liberté d’expression. Cette fois, cependant, des droits-de-l’hommistes eux-mêmes ont passé outre ces critiques interdites.
Le réveil général est un événement. Il montre une démocratie apparemment prête à défendre ses valeurs contre des choix régressifs. Mais le hourvari n’aurait probablement pas été tel si d’autres empiétements n’existaient déjà, de l’école à l’entreprise, dans une indifférence forcée. La cohabitation avec l’islam, sujet tabou qui suscite d’innombrables commentaires sur mon blog, préoccupe de nombreux Français. C’est ce qui ressort aujourd’hui.
Le pouvoir perçoit-il ce rejet tacite du communautarisme? Ce serait renforcer ce processus en cours que d’inscrire la diversité dans la Constitution, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.
"L’islam doit s’adapter ou partir", écrit l’écrivain Abdelwahab Meddeb (Le Débat, mai-août 2008), qui croit en un islam européen. Ce dernier, en effet, à toute sa place en France, s’il respecte les règles constitutives de la République. Ne pas craindre, pour cela, de rappeler d’élémentaires exigences.
Renoncements et intimidations
Ce jugement, qui avalise un droit coutumier, est d’autant plus choquant que la justice algérienne ne cesse de poursuivre des chrétiens. Mardi, quatre Algériens convertis au christianisme ont été condamnés à de la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Tiaret, pour "pratique illégale d’un culte non musulman". Ce même tribunal a jugé dernièrement une jeune convertie au christianisme, poursuivie parce qu’elle possédait des bibles sur elle. En janvier, c’est un prêtre français qui a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir prononcé une prière hors d’un lieu de culte officiel. Un pasteur américain, présent dans le pays depuis plus de quarante ans, vient également d’être expulsé.
Or, qui entend les autorités protester? Sommée de s’ouvrir au multiculturalisme, notamment sous la pression de ceux qui réclament également sa repentance pour son passé colonial, la France se montre incapable d’exiger la réciprocité. Le père Christian Delorme va jusqu’à justifier (Le Monde, mercredi) "l’islamité" recherchée par l’Algérie, en montrant du doigt "le christianisme évangélique" de la "puissance impériale américaine". Prêtre du diocèse de Lyon, il voit un danger dans "le prosélytisme chrétien en terre d’islam". Le paradoxe prêterait à sourire, s’il ne reflétait un assujettissement partagé.
Le déni officiel face aux avancées islamistes en France encourage le prosélytisme, qui multiplie les voiles dans les cités. Des entreprises doivent aménager des heures de prière, quand la mixité n’y est pas aussi contestée. L’anthropologue Dounia Bouzar a vu (Le Figaro, 3 avril) "des salariés refuser le même frigidaire pour cause de viande impure". Quand le lycée Lavoisier de Roubaix applique la "laïcité plurielle", c’est pour y généraliser la nourriture halal à la cantine. Si un historien, Sylvain Gouguenheim, prétend que l’Europe chrétienne a maintenu, sans l’aide des musulmans, ses liens avec la Grèce, il est conspué par ses collègues. Longue est la liste de ces renoncements et intimidations.
L’audiovisuel aussi
Même l’audiovisuel public est confronté à ces subversions, que trop d’observateurs refusent de voir. Pour protester contre "la dérive éditoriale sans précédent de Monte Carlo Doualiya" (ex-RMC Moyen-Orient, filiale à 100% de Radio France internationale), les syndicats FO et CGC appellent à la grève, mercredi. "Le ton général de la radio est marqué par la propagande islamiste", explique Jean-Pierre Constantin, délégué syndical CGC. Il assure, ainsi, qu’il n’est pas rare de présenter comme "analystes politiques" des fonctionnaires du gouvernement iranien ou syrien ainsi que des militants islamistes. Acceptable?
Contestable impunité
Brigitte Bardot, condamnée mardi à 15.000 euros d’amende pour incitation à la haine envers la communauté musulmane. Bien. Mais pourquoi, par exemple, les Indigènes de la République peuvent-ils continuer à qualifier les Français blancs de "Souchiens", de sous-chiens?
lundi 2 juin 2008
"Muhammad" now the most popular name for children born in Milan
This is something Milan now has in common with Britain, with other countries likely to follow if current trends continues.
What is the most popular name for children born in the Italian city of Milan?
The city's municipality reported what some may find a strange turn of events on the subject: The names Mahmoud, Ahmad, and Hamid are currently the most popular names given to infants born in the economic capital of Italy.
The Saudi newspaper al-Watan reported that the reason for the names newfound Italian popularity is due to the rising birthrate among the city's Muslim community.
According to al-Watan, the Milan Municipality did not overlook the figures, and directed the local media to report their concern for the issue, which is "worrying to Milan's society," in order to warn against the "growth of the religion of Islam and the Muslim community, which may change the cultural characteristics of the city."
Immediately following the name of the Islamic prophet in order of popularity is the name Omar, and next in line are some Italian names – Andrea, Alessandro, Davida, Marco, Alicia, and Sophia.
How about Oriana?
What is the most popular name for children born in the Italian city of Milan?
The city's municipality reported what some may find a strange turn of events on the subject: The names Mahmoud, Ahmad, and Hamid are currently the most popular names given to infants born in the economic capital of Italy.
The Saudi newspaper al-Watan reported that the reason for the names newfound Italian popularity is due to the rising birthrate among the city's Muslim community.
According to al-Watan, the Milan Municipality did not overlook the figures, and directed the local media to report their concern for the issue, which is "worrying to Milan's society," in order to warn against the "growth of the religion of Islam and the Muslim community, which may change the cultural characteristics of the city."
Immediately following the name of the Islamic prophet in order of popularity is the name Omar, and next in line are some Italian names – Andrea, Alessandro, Davida, Marco, Alicia, and Sophia.
How about Oriana?
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